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Protée en trompe-l'oeil. Genèse et survivances d'un mythe, d'Homère à Bouchardon
Rolet Anne
PU RENNES
23,00 €
Épuisé
EAN :9782753509818
Varius, multiplex, multiformis: cette série d'épithètes dont le pseudo-Aurélius Victor se servait pour qualifier l'empereur Hadrien conviendrait à merveille à Protée, figure quelque peu en retrait du panthéon grec, mais néanmoins complexe, ambiguë et mystérieuse. Présenté par les auteurs antiques comme un dieu ou un mortel, un roi héroïsé d'Egypte ou un devin, Protée est sans doute le plus connu des "Vieillards de la Mer". Lié aux récits du retour de Ménélas après la guerre de Troie et à l'histoire du berger Aristée qui perdit ses abeilles, il a connu, grâce à Homère et Virgile en particulier, un succès continu depuis l'Antiquité et son nom n'a cessé d'inspirer oeuvres littéraires, plastiques ou musicales. Ses aptitudes et les modalités qui conditionnent son approche sont fascinantes: pour que Protée révèle "ce qui est, ce qui fut, et ce qui sera", son interlocuteur doit ruser pour s'emparer de lui, attendre, caché, le moment où le dieu relâchera son attention sous l'effet du sommeil. Même pris dans les liens, il continue de se dérober par mille métamorphoses, comme pour mettre à l'épreuve la patience et la ténacité du héros venu le consulter et mesurer l'intensité du désir qu'il a de connaître le vrai. Protée incarne ainsi le paradoxe d'un univers inquiétant, labile, changeant, "protéiforme", qui se place sous le signe de la transformation, de la ruse et de l'illusion, mais aussi de la vérité prophétique dont l'homme en quête de sagesse doit s'emparer dans la violence et par la contrainte. Image de la matière informée par les idées, visage ambigu d'une humanité plurielle ou voix des aspirations démiurgiques du texte littéraire qui nourrit le dessein secret de restituer la totalité du monde, il a suscité maintes lectures allégoriques et interprétatives. Le présent volume rassemble des contributions qui s'échelonnent de l'Antiquité grecque archaïque à la Renaissance, avec un prolongement jusqu'au XVIIIe siècle français, et espère éclairer les étapes de la genèse, de la diffusion et des exégèses de ce mythe. Il vise à définir, dans leur diversité et leur complexité, les enjeux littéraires, esthétiques, politiques et idéologiques qu'implique l'apparition de la figure de Protée à travers les âges.
Brontë Anne ; Romey Charles ; Rolet Anne ; Viévill
Chronique réaliste à la première personne, non dénuée de satire, Agnes Grey est largement inspiré de l'expérience de gouvernante d'Anne Brontë.Un classique de la littérature anglaise en édition collectorÉlevée au sein d'une famille unie mais pauvre - qui n'est pas sans rappeler la fratrie Brontë -, Agnès Grey, 18 ans, fille d'un pasteur d'un village du nord de l'Angleterre, décide de tenter sa chance dans le monde en se faisant gouvernante. Trop discrète et inexpérimentée, elle est vite confrontée à la dure réalité dès son arrivée chez la famille Bloomfield.Désarmée face à l'indiscipline des enfants gâtés dont elle a la garde, et à l'indifférence cruelle des adultes, elle est renvoyée au bout de quelques mois. Dans l'obligation de subvenir à ses besoins, elle trouve alors un emploi chez les Murray. Les jours passent, avec leur lot de monotonie et de difficultés, jusqu'à l'arrivée du nouveau pasteur, Mr Weston...Chronique réaliste à la première personne, non dénuée de satire, Agnes Grey est largement inspiré de l'expérience de gouvernante d'Anne Brontë dans l'Angleterre provinciale de son siècle.
Si l'espace et la médecine sont le berceau de ses significations, la dissidence nous semble toutefois plus familière lorsqu'elle prend la forme des révolutions politiques et des hétérodoxies religieuses. Mais lorsqu'elle touche aux goûts et aux moeurs, au refus du conformisme, à l'expression de l'originalité voire de la marginalité, elle nous rappelle qu'elle peut s'emparer par mille manières détournées de tous les champs épistémologiques établis ou s'attaquer à toutes les manifestations consensuelles de la vie intellectuelle, artistique et sociale. Il devient dès lors pertinent de découvrir comment elle se comporte face aux modes d'expression et d'interprétation si durablement et si largement répandus dans la culture européenne que furent, à l'instar du mythe, le symbole et l'allégorie. La dissidence a-t-elle vu en eux des voies (ou voix ?) privilégiées pour occulter des idéaux réprouvés, leur garantissant ainsi une diffusion plus sûre et une efficacité accrue, au prix d'une stratégie de séduction ? Les a-t-elle méprisés comme inaptes à traduire la force de la sédition, comme impropres à restituer les subtilités doctrinales, comme trop sclérosés pour prendre en charge les bouleversements de la nouveauté ? Ou les a-t-elle superbement ignorés, jugeant que, sans danger pour elle, ils ne lui étaient d'aucun profit non plus ? On se demandera même si la dissidence ne serait pas au coeur des constituants du symbole et de l'allégorie, affectant leur belle unité d'une fracture qui les déstabilise. Les études réunies dans le présent volume abordent de front ces interrogations et celles, plus nombreuses encore, que soulève l'association de ces trois notions, de l'Antiquité à la Renaissance, et qui n'avait pas, jusqu'à présent, fait l'objet d'une approche d'ensemble. Historiens, historiens d'art et historiens des religions, philologues et philosophes, spécialistes de littérature et musicologues croisent ici leurs approches.
Résumé : Moscou, février 1938. Après l'élimination de ses parents par la police soviétique, Evguenia est envoyée à l'orphelinat pour y recevoir l'éducation communiste. Pour recouvrer sa liberté, elle monte un projet d'évasion avec Olga. Après un long périple à travers la Russie, les deux filles atteignent enfin un havre de paix : les îles Valaam, alors qu'éclate la guerre... Evguenia est tout autant un roman historique qu'un thriller à couper le souffle. Le jeune lecteur s'attache très vite à ces adolescents qui connaissent le prix à payer pour survivre et devenir des adultes dignes de confiance. Agrégée d'histoire-géographie et mère de famille nombreuse, Anne Riolet a déjà publié plusieurs romans jeunesse. A partir de 12 ans
Résumé : Toutes les histoires vraies comportent leur part d'enseignement, bien que ce trésor puisse dans certains cas être difficile à trouver, et en quantité si insignifiante, que le fruit sec et ridé ne vaut souvent pas la peine que l'on s'est donné pour casser la coque. Je pense pourtant que mon histoire sera peut-être être utile à quelques-uns et divertissante pour d'autres ; mais le public jugera par lui-même. Dans l'Angleterre victorienne, Agnès Grey, une jeune femme de condition modeste, décide de devenir gouvernante pour aider ses proches en difficulté et est engagée par deux familles aristocratiques. Pleine d'espoirs et d'un ardent désir de découvrir le monde, Agnès se heurte cependant aux inégalités et aux injustices de la société. Face à l'arrogance et la cruauté des enfants qu'elle est chargée d'éduquer et aux abus de ses employeurs, elle reste pourtant résolue à préserver sa dignité et son indépendance. De sa plume à la fois percutante et délicate, Anne Brontë brosse le portrait touchant d'une femme courageuse cherchant sa place dans une société inégalitaire. Ce classique de la littérature anglaise offre au lecteur une critique sociale avant-gardiste et un récit poignant sur le pouvoir de l'âme humaine face à l'adversité.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.