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Jacques Maritain. La sanctification du monde profane
Roland Nicole
CERF
30,00 €
Épuisé
EAN :9782204111355
Jacques Maritain est né en 1882 (? 1973). Durant sa jeunesse, "pratiquement libre-penseur forcené" , il lutte "pour les pauvres [et] contre l'esclavage du prolétariat" . Il va se convertir, contre toute attente, au catholicisme, et cherchera à imposer la philosophie thomiste en tant que courant de pensée contemporain. En 1930, il est au faîte de sa notoriété, en France en particulier. C'est à la même époque qu'il va s'investir dans le domaine de la philosophie politique, en intégrant à son discours un esprit de prospective qui va déclencher une grande méfiance à son égard. En effet, face à la montée des régimes totalitaires, le philosophe va inscrire sa réflexion dans une perspective qui dérange. Il va notamment exposer la conception chrétienne de l'ordre politique, en définissant les termes d'une politique d'en bas. Il fera connaître son option préférentielle pour les pauvres, en invoquant la conscience politique et sociale que devrait avoir tout chrétien. Persuadé d'assister à la liquidation d'une époque, il évaluera les modes de désagrégation et d'affermissement de la cité des hommes, en réactualisant le concept paulinien de katékon (2 Th 2, 3-7), en tant qu'obstacle à la désintégration universelle de toutes choses. Il appellera les chrétiens, mais également tout homme juste, à participer à l'édification de cette digue contre l'iniquité et la déshumanisation des sociétés contemporaines. C'est un appel à la responsabilité et à l'espérance que Jacques Maritain lance à chaque personne humaine, lui rappelant qu'elle peut se sauver ou se perdre pour toujours, et que ses actions, dans sa relation à Dieu ou à autrui, contribuent à façonner les destins du monde.
Dans ce roman, le lecteur suit pas à pas Jésus de Nazareth en Galilée et en Judée. Si la vie de Jésus se déroule selon les Evangiles, ce dernier est entouré de personnages historiques et fictifs qui, au travers d'aventures romanesques, nous entraîne dans une époque où la vie quotidienne et les bonheurs simples sont souvent brisés par la violences ou les émeutes. Ce livre est un roman qui, entre réalisme, romantisme et surnaturel, respecte la liberté qui s'attache au genre. La psychologie des personnages est sciemment moderne ; l'homme, au-delà du temps et de la culture, restant identique à lui-même.
Vous connaissez Jésus de Nazareth ? Alors vous aimerez lire sa vie romancée, dans le respect du cadre évangélique. Vous suivrez Jésus de Galilée à Jérusalem, lieu de tous les débats et toutes les polémiques. Les foulent immenses qui le suivent, effraient les prêtres, les anciens et les pharisiens qui voient le Temple investit et leur suprêmatie mise en cause. Entre les émeutes des sicaires, les manipulations des puissants, et l'obsession sécuritaire de Rome, la situation se dégrade à l'approche des fêtes. Une multitude d'informations historiques, politiques et religieuses de l'époque sont insérées au fil des pages de cet ouvrage, aux personnages historiques ou fictifs attachants.
Les os sont les sujets du ?royaume de la mort? que gouverne Esther Guardi. Anthropologue spécialisée en paléo-pathologie, elle se penche sur l?examen de stigmates osseux à la recherche des lignes de Harris, ces aspérités qui indiquent maladies et blessures anciennes, et tente d?en interpréter le sens. Au Kosovo, des experts mandatés par le Tribunal pénal international ont ouvert des fosses et demandent la participation de spécialistes pour procéder aux travaux d?identification des corps. Il s?agit de rendre leur nom aux victimes dissimulées sous la terre et de déterminer les circonstances de leur mort. Et ainsi de permettre à leurs proches de commencer un travail de deuil. Esther décide de rejoindre la mission et peu à peu, pour elle, l?exhumation des corps se double de l?exhumation de soi: au fur et à mesure que les ossements fragiles lui murmurent leurs secrets, Esther dessine, à travers évocations de l?enfance et récit de rêves, l?histoire de ses propres failles, familiales et affectives. Les joies, les tourments s?entrelacent avec les souvenirs enfouis et il faudra le patient travail de l?analyse pour accéder au sens et ouvrir, enfin, la porte au bonheur d?exister. La psychanalyse s?inscrit au c?ur du second roman de Nicole Roland qui, après Kosaburo, 1945, continue d?explorer jusque dans ses tréfonds l?expérience de la perte, du manque et du deuil. Elle déploie l?univers réel et onirique de son héroïne avec une profonde pudeur. Celle-là même dont fait preuve Esther face aux corps qu?elle déterre des charniers des Balkans, alliant la précision du geste et des sensations à une pensée hypnotique. A l?image de ces gardiens de la mémoire des morts, Les Veilleurs de chagrin est le roman d?un monde-mémoire, composé de strates, de lignes et de failles, où l?esthétique du fragment, obéissant au principe - aussi imprévisible qu?affectif - du souvenir, trouve une singulière cohérence dans une forme de litanie mélodieuse. Comme si le ressac et la répétition étaient l?unique voie pour ne pas laisser les mots mourir dans sa gorge.
En suivant toujours pas à pas Jésus de Nazareth, le lecteur se rendra compte que les oeuvres de Satan se manifestent souvent au travers des hommes. "Seigneur, n'est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champs ? D'où vient donc qu'il y a de l'ivraie ? Il leur dit : c'est un ennemi qui a fait cela". "Celui qui sème le bon grain, c'est le fils de l'homme ; le champs c'est le monde ; le bon grain ce sont les fils du royaume, l'ivraie se sont les fils du mauvais. L'ennemi qui l'a semé c'est le diable". Matthieu, 13, 24-30 ; 36-43
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin