L'Administration ne doit se décider que pour des motifs tirés de l'intérêt public ". L'affirmation formulée par le Conseil d'Etat en 1901, et qui continue d'irriguer par sa portée téléologique l'ensemble de l'action administrative, relève aujourd'hui de l'évidence. Cependant, l'intérêt public local ne fait pas véritablement l'objet d'études doctrinales systématiques. De fait, l'intérêt public local est généralement défini négativement, eu égard à son contenu. L'intérêt public local est une formule synthétique, voire syncrétique, qui rassemble une variété de termes susceptibles de l'exprimer. Elle renvoie concomitamment à nombre d'objets connus du juriste : décentralisation, compétence, liberté, ou pouvoir par exemple. Par ailleurs, l'étude de l'action des collectivités territoriales est phagocytée par la question de leur compétence générale. Terriblement attractive dans le discours doctrinal et, depuis quelques années, dans le débat politique, elle masque l'étude de l'intérêt public local. Cet ouvrage vient pour y remédier.
Résumé : Cette parole est un cri au monde. Un cri pour dénoncer, dévoiler, apporter de la lumière sur des phénomènes psychiques encore peu connus et pourtant tellement répandus. C'est une main tendue à celles et ceux qui souffrent des séquelles de traumatismes. Mais c'est avant tout un cri d'amour pour dire qu'il est possible de guérir, de sortir de la dépression, de la tétanie, des horreurs et des angoisses, de vivre une sexualité nourrissante, profonde et extatique, sur un chemin qui recèle des pépites insoupçonnées. Accueillir la douleur, c'est s'ouvrir si grand que la lumière ne peut que s'y engouffrer et rayonner de son souffle divin. Célia Rombaut témoigne du cataclysme des viols qu'elle a subis à l'âge de 8 ans et nous entraîne dans le processus d'une mémoire qui s'ouvre petit à petit. En parallèle, son regard avisé de thérapeute explique le fonctionnement du cerveau (amnésie, tétanie, troubles du comportement). Un témoignage émouvant, qui offre des pistes d'explorations et, surtout, beaucoup d'espoir.
Qu'est- ce qui a amené Bernard, un architecte français, à tuer Claudia, sa jeune maîtresse italienne, dans la nuit du 22 mars 1992 à Sabaudia, station balnéaire située entre Rome et Naples ? Sous le choc, pris de panique, il rentre précipitamment à Paris. En accord avec Jessica, sa femme, il décide de se réfugier dans une villa près de Florence, la Villa B, mise à sa disposition par une amie du couple. Il y restera plus de quatre mois, tenant un journal où il tentera de comprendre son geste criminel. En contrepoint du désordre intérieur où il se trouve, on perçoit les désordres du monde : l'Histoire continue. Durant cet été toscan, le narrateur déconstruit le processus qui les enfermait, sa maîtresse et lui, dans une passion mortelle. Sur ce long chemin tissé de remords et de culpabilité, le doute sape lentement ses certitudes : a-t-il vraiment tué Claudia ? Pourquoi n'a-t-on pas retrouvé son corps ? Comment se fait-il que sa disparition n'inquiète personne ? On ne saura probablement jamais quelle est la part du réel et celle du fantasme dans cette affaire. Le narrateur s'aperçoit, dans sa recherche de la vérité, que la mort a un double visage : ce crime sans cadavre en cacherait un autre, commis autrefois dans le Bordeaux de sa jeunesse. Un exilé grec, amateur de boxe, se liera d'amitié avec lui et, sous les non-dits, devinera des secrets inavouables, ces secrets que chacun porte en soi.
« Le 9 février 2015, elle a fêté ses 80 ans. Elle a encore dansé, elle a encore ri. Le 14 février 2015, elle est partie. Elle l?avait décidé. Elle souffrait d?une pathologie lourde. » Catherine Rombouts est photographe, Christiane était sa mère. Sophie Richelle est historienne. Elles racontent, dans un livre à deux voix, en images et en textes, la fin de vie de Christiane. En Belgique, l?euthanasie est permise dans le cadre strict de la loi depuis 2002. Ce livre offre un aperçu des réalités qu?elle recouvre. Pour Christiane et pour d?autres, la possibilité de ce choix a permis une mort plus digne, en accord avec leur définition de la vie. Les photographies de Catherine Rombouts, qui a suivi et accompagné sa mère jusqu?a ses derniers instants, se mêlent aux photographies familiales, aux objets du quotidien, traces d?une vie accomplie. Les textes de Sophie Richelle, rédigés à partir de témoignages et d?éléments plus informatifs et chiffrés, mettent en perspective les histoires singulières et collectives d?euthanasie. Entre des questions morales, religieuses et politiques, l?euthanasie divise les Européens et entraîne des débats passionnés dans les pays tentés par la légalisation. La Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg ont sauté le pas et autorisé la pratique dans un cadre strictement défini. En France, l?euthanasie, tout comme le suicide assisté, demeurent proscrits par la loi, même si, depuis 2016, la loi Claeys-Leonetti donne droit à « la sédation profonde et continue jusqu?au décès ». Dans ce lourd débat, ravivé par des cas très médiatisés (Vincent Humbert, Chantal Sébire, Vincent Lambert, Anne Bert), l?opinion publique semble aujourd?hui avoir évolué et les enquêtes d?opinion montrent qu?une nette majorité se dégage en faveur de l?euthanasie. Cet ouvrage, poignant et sensible, a pour ambition de faire avancer le débat au sein de notre société.
Résumé : Comment passer maître dans l'art des enchères ? Mieux évaluer les mains en fonction du contexte. Choisir la bonne ouverture en anticipant la réponse du partenaire. Bien connaître les développements en fonction du type d'ouverture. Reconnaître les situations forcing et non forcing. Choisir parmi les conventions courantes et en maîtriser les inférences. Faire preuve de jugement dans la demande des chelems. Comprendre la notion de capitanat et la philosophie du jeu. C'est l'ambition de ce livre, véritable système d'enchères à deux, qui se concentre sur les développements, de l'ouverture à la conclusion. Ecrit à deux vitesses, il s'adresse aussi bien aux joueurs qui ont l'ambition de passer en seconde série qu'à ceux qui sont déjà aguerris. Bâti sous forme de dialogues, sur un ton léger et agréable, il apporte des réponses claires et précises aux problèmes les plus fréquemment rencontrés à la table. Il propose également un lexique, ainsi qu'un dictionnaire des séquences qui permet de répondre aux questions en retrouvant rapidement la situation recherchée.
Résumé : Georges Picquart (1854-1914), officier brillant, chef de l'espionnage militaire, refuse, contre toutes les pressions, d'ignorer la preuve de l'innocence d'Alfred Dreyfus qu'il a découverte en 1896 du fait de ses fonctions à la tête du service secret. Ses chefs, l'état-major, les ministres,jusqu'au président de la République, s'irritent de ce qu'ils prennent pour de l'entêtement orgueilleux. Picquart, lui, sait d'instinct que l'exactitude des faits et le professionnalisme sont le premier rempart contre les renoncements, les injustices qui mènent à l'indignité. Dans cette vie de roman, l'officier supérieur est exilé puis banni de l'armée pendant dix ans. Il subit un an de prison sans jugement, affronte deux duels, lutte sans répit pour sa propre réintégration dans l'armée et la réhabilitation de Dreyfus. Ce symbole de la Grande muette qui prend la parole pour faire prévaloir la vérité, vilipendé pour sa détermination, devient en 1906, par un retournement saisissant qui soulève l'indignation des anti dreyfusards, ministre de la Guerre de Clemenceau. Sans se montrer un grand réformateur à ce poste, il concourt à ancrer fermement l'armée dans la République. Ambitieux, déterminé, stratège, laïc, distancié, secret, mélomane, polyglotte, curieux de tout, ironique, rejetant les réflexes antisémites que son milieu lui avait légués, mais aussi hautain, égocentrique et rancunier, Picquart reste une figure significative de celles que la IIIe République a su produire pour construire un Etat de droit. Son itinéraire, entre guerre et paix, culture et polémiques, administration et politique, Clemenceau et Jaurès, Mirbeau et Mahler, est marqué par son indépendance d'esprit et son courage. Il témoigne de l'attitude que peut choisir un fonctionnaire face à la déraison d'Etat.
Résumé : Parler est un art dont les lois sont trop souvent méconnues par qui s'expose à un auditoire. Des penseurs, des praticiens, des pédagogues ont pourtant depuis plus de 2 500 ans confronté leurs savoirs et partagé leurs enseignements. Un voyage à travers les siècles révèle les méthodes communes entre l'acteur et l'orateur que chacun peut s'approprier par des entraînements simples pour développer son charisme. Frère de la danse et du chant, du yoga et du zen, de l'art du comédien et des arts martiaux, cousin de la plupart des sports, l'art oratoire commence par la conscience du corps. Puis viennent les mots pour le dire. Avec un enjeude taille : Toute parole contribue au réel et à sa perception.
Résumé : Ce lexique de science politique a pour objectif de proposer des définitions claires, assorties de quelques illustrations, de notions clés de l'analyse politique, des institutions, des idées et des faits politiques majeurs. Il aborde toutes les disciplines relevant de la science politique, les institutions et régimes politiques, le droit constitutionnel, l'administration publique, la sociologie politique ou encore les relations internationales, l'Europe, les politiques publiques et les idées politiques.