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Histoire de la littérature du XVIIe siècle
Rohou Jean
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782868475565
Le présent volume prend place dans la série Histoire de la littérature française précédemment éditée chez Nathan. Publié pour la première fois en 1989, il a été profondément remanié à la lumière des recherches les plus récentes. Il présente et analyse les principales ?uvres du XVIIe siècle dans leur originalité singulière, tout en les replaçant dans leur contexte littéraire et socio-culturel, pour expliquer l'évolution des genres, des thèmes, des structures et des styles par la transformation des publics, des auteurs, de leurs protecteurs, de la fonction même de la littérature et de ses conditions de production et de réception. Il distingue les différentes périodes du siècle et en définit les caractères, replaçant les ?uvres à la fois dans une continuité diachronique et dans leur fonction synchronique. Il montre, pour chaque époque, les tendances communes et la différenciation des genres et des visions. Il favorise ainsi l'inscription des connaissances dans une réflexion historique. Destiné aux étudiants de Lettres de tous niveaux (classes préparatoires, premier et second cycles des universités), cet ouvrage sera aussi très utile pour la préparation des concours.
La Bretagne, tout le monde connaît, mais ce qu'on en dit est parfois surprenant. Longtemps retardataires et méprisés, les Bretons sont aujourd'hui très dynamiques et très appréciés, mais dans les deux cas, on explique souvent, Leur comportement par une nature mythique. Ironisant sur bon vieux temps, celtitude et bretonnité, Jean Rohou fait revivre les lieux, les personnages et la vie de son enfance. II les confronte à l'existence d'aujourd'hui et à celle d'époques plus anciennes, montrant la diversité des Bretons et de leurs moeurs à travers les temps et les lieux. Il analyse la vie des couples et des maisonnées, la mentalité des paysans, l'importance des femmes, le rôle de l'alcool et de la danse, l'attitude face au sexe. Un témoignage exceptionnellement riche, personnel et solidement documenté; un récit allègre, émouvant et ironique, qui invite à la réflexion critique et à une juste connaissance du passé, indispensable à la construction de l'avenir.
L'auteur montre que le tragique racinien est l'expression de l'anthropologie augustinienne bien plus qu'une reproduction de la défunte tragédie grecque. Il démontre l'impossibilité d'une lecture objective des ?uvres littéraires, ridiculise quelques metteurs en scène qui n'écoutent que leur génie et des modes éphémères.
Résumé : Etrange destinée ! Achevée en 1690, Athalie ne fut vraiment représentée qu'à partir de 1716. Voltaire y voyait " le chef-d'?uvre de notre théâtre ", et " peut-être [...] de l'esprit humain ". Ce fut un avis assez général jusque vers 1860. Pendant encore près d'un siècle, cette pièce fut, avec Esther, l'?uvre la plus étudiée dans les collèges. Puis elle sombra dans l'oubli. Injuste rejet d'un chef-d'?uvre de l'art et de la pensée, même si sa base idéologique et culturelle n'est plus guère vivante aujourd'hui. Athalie est, avec Phèdre, l'?uvre la plus hardie de Racine, par l'ampleur et la variété du lexique, la violence des scènes évoquées, la vigueur des protagonistes, la profondeur politique et religieuse, une grandeur épique, plusieurs significations tragiques. Les effets de mise en scène, les chants du ch?ur, l'accompagnement musical lui donnent une dimension spectaculaire généralement absente du théâtre classique. La confrontation entre l'avidité d'Athalie, la pureté de Joas et la loi de Dieu offre une clef pour comprendre tout le tragique racinien.
Résumé : Après avoir retracé le développement de l'histoire littéraire depuis ses origines, cet ouvrage montre la pertinence d'une histoire centrée sur les ?uvres et leurs formes de littérarité (genres, thèmes, structures, styles). Il n'en dissimule pas pour autant les limites. Une histoire moderne de la littérature insère les ?uvres dans une double perspective fonctionnelle : elle s'attache d'une part à la fonction historique de la littérature qui, à chaque époque, tente de résoudre métaphoriquement, par la fiction et l'art, des problèmes Insolubles dans l'action, d'autre part, aux conditions matérielles et sociales du travail littéraire (commande sociale, production, édition, diffusion, réception des ?uvres). La convergence des trois objectifs, associant une poétique, une esthétique et une sociocritique, conduit à une analyse concrète des textes, des genres et des courants.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.