L'avènement d'une société écologique ne peut passer que par une refonte majeure de nos manières de concevoir et de bâtir. Cependant, les logiques de mise en ordre du monde dont l'architecture a hérité la rendent difficilement conciliable avec une véritable écologie sociale. Que faire alors ? Dans une démonstration à la fois érudite et sensible, Mathias Rollot, chercheur et architecte, nous propose de transformer l'architecture en un outil de résistance aux systèmes de domination en place - sur la nature, les humains, les animaux - afin de réinventer une manière non extractiviste de construire. En faisant dialoguer philosophie, sciences sociales et architecture, l'auteur esquisse les contours d'architectures plurielles, qui appartiendraient réellement aux peuples et aux milieux dans leur diversité : des architectures décoloniales, vivantes, libérées.
Sale Kickpatrick ; Rollot Mathias ; Weil Alice ; M
Imaginons un monde structuré par la diversité écologique et culturelle, plutôt que par des paramètres économiques et nationaux. Le biorégionalisme est un mode d'organisation alternatif de ta société, à des échelles de territoires écologiquement salubres (celles des bassins-versants), avec des communautés attentives aux modes d'habitat et des systèmes économiques renouvelables. Cet ouvrage invite au développement réaliste de ces communautés biorégionales et des lieux où elles sont établies, afin de mettre en place une société qui cesse de détruire la vie. Publié en 1985, L'Art d'habiter la terre est unanimement considéré comme [ouvrage de référence du mouvement biorégionaliste - dont d'autres figures sont Peter Berg et Gary Snyder. Le contexte de cette traduction française tardive est celui d'un regain d'intérêt actuel de nombreux chercheurs pour le mouvement biorégionaliste. Le manifeste fondateur d'une "réhabilitation bio-régionale" de ta Terre.
Rollot Mathias ; Guérant Florian ; Gauzin-Müller D
Habiter a toujours été une préoccupation majeure. Ce recueil collectif cherche à faire apparaître quelques-unes des manières qu'ont architectes, urbanistes, paysagistes, artistes, designers, chercheurs, philosophes ou historiens d'être force de proposition en la matière. Nombreuses sont les interrogations, tant les situations sont multiples et particulières selon leur implantation... De ces systèmes et de leurs logiques de rendement économique à courte vue résultent des villes sans âme, se dégradant rapidement, véritables désastres écologiques et financiers, niant l'esthétique et le ""vivre ensemble". Quelles expérimentations, quelles réflexions permettent aujourd'hui d'imaginer des issues aux problématiques écologiques, politiques, sociales, voire philosophiques, engendrées par l'omniprésence d'un habitat uniforme qui se répercute tant dans les banlieues que dans les villes nouvelles ? Refuser les modèles existants ne peut aller sans proposer des solutions concrètes vers des ailleurs plus soutenables écologiquement, mais aussi humainement parlant. Cela ne peut se faire qu'en retrouvant une alliance créatrice entre experts et habitants, une harmonie entre l'autonomie des habitants et la valorisation des compétences architecturales. Il s'agit de créer de nouvelles manières de "faire avec" les lieux, les habitants et les habitudes en place pour porter un nouveau regard sur les paysages et les identités qui composent notre habitat par-delà les frontières du simple logement ; de faire en sorte que nous puissions nous emparer de la ville pour nous en restituer toutes les facettes, tous les secrets.
Digitale, connectée mais déconnectée des réalités, immature, innovante... les qualificatifs ne manquent pas pour définir une génération qui regroupe aujourd'hui en France une population de 16 millions de jeunes. Passionnée par le web et les technologies, réticente à s'investir dans l'entreprise mais prête à travailler sans fin si le projet la motive, ouverte sur le monde, la Génération Y est celle du questionnement (en anglais « Y » se prononce comme « why », pourquoi) et de la remise en question.De ses racines à son rapport à l'entreprise en passant pas sa vision d'un monde ouvert, cet ouvrage permet de mieux comprendre ceux qui sont en train de tout changer dans nos sociétés. Demain les rapports humains auront considérablement évolué comme notre rapport au temps ou à l'innovation. La Génération Y est une génération de rupture qu'il faut absolument comprendre.
En 1955, Isaac Asimov imagine le nec plus ultra de la démocratie sondagière. En 2008, les Etats-Unis s'apprêtent à voter pour leur prochain président. Dans l'Etat de l'Indiana, dans le comté de Monroe, dans la petite ville de Bloomington, la rumeur enfle et semble se confirmer peu à peu... Et si c'était ici qu'allait se décider le résultat du scrutin ? Depuis que le pays s'est converti à la "démocratie électronique" , le puissant ordinateur Multivac sélectionne LE citoyen qui décidera du nom du prochain leader du monde libre. L'omnisciente machine est en effet capable d'analyser ses réponses à un questionnaire qu'elle a elle-même savamment établi pour déterminer le résultat de l'élection... qui, désormais, n'a plus de raison d'être. A l'heure où les systèmes démocratiques de la planète vacillent sur leur base, il est intéressant de se rappeler le point de vue d'Isaac Asimov sur les dérives d'une société politique ivre de technologie, d'efficacité et de rendement.
Un manifeste pour lutter contre la barbarie des métropoles ! La métropolisation implique une expansion urbaine incessante et l'accélération des flux et des rythmes de vie. Elle transforme les villes en véritables firmes entrepreneuriales conçues pour peser dans la compétition urbaine planétaire. Ce livre, fruit de vingt-cinq ans de recherche et d'engagement sur le terrain, nous montre comment ces villes génèrent exclusion économique, ségrégation spatiale et souffrance sociale, tout en alimentant la crise écologique. Fers de lance de la start-up nation et pivots de l'organisation territoriale moderne, les métropoles concentrent tous les pouvoirs et dictent leurs lois. Mais l'auteur brosse aussi le portrait d'une nouvelle société qui émerge hors des grandes villes, un possible plus réjouissant, décroissant et fertile. Dépassant la simple analyse critique, ce livre donne à voir la multitude et la force des résistances et des expériences qui s'opposent à l'extension sans fin du capitalisme dans nos vies, loin des métropoles barbares.
Résumé : En 1972, R. Silverberg imagine des voyages organisés pour assister à la fin du monde. Dans un avenir proche, des jeunes couples friands de divertissements en tous genres sont réunis à l'occasion d'une soirée entre ami·es. Au centre des discussions, une distraction inédite tout juste expérimentée par la plupart d'entre eux : les agences de voyages temporels proposent une nouvelle destination. Il est désormais possible d'aller assister, à bord d'un vaisseau, à la fin du monde. Tandis que les invité·es comparent, à l'aune de leur caractère spectaculaire, les paysages mortifères contemplés, de l'extérieur arrivent des nouvelles alarmantes (catastrophes naturelles, épidémies...) mais qu'ils semblent totalement ignorer. A l'heure où la notion d'effondrement fait florès tant dans l'industrie culturelle que dans les grands médias, Silverberg nous enjoint à nous arracher de notre position indolente de spectacteur·ices d'un effondrement qui ne relève plus de la fiction. Un cri d´alerte !