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Des guerres civiles du XVIe siècle à nos jours. Usages et enjeux des mémoires
Rolland-boulestreau Anne ; Michon Bernard
PU RENNES
23,00 €
Épuisé
EAN :9782753586253
Cet ouvrage, centré sur la notion de guerre civile, interroge les formes que revêtent les mémoires, le rapport du politique au passé, de la société avec les experts et les chercheurs, grâce à un jeu d'échelles variable et complémentaire. Evoquer la question de la reconstruction d'une société après un épisode traumatique permet de retracer les filiations qui se font ou se défont au prisme de la mémoire et de l'histoire d'un pays. Ce livre traite principalement de la guerre de Vendée, mais par un angle d'investigation décentré, il aborde aussi d'autres conflits intra-étatiques, de Saint-Domingue devenue Haïti, à l'Algérie et à la Nouvelle-Calédonie, du XVIe siècle à nos jours. Ces contributions comparatives ont fait appel au transdisciplinaire, de l'archéologie à l'ethnologie, en passant par la littérature et l'histoire. Sans prétendre épuiser toutes les questions autour de "histoire, mémoires et guerres civiles" , ce volume permet de mieux comprendre comment l'histoire, telle qu'elle a été pensée, écrite, reconstruite, d'abord par les acteurs, les témoins, les contemporains, puis par les historiens, a agi sur la fabrication et la transmission des mémoires des guerres civiles. Les douze articles, ponctués par les conclusions de Jean-Clément Martin, ont été organisés en quatre grandes parties comportant trois contributions chacune. La première s'intéresse à la fabrique des mémoires "officielles" des guerres civiles ; la deuxième s'attache à la survie de mémoires "partisanes" des guerres civiles ; la troisième porte sur les mémoires des guerres civiles en terrain colonial ; la quatrième et dernière est consacrée aux héritages des guerres civiles aujourd'hui.
En janvier 1794, les troupes républicaines du général Turreau sont déployées en Vendée, où la guerre fait rage depuis 1793. Ces colonnes incendient et détruisent les derniers foyers insurrectionnels de la région et consignent un bilan terrible, des dizaines de milliers de morts. Elles resteront dans l'histoire sous le nom de "colonnes infernales" . Leur objectif est de soumettre les groupes épars d'insurgés. Tragique répétition de massacres de population civile, d'embuscades, d'incendies et de destructions de villages, cette phase de la guerre de Vendée montre la brutalité d'une armée en campagne et ses avatars : la peur, la vengeance, la fureur. Quelles sont les responsabilités de ces hommes, leurs représentations de l'ennemi et de la nation ? A partir de sources jusqu'alors inexploitées, Anne Rolland-Boulestreau s'intéresse à chaque général, chaque officier, pour nous livrer l'histoire des colonnes infernales et revisiter une tragédie de l'histoire de la Révolution.
L'auteur publie son cinquième ouvrage sur le mystère des Templiers. Il utilise, ici, des archives inédites du Vatican, traduites par des Chartistes, qui exposent en détail les accusations terribles portées par la justice de Philippe IV le Bel contre les malheureux chevaliers. Des accusations assurément fausses et montées de toutes pièces. Mais les révélations les plus intéressantes concernent la naissance de l'ordre, dont l'expansion soudaine et brutale après la prise de Jérusalem, sonne comme une revanche: celle de Justes qui rejettent les fleuves de sang versés par les croisés. Mais également la révolution sociale prônée par l'ordre qui bouleverse les relations entre les hommes au sein des commanderies, chacun portant la croix qui en fait un protégé du Temple. Les barrières sociales sont alors brisées et c'est un véritable Etat dans l'Etat qui se dresse dans le royaume de France. Quant aux relations entre Templiers et chevaliers arabes, elles aussi font l'objet d'une révision déchirante... On comprend mieux, allant de découvertes en découvertes, ce qui a conduit Philippe IV le Bel, au-delà de ses problèmes d'argent, à abattre le Temple. Et le lecteur prend alors conscience que rien ne s'est passé comme il est écrit jusqu'à présent. Car ce sont moins de 700 Templiers qui seront arrêtés dans les 2000 commanderies que compte le pays. Où sont donc passés les autres?
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.