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Haendel
Rolland Romain
ALBIN MICHEL
11,20 €
Épuisé
EAN :9782226001252
Après deux cents ans d'indifférence ou de recherches mal engagées, on a pu redécouvrir Haendel grâce à l'ouvrage précis et passionné que lui a consacré Romain Rolland. Dans le tableau musical de la première moitié du XVIIIe siècle, en effet, le géant Bach a longtemps pris toute la place. En juste historien qui restitue la variété des moments et des éléments, Romain Rolland nous présente Haendel comme le musicien de la communauté et de la vie publique, par opposition à Bach avant tout attaché à l'expression d'une inspiration savante. L'oeuvre de Haendel commande, au XVIIIe siècle, l'opéra, l'oratorio, la musique de ballet, et elle est à la source, aussi bien du récitatif de Gluck, que de l'allant rythmique de Beethoven. En outre, ce vaste esprit si largement ouvert à toutes les idées de son siècle est l'initiateur d'un art de large unanimité, où s'intègrent les styles, les formes de pensée, les nationalités. Et puis - Romain Rolland ne pouvait manquer d'en être touché -—, l'auteur du Messie est un maître sain, fort, heureux, limpide. C'est, en grande partie, pourquoi l'analyse historique de cet Haendel ne renvoie pas véritablement à un monde révolu. Au contraire, elle éclaire le présent, l'enrichit et l'alimente de toute l'énergie du passé. Haendel ainsi s'anime et nous tire en avant, image saisissante de la puissance créatrice.
L'intellectuel français Romain Rolland ne fut jamais aussi simple que les observateurs ont bien pu le penser, et en tant que penseur, il semble bien que toutes ses réflexions ou prises de position aient été orientées dans un but moral. Romain Rolland refusait l'action politique, sociale ou publique pendant les années de guerre mais n'en demeurait pas moins homme d'action par la pensée et le courage.
Écrivain engagé, pacifiste, poète et humaniste, figure majeure de la littérature française du XXe siècle, Romain Rolland (1866-1944) a laissé une oeuvre exigeante et ambitieuse, distinguée par le prix Nobel en 1915, et dont la pièce maîtresse demeure Jean-Christophe, roman auquel il consacra dix ans de sa vie. Passionné de musique, il y retrace le destin et la formation d'un compositeur de génie, héros romantique et « âme libre» à l'image du Werther de Goethe.De l'enfance à la maturité, Jean-Christophe Krafft découvre la douleur, l'injustice, affronte les épreuves de la vie pour enfin s'accomplir, trouver l'équilibre et la paix. Roman d'apprentissage, tableau du monde intellectuel européen de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, cette vaste fresque qui mêle pensée et poésie, réalisme et symbolisme, est autant une réflexion sur la création artistique que l'exploration sensible et profonde de l'âme humaine. Un chef-d'oeuvre et un classique.« Avant Jules Romains, Martin du Gard, Hermann Hesse et bien d'autres, Jean-Christophe fixa un genre qui s'imposa dans la littérature européenne des années 1930 et dont certains grands romans anglo-saxons sont encore tributaires. »Jean-Maurice de Montrému, Livres Hebdo.Notes Biographiques : Romain Rolland (1866-1944), écrivain et pacifiste français, a été la conscience européenne de l'entre-deux-guerres. Il est entre autre l'auteur du « Théâtre de la Révolution », d'une biographie du Mahatma Gandhi et de romans comme Jean-Christophe ou Colas Breugnon.
A cinquante ans, Colas Breugnon, robuste paysan bourguignon du XVIIe siècle, croit avoir gagné le boit de souffler un peu. Un pot le vin à sa droite, un cahier et un encrier devant lui, il entreprend le raconter.Raconter quoi? Tout, les contes d'autrefois et la vie comme elle est, l'anecdote vécue et les bonnes histoires, au rythme des fêtes et des travaux villageois. Le curé de Brèves, aussi fidèle à la dive bouteille qu'au tabernacle. Le berger, le loup et l'agneau, fable lucide sur les petits de ce monde, toujours victimes, même de ceux qui prétendent les protéger... Tout ce qui donne chair à une- sagesse rustique, rabelaisienne et lucide.Écrite en 1913-1914, cette réjouissante chronique de son pays natal, au langage coloré, poétique, truffé d'archaïsmes plaisants, est une pause dans la vie d'écrivain de Romain Rolland, après les années consacrées à,Jean-Christophe et à la lutte pacifiste. Publiée en 1919, elle apparaîtra rétrospectivement, selon l'expression de Gorki, comme « un défi gaulois à la guerre ».
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".
Le Livre de la Voie et de la Vertu (Tao Te King) est attribué à Lao Tseu (ve-IVe siècle av. J.-C.). C'est une superbe prose classique. Elle jaillit comme le souffle de l'univers entre le Ciel et la Terre. La Voie, comme leur principe unique, produit tous les êtres. Elle les contient, elle les soutient, elle les régit, maintenant leur cohérence intime et leur cohésion globale. D'un seul mouvement du coeur, contemplons le repos de cette Mère, observons les enfants qui sortent d'elle. Tel est le monothéisme si vivant des Chinois. Le Taoïsme sécrète l'optimisme, désarme l?agressivité, élude les difficultés, avec la grâce du naturel propre à l'esprit chinois.
Résumé : En 195 aphorismes, les Yoga-Sutras de Patanjali codifient l'enseignement d'une pratique traditionnelle plusieurs fois millénaire. C'est l'esprit même du Yoga qui se trouve ici décrit, résumé en une série de remarques lapidaires et lumineuses. Vrai traité de connaissance de soi, cet ouvrage est l'un des textes majeurs de l'humanité. Son message, transcendant les siècles, se révèle bien plus que moderne : essentiel.