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Scénographier l’exposition. A display, a display, a display !
Roman Mathilde
MANUELLA
23,00 €
Épuisé
EAN :9782490505715
Prolongeant les recherches publiées dans Habiter l'exposition. L'artiste et la scénographie (Manuella éditions, 2020), cet ouvrage est constitué d'un essai introductif qui met en avant des figures historiques de la scénographie et pose les enjeux d'une recherche sur les formats contemporains de l'exposition. L'essai revient sur des exemples d'exposition caractéristiques d'une expérimentation avec le display, le socle, le mur, le sol, avec les traversées des corps et la temporalité des parcours, avec les lieux d'assise et les jeux de regard, analysant la capacité du dialogue de l'art avec la scénographie à activer des questionnements critiques et à inventer des dispositifs artistiques. En parallèle, 13 entretiens menés par Mathilde Roman avec des artistes représentatifs de la scène contemporaine permettent de développer la recherche de manière collaborative, dans des discussions précises sur les processus artistiques et les manière de faire avec les outils et le langage de la scénographie, d'un point de vue conceptuel et technique. Ces entretiens sont, comme dans l'ouvrage précédent, traités non comme des annexes mais comme un lieu central de la recherche. Entretiens avecRosa Barba, Berger&Berger, Katinka Bock, Monster Chetwynd, Céline Condorelli, Pauline Curnier Jardin et Rachel Garcia, David Douard, Benoît Maire et Marie Corbin, Grace Ndiritu, Philippe Parreno, Diogo Passarinho, Tatiana Trouvé, Daniel Steegmann Mangrané et Ulla von Brandenburg
Résumé : D'après maquettes : c'est le temps de l'étude préparatoire et de la projection. Mais aussi le temps de l'après, lorsque les années font ressurgir les premières intentions. Les maquettes ont des usages multiples et précieux pour construire l'exposition, elles sont des outils de conception, d'imagination et de vérification. Légères dans leur manipulation, elles mettent en jeu le regard, la main et l'ensemble du corps, en multipliant les points de vue. Lorsqu'elles sont conservées, elles deviennent des objets-mondes ouverts aux appropriations. La maquette est au coeur des pratiques artistiques qui en reprennent les codes et en réinventent la fonction. Elle devient alors oeuvre, accessoire de mise en scène photographique ou performative voire exposition. La maquette active une part mentale qui implique le spectateur dans l'élaboration de fictions. C'est aussi un espace de manipulation des regards à travers des effets d'illusion, de distorsion, de gros plans, mettant parfois à l'épreuve les formes de la perception. Artistes, architectes, scénographes, historiens et théoriciens partagent ici leurs pratiques, leurs intuitions et leurs recherches d'après maquettes.
Résumé : Pourquoi les girafes ont un long cou ? Pourquoi les serpents n'ont pas de pattes ? Est-ce que les poules ont des dents ? Voici plus de 130 questions / réponses sur les animaux pour apprendre tout en s'amusant !
Si les écrans sont multiples, les images sont toujours à construire dans une expérience perceptive qui participe aux cheminements du sens et des imaginaires. En virtualisant ses émotions esthétiques par le recours permanent à Internet et aux réseaux sociaux, le spectateur s'engage dans des approches complexes, à la fois conceptuelles et émotionnelles. Une coexistence qui lui permet de vivre des expériences esthétiques au fort potentiel critique. Face à la présence de plus en plus grande du virtuel dans les vies quotidiennes, et aux débordements de l'image hors de la surface écran à travers les technologies de réalité augmentée, l'enjeu est aujourd'hui de repenser la place du corps.
Caillet Aline ; Gallois Christophe ; Roman Mathild
Résumé : "Dans mes films, j'essaie de garder des situations ouvertes, non résolues, non expliquées. Le titre "Il n'est pas question d'explication" pourrait être une phrase que le cinéma, si c'était une personne, se répéterait à lui-même. La tentation d'explication, et là encore il ne faut pas être simpliste, peut se situer autant dans le cinéma de propagande que dans le cinéma hollywoodien où un destin va se dérouler, une chose en entraînant une autre... mais ça peut aussi être un cinéma engagé, un cinéma de lutte, qui vient expliquer un soulèvement. Il n'y a pas d'unilatéralité ni de diabolisation de l'explication. Je choisis d'y résister par moment alors que, à d'autres, j'explique des choses et j'en ai profondément conscience. Quand je vois ce mot, "explication" , il me dit quelque chose de cette dialectique cinématographique". Marie Voignier
Le travail de Guillaume Constantin, né en 1974, se construit à partir d'anachronismes. Se déploient ainsi des oeuvres à la géométrie ambiguë qui ricochent les unes sur les autres en devenant tour à tour un jeu sur le médium, le support, un hommage, un détournement, une réappropriation. Appropriation, recyclage, détournement et autres déplacements, transformations voire déformations habitent l'oeuvre de Guillaume Constantin. Développant un travail essentiellement sculptural et d'installation, il conçoit régulièrement des dispositifs d'exposition ou réalise des interventions sur des dispositifs d'exposition préexistants, notamment muséaux, interrogeant le rapport à l'oeuvre ou à l'objet, sa collection et ses modes de monstration comme de circulation, son histoire, au sein de différents contextes pouvant mettre en tension conservation et disparition, visibilité et absence. L'artiste remet ainsi littéralement en jeu l'exposition en même temps qu'il en propose une réécriture et une relecture, convoquant la mémoire et les traces du passé. (R. Brunel, A. Marchand et A-L. Vicente)
Colette Brunschwig est une peintre du XXe siècle, dont elle interroge de façon singulière la modernité artistique occidentale, et les traumas historiques que furent la Shoah et Hiroshima. Dans la proximité philosophique d'Emmanuel Levinas, l'artiste, proche du philologue Jean Bollack, joint ses recherches picturales liées aux abstractions des années 1950 à l'étude des traditions exégétiques talmudiques, avant d'y associer, à la fin des années 1960, l'enseignement des peintres lettrés chinois des XIIe et XIIIe siècles. Assumant une double généalogie avec Claude Monet et Kasimir Malevitch, Colette Brunschwig n'a cessé d'explorer un espace dynamique, traversé d'un souffle intérieur d'expansion et de compression ; espace qu'elle rend patiemment disponible pour recommencer la peinture après l'anéantissement, et y inscrire les strates réflexives et sensibles d'une revue des formes. Cette première monographie se veut un outil olivet de connaissance. Elle réunit donc une large iconographie de l'oeuvre peint de Colette Brunschwig, des archives personnelles, des photographies d'expositions, des essais critiques comme autant d'entrées possibles dans le geste pictural et la démarche intellectuelle, la correspondance de l'artiste avec diverses figures célèbres de la scène artistique et littéraire française de l'après-guerre, et ses propres textes, nés de la réflexion de son rapport à l'art moderne et aux transformations technologiques de son temps.
En 2017, alors qu'il célèbre ses quarante ans d'existence, le Centre Pompidou propose à Philippe Artières d'intervenir dans l'institution durant toute une année. L'historien imagine alors le Bureau des archives populaires. "Confiez-moi l'un de vos souvenirs du Centre Pompidou ! " C'est par ces mots que Philippe Artières s'adresse au public. Revêtu d'une blouse grise, installé derrière un bureau en carton confectionné pour l'occasion, il attend les visiteurs à l'intérieur du Centre. Il recueille leur parole, leurs souvenirs et parfois même des documents, autant de témoignages intimes, de microhistoires, qu'il collecte précieusement et qui constituent une archive sur le lien sensible entre une institution et ses visiteurs, sur le lien personnel que ceux-ci entretiennent avec l'art et la culture. Dans ce petit théâtre se joue un face-à-face inédit entre le corps de l'historien et le corps du témoin qui, au-delà de la transmission de mémoire, nous invite à une réflexion sur l'histoire en train de se faire, sur la pratique de l'histoire du très contemporain, lorsqu'elle "se risque dans l'instant de notre présent".
Prego Ignacio ; Rouvière Nicolas ; Durand Jean-Mar
Construire un Palais de Justice à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), quand on est une agence d'architecture parisienne, sans faire un geste souverain d'autorité métropolitaine déconnectée des réalités, est à la fois un défi et une grande responsabilité. Un Palais de Justice est souvent un bâtiment traditionnellement imposant, qui affirme par sa seule apparence la puissance régalienne. C'est précisément à rebours de cette tradition emphatique, présomptueuse et intimidante de l'architecture que le nouveau Palais de Justice de Pointe-à-Pitre a été pensé et construit, faisant le choix de s'ajuster au cadre social, politique, géographique et historique caribéen. Situé dans le centre-ville, près de la mer, dans le coeur le plus vibrant de la cité, le bâtiment frappe par la neutralité de son geste formel. A la tentation de la majesté formaliste, les architectes ont préféré la rigueur discrète qui traduit l'idée que la Justice doit être remise au coeur de la Cité, se rapprocher des citoyens plutôt que de s'en distancier, les rassurer plutôt que les pétrifier. Il se veut incarner ainsi une justice apaisée et rien chez lui ne cherche à intimider le passant ordinaire, qui peut saisir d'emblée que le service public de la justice lui est accessible. Dans un livre lui-même sobre et élégant, le texte de Jean-Marie Durand et les photographies de Laure Vasconi et Luc Boegli témoignent de la réussite de cette réalisation qui parvient à résoudre avec force et humilité les tensions inhérentes à ce genre de programme.