La plupart des habitants d'un pays développé ne sait pas d'où vient l'eau qui coule au robinet, où partent les déchets jetés à la poubelle, quels types de sols sont sous nos pieds, quand est la prochaine pleine lune, quand planter quels légumes, quel oiseau chante le matin à nos fenêtres. Parler de biorégion, c'est se demander où et avec qui nous vivons en ce sens large, pour réapprendre de ces lieux où nous sommes et pour cohabiter avec d'autres vivants. Une biorégion, c'est un lieu de vie où toutes les parties prenantes s'efforcent de vivre ensemble de façon pérenne. En repartant des bassins- versants, des microclimats, des types ou de sols, de la vitalité de la faune et de la flore, nos territoires habituels se redessinent. Une introduction au biorégionalisme, un mouvement qui nous invite à réhabiter la Terre.
Digitale, connectée mais déconnectée des réalités, immature, innovante... les qualificatifs ne manquent pas pour définir une génération qui regroupe aujourd'hui en France une population de 16 millions de jeunes. Passionnée par le web et les technologies, réticente à s'investir dans l'entreprise mais prête à travailler sans fin si le projet la motive, ouverte sur le monde, la Génération Y est celle du questionnement (en anglais « Y » se prononce comme « why », pourquoi) et de la remise en question.De ses racines à son rapport à l'entreprise en passant pas sa vision d'un monde ouvert, cet ouvrage permet de mieux comprendre ceux qui sont en train de tout changer dans nos sociétés. Demain les rapports humains auront considérablement évolué comme notre rapport au temps ou à l'innovation. La Génération Y est une génération de rupture qu'il faut absolument comprendre.
Résumé : L'avènement d'une société écologique ne peut passer que par une refonte majeure de nos manières de concevoir et de bâtir. Cependant, les logiques de mise en ordre du monde dont l'architecture a hérité la rendent difficilement conciliable avec une véritable écologie sociale. Que faire alors ? Dans une démonstration à la fois érudite et sensible, Mathias Rollot, chercheur et architecte, nous propose de transformer l'architecture en un outil de résistance aux systèmes de domination en place - sur la nature, les humains, les animaux - afin de réinventer une manière non extractiviste de construire. En faisant dialoguer philosophie, sciences sociales et architecture, l'auteur esquisse les contours d'architectures plurielles, qui appartiendraient réellement aux peuples et aux milieux dans leur diversité : des architectures décoloniales, vivantes, libérées.
Nous avons oublié une de nos vertus cardinales, le " bons sens ", en nous réfugiant derrière une société qui a perdu son indépendance et en ne nous fiant qu'au progrès technologique sans le moindre esprit critique. Ce petit livre, qui s'appuie à la fois sur des exemples concrets et des références à des philosophes ou penseurs, nous invite à réhabiliter cette valeur positive, véritable énergie vitale. Le bon sens nous incite à découvrir un monde plus simple, plus convivial, plus fraternel, attire l'adhésion du plus grand nombre, stimule les esprits, vivifie les conversations et favorise l'entente : bref, il permet de retrouver une convivialité bien souvent oubliée. C'est un outil à l'échelle humaine, qui travaille à créer du lien en mettant en dialogue, à proposer un développement des empathies et des formes de respect. Il est grand temps de renouveler nos imaginaires, d'interpeller nos sens et de réorienter nos actes ; afin que surviennent, enfin, les conditions d'un monde plus sensé.
Sur l'économie, l'intelligence collective, le biomimétisme, la fin du pétrole, les "services" rendus par la nature, l'écologie industrielle... Un grand insecte venu de la nuit des temps renverse nos perspectives et nous initie à l'avenir.
Des libraires imaginent le livre de l?après-pétrole. Bien plus qu?un ebook, le livre peut être un objet écologiquement vertueux. À certaines conditions cependant? Or depuis vingt ans, l?objet livre et ses usages se sont profondément transformés ? concentration du monde de l?édition, délocalisation des impressions, essor du numérique, etc. Dans une série de petites écofictions, des libraires se sont réuni.e.s pour imaginer le livre du futur. Le résultat : une invitation à ouvrir nos imaginaires, et à penser l?ensemble des interactions liées au livre comme un écosystème ? un milieu de vie, tissé et soutenu par un réseau d?interdépendances. Exigences nouvelles des lecteurs, eco-responsabilité, interprofession, « bibliodiversit? : autour de quels piliers voulons-nous construire la chaîne du livre de demain ? Dans quelle type d?industrie sera-t-elle prise ? Les alternatives sont assurément politiques et tournées vers les communs. Loin des normes et des solutions toutes faites, cet ouvrage collectif dévoile des enjeux qui obligent à de sérieuses réflexions collectives.
Aucun des problèmes écologiques que nous affrontons aujourd'hui ne pourra être véritablement résolu sans un profond changement social - telle est la conviction qui traverse l'oeuvre de Murray Bookchin. Aux origines du " municipalisme libertaire " pour lequel il est principalement reconnu, Bookchin a mené une réflexion théorique et philosophique fondamentale sur l'écologie. Ce recueil explore de façon critique les relations entre sociétés humaines et milieux naturels. Ce projet passe notamment par une archéologie de la domination, l'élaboration d'une philosophie de la nature, l'exploration des conditions et des formes de la liberté, des réflexions sur une technologie au service de la vie, et une décolonisation des imaginaires.