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La tragédie classique (1550-1793). Histoire, théorie, anthologie, 2e édition
Rohou Jean
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753508064
Cet ouvrage propose une définition du tragique comme contradiction inévitable et insoluble parce qu'elle est constitutive de la condition et de la personnalité humaines à des moments de transformation historique fondamentale, où le passé surplombe encore les consciences, tandis que l'avenir anime déjà les désirs. Cela explique l'intensité et la rareté des réussites de la tragédie - qui n'est pas toujours tragique et ne l'est jamais exclusivement: elle tend à résoudre le problème qu'elle pose, ou du moins à le compenser par la sublimation poétique. Il retrace l'histoire de la tragédie française dans ses diverses modalités: tour à tour lyrique et souvent religieuse de Théodore de Bèze à Garnier, encore édifiante avec Montchrestien, complaisamment violente avec Hardy et Schélandre ou libertine avec Théophile de Viau à l'âge baroque. Dans sa période classique, la tragédie se fait héroïque et politique avec Pierre Corneille, Rotrou et leurs contemporains; romanesque, galante et spectaculaire avec Thomas Corneille et Quinault; passionnelle et véritablement tragique avec Racine. Parallèlement se développe la tragédie lyrique avec Quinault et Lully. La contradiction historique qui soutenait la vision tragique s'achève dans les années 1680: les Français reprennent en main leur destin dans de nouvelles perspectives; la littérature critique remplace la littérature tragique. La tragédie ne se maintient que par la violence ou l'horreur pathétique (Campistron et Crébillon) puis par l'engagement philosophique sur des sujets mélodramatiques (Voltaire). Une anthologie de 102 extraits permet de suivre concrètement l'évolution du genre du XVIe au XVIIIe siècle.
Résumé : Etrange destinée ! Achevée en 1690, Athalie ne fut vraiment représentée qu'à partir de 1716. Voltaire y voyait " le chef-d'?uvre de notre théâtre ", et " peut-être [...] de l'esprit humain ". Ce fut un avis assez général jusque vers 1860. Pendant encore près d'un siècle, cette pièce fut, avec Esther, l'?uvre la plus étudiée dans les collèges. Puis elle sombra dans l'oubli. Injuste rejet d'un chef-d'?uvre de l'art et de la pensée, même si sa base idéologique et culturelle n'est plus guère vivante aujourd'hui. Athalie est, avec Phèdre, l'?uvre la plus hardie de Racine, par l'ampleur et la variété du lexique, la violence des scènes évoquées, la vigueur des protagonistes, la profondeur politique et religieuse, une grandeur épique, plusieurs significations tragiques. Les effets de mise en scène, les chants du ch?ur, l'accompagnement musical lui donnent une dimension spectaculaire généralement absente du théâtre classique. La confrontation entre l'avidité d'Athalie, la pureté de Joas et la loi de Dieu offre une clef pour comprendre tout le tragique racinien.
Jean Rohou poursuit, à propos de la langue et de l'école, son témoignage et sa réflexion critique : La langue : De la Révolution au milieu du XXe siècle, le breton a été encore plus méprisé et persécuté que les autres langues régionales, notamment par les Bretons eux-mêmes. Une minorité dynamique l'adapte à la modernité, l'enseigne, l'écrit sur les panneaux, et les élèves bilingues réussissent mieux que les autres. Mais on le parle fort peu et la République refuse de signer la Convention européenne des langues régionales. L'école : Jean Rohou retrace l'histoire des écoles de Plougourvest depuis 1840, et les conflits entre laïcs et dévots, restitue l'ambiance des classes de son enfance, retraçant son parcours de lycéen, d'étudiant et d'universitaire, et jette un regard reconnaissant mais critique sur l'école républicaine.
Résumé : Voici pour la première fois réunis les deux tomes de Fils de ploucs en un seul volume réactualisé. Un bel ensemble particulièrement truculent qui offre un témoignage exceptionnellement riche, allègre, personnel et solidement documenté sur la Bretagne. Si Jean Rohou commence par montrer la diversité de son terroir, il s'empresse de relativiser de fausses évidences et de tourner en dérision certains clichés. Puis, il évoque avec émotion son père, sa mère, ce grand-père qu'il n'a pas connu, et décrit la vie de son enfance : la nourriture, le travail continuel, les rares distractions... Avec une ironie appuyée, il dresse un tableau amer du "bon vieux temps", celui d'une vie ingrate, d'une forte mortalité prématurée. Lorsque l'auteur livre, dans une seconde partie, une enquête historique sur la langue bretonne et sur l'école, le récit ne perd pas en émotion et encore moins en ironie. Il constate qu'aujourd'hui on enseigne le breton à plusieurs milliers d'enfants et d'adultes, mais que personne ne le parle dans la rue ! Après avoir retracé son parcours scolaire au "collège du diable", Jean Rohou termine par une satire de certains comportements universitaires et par cette conclusion sans appel : les anciens ploucs sont maintenant les premiers intellectuels de France.
Jean Rohou poursuit, à propos de la langue et de l'école, son témoignage et sa réflexion critique : La langue : De la Révolution au milieu du XXe siècle, le breton a été encore plus méprisé et persécuté que les autres langues régionales, notamment par les Bretons eux-mêmes. Une minorité dynamique l'adapte à la modernité, l'enseigne, l'écrit sur les panneaux, et les élèves bilingues réussissent mieux que les autres. Mais on le parle fort peu et la République refuse de signer la Convention européenne des langues régionales. L'école : Jean Rohou retrace l'histoire des écoles de Plougourvest depuis 1840, et les conflits entre laïcs et dévots, restitue l'ambiance des classes de son enfance, retraçant son parcours de lycéen, d'étudiant et d'universitaire, et jette un regard reconnaissant mais critique sur l'école républicaine.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni