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Le phénomène Gorki. Le jeune Gorki et ses premiers lecteurs
Rolet Serge
PU SEPTENTRION
19,00 €
Épuisé
EAN :9782859399832
On regarde le plus souvent la carrière de Gorki (1868-1936) du point de vue de ses positions politiques, notamment de son engagement auprès du pouvoir soviétique dans la mise en place d'une " nouvelle culture ". Ce regard rétrospectif conduit à sous-estimer la part de la littérature dans la trajectoire de l'écrivain. Cette attitude n'est pas nouvelle. L'extraordinaire succès de librairie des histoires de bossiaks (va-nu-pieds) parues en 1898, a été presque dès l'origine imputé au profil de bossiak de l'auteur lui-même, plutôt qu'à ses écrits. Il est entendu que c'est l'homme (biographique, social) qui fait l'?uvre. Il faut probablement adopter le point de vue inverse. Les premiers lecteurs de Gorki (les mêmes, alors, que ceux qui lisaient Tchékhov) ignoraient tout de sa biographie, et c'est bel et bien dans la nouveauté de sa manière d'écrire que se trouve la clé de sa popularité. Les histoires de bossiaks tranchaient le n?ud gordien dont s'embarrassait la prose narrative russe au tournant du XXe siècle. D'un seul coup, le jeune Gorki libérait l'univers du récit des idéaux écrasants des populistes. Il affirmait que la force, la vérité sont affaires de rencontres, et d'épreuve. Celles qui s'écartent de la voie tracée par les liens ne sont pas forcément les moins fructueuses. La facture maladroite, naïve, des histoires de bossiaks permettait d'identifier l'auteur à ses personnages. Les lecteurs enthousiastes découvraient dans les récits du jeune Gorki une désarmante fusion de la littérature et de la vie.
Résumé : Au petit matin, dans un pauvre garni tenu par un vieux grippe-sou et sa jeune femme, une dizaine de miséreux, hommes et femmes, s'éveillent. Blagues, injures, discours fumeux et plaintes pathétiques se mêlent. Les personnages sont ces formidables va-nu-pieds qui, depuis plusieurs années déjà, faisaient l'extraordinaire célébrité des récits de Maxime Gorki (1868-1936). Les Bas-fonds (1902) n'étaient que la deuxième pièce de l'auteur, mais le public, en Russie et dans toute l'Europe, l'attendait comme un événement culturel et politique majeur. Les propos décousus des personnages tiennent du dialogue philosophique (Que pouvons-nous faire de la vérité, là, maintenant ? ), l'humour de Gorki retentit au coeur même de la tragédie, et l'oeuvre, qui fut tailladée par la censure du tsar, sonne comme un appel à la révolution et à la liberté.
Rollet Patrice ; Sargeant Jack ; Cohen John ; Yers
Robert Frank et Alfred Leslie réalisent le moyen-métrage Pull My Daisy en 1959, à partir d'un scénario original de Jack Kerouac. Inspiré d'un texte inédit du poète de la Beat Generation qui retrace une soirée chez Neal Cassady, Pull My Daisy décrit la rencontre, chez un cheminot et sa femme, de leurs amis poètes avec un évêque, sa mère et sa soeur. Les beatniks vont progressivement perturber le dîner qui finira par devenir extrêmement comique. Avec une introduction de Patrice Rollet, deux entretiens avec Robert Frank et Alfred Leslie, un commentaire critique de Jack Sargeant et 70 photographies de plateau de John Cohen.
Résumé : Avec ce quatrième et dernier volume de La Maison cinéma et le, monde s?achève la publication des écrits de Serge Daney jusqu?ici dispersés dans divers journaux ou revues, catalogues ou programmes souvent introuvables aujourd?hui. Après le temps des Cahiers et les années Libé, voici venu, trop bref mais si intense, le moment Trafic, du nom de la revue qu?il fonde avec quelques amis (Raymond Bellour, Jean-Claude Biette, Sylvie Pierre et Patrice Rollet) en décembre 1991, alors qu?il se sait déjà condamné par la maladie (le sida). Il ne pourra en concevoir que les trois premiers numéros avant sa mort annoncée, le 12 juin 1992. C?est le moment où, pressé par le compte à rebours de sa propre vie, Serge Daney porte à incandescence son rapport au cinéma et rédige certains de ses plus beaux textes, avec une ambition affichée d?écrivain et dans le cadre d?une revue dont il a voulu le moindre détail, de l?absence revendiquée d?éditorial à la méfiance envers les rubriques habituelles de la critique, en passant par le refus de l?illustration pour l?illustration. L?écriture seule à charge d?y décrire le mouvement des films et de nous apprendre comment vivre avec les images. Mais c?est aussi le moment ultime où, en toute conscience, Serge Daney fait le point sur son existence de ciné-fils et de passeur dans les entretiens approfondis qu?il accorde alors à Art press, à Esprit, aux Inrockuptibles, au Monde ou à 24 Images, et qui constituent les compléments indispensables à ceux de Persévérance ou d?Itinéraire d?un ciné-fils.
Hoppenot Eric ; Baudelle Yves ; Morzewski Christia
Ce volume propose des lectures inédites d'une partie relativement peu connue de l'oeuvre de Blanchot (hormis Thomas l'Obscur), ses premiers romans, Aminadab, Thomas l'Obscur et Le Très Haut. Les études proposées analysent les différents romans notamment dans leur contexte historique et philosophique. Elles mettent également en exergue la singularité esthétique d'une des oeuvres les plus originales du XXe siècle.
La FMD poursuit ici deux démarches. La première consiste à inscrire dans la durée la journée d'étude grâce à la publication de ses communications. La seconde consiste à assumer sa vocation de transmission de l'histoire et de la mémoire dans la société civile en montrant la vitalité de la recherche, qui ouvre sur un dialogue interdisciplinaire enrichissant entre historiens, sociologues, médecins, enseignants, archivistes et bédéistes, complété ici par le regard de la société civile organisée que représente le CESE.
Combattant les peintres académiques qui exposent aux Salons officiels, J.-K. Huysmans s'est posé dans L'Art moderne en promoteur de l'" art vivant " et des impressionnistes. Son roman A rebours (1884) marque une dissidence d'antimoderne qui ouvre aux oeuvres les voies de l'imaginaire. Avec lui s'opère un renouveau esthétique : le regard s'émancipe comme en témoigne sa vision de G. Moreau et sa libre interprétation de ses Salomé.
Les mémoires humaines - celles de nos sociétés, des mémoires collectives et individuelles - sont en pleine mutation dans un monde en formidable accélération et en production de nouvelles connaissances. Ces mémoires plurielles peuvent-elles tout conserver, se faire à la fois témoins, souvenirs, ressources et réflexions de notre époque dans un monde lui-même en transformation ? A cette question et d'autres, huit points de vue complémentaires apportent des éclairages actuels sur ces notions de mémoires. Ces regards scientifiques concernent l'histoire et la relation à notre passé, à son examen, son archéologie et ses enjeux modernes. Ils envisagent aussi notre mémoire humaine dans ses processus individuels grâce aux neurosciences et à la psychologie cognitive. De plus, les technologies actuelles de l'information interrogent les mémoires artificielles qui étendent notre mémoire humaine.