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Face aux défis écologiques et technologiques. L'éthique de Jacques Ellul et Bernard Charbonneau
Rognon Frédéric ; Marques Rollison Jacob
RN
23,00 €
Épuisé
EAN :9791096562565
Près de trente ans après leur mort, Jacques Ellul (1912-1994) et Bernard Charbonneau (1910-1996) commencent enfin à bénéficier d'une reconnaissance dont ils ont été privés de leur vivant. Leurs innovations conceptuelles ("engagement dégagé" , "non-puissance" , "Grande Mue" , "nature et liberté" ...) sont des ressources inégalées pour affronter les défis du présent. Mais il est une dimension de leur pensée qui n'a pas encore reçu l'attention qu'elle mérite : leur témoignage et leurs propositions d'ordre proprement éthique. Car les deux amis étaient loin de réduire leur vie à la recherche théorique et à l'écriture. Méconnus, leurs engagements témoignent de fermes convictions, et surtout du souci d'assurer une cohérence entre leur pensée et leur existence concrète. Aussi nous ont-ils transmis des pistes de réflexion et d'action susceptibles d'orienter, non seulement nos propres recherches, mais nos choix de vie. C'est cette lacune que le présent volume cherche à combler : éthique de la liberté, éthique de la limite, éthique de l'engagement dégagé, éthique de la résistance sont ici mises en lumière, parfois appuyés par des témoignages de première main, tout en gardant le souci d'honorer la "pensée commune" aux deux Gascons. Le tout pour passer de la dénonciation des impostures de notre temps à la proposition de styles de vie créateurs, incarnés voire radicaux que notre époque des défis écologiques et technologiques inégalés rend nécessaire.
Face à la crise environnementale et climatique, que faire ? Entre 1976 et 1994, conscients de l'ampleur des enjeux écologiques, inspirés par un activiste amérindien, des centaines de jeunes Européens ont tenté une expérimentation radicale revenir à la "vie tribale". Réduisant leurs besoins de façon drastique, ils ont adopté un mode de vie itinérant dans la forêt : dormant sous tentes indiennes, se nourrissant essentiellement de plantes sauvages et de baies. Ils ont ainsi traversé l'Europe. On les a accusés d'être une secte. La remise en question des acquis de la civilisation occidentale était insupportable aux yeux de leurs détracteurs. Eux-mêmes disaient vouloir réaliser une utopie susceptible de sauver la planète. Pour la première fois, le dossier complet de leur aventure est ici exposé et analysé. Plus d'un quart de siècle après la fin de cette épopée, et alors que les catastrophes écologiques s'enchaînent, que peut-on en retenir ? Un modèle à rééditer ? Une chimère ? Une source d'inspiration ? L'auteur, qui a participé à cette histoire, offre au lecteur quelques pistes de réflexion et d'action.
Résumé : Que signifie, finalement, aimer ? Le philosophe Soren Kierkegaard nous aide à démêler l'écheveau des diverses formes de l'amour, en les mettant en dialectique : on n'aime pas de la même façon son conjoint, ses amis, ses parents, ses enfants, son prochain... Mais si ces manières différentes d'aimer peuvent se heurter, entrer en tension, elles sont aussi susceptibles de se combiner, de s'articuler les unes avec les autres. Et c'est à ce prix qu'aimer s'érige désormais en style de vie, et en chemin pour devenir soi-même. Paradoxalement, un auteur danois du XIXe siècle renouvelle nos pensées et nos pratiques de l'amour les plus contemporaines.
Biographie de l'auteur Frédéric Rognon est professeur en philosophie de la religion à la Faculté de théologie protestante de l'Université de Strasbourg. Il est notamment l'auteur de La religion (Hatier, 1996) et de Jacques Ellul. Une pensée en dialogue (Labor et Fides, 2007).
On commémore largement le centenaire de la Première Guerre mondiale en 2014. Il importe d'offrir pour cette occasion une réflexion de fond sur les mutations des réalités militaires, et partant, des modalités de construction de la paix, depuis un siècle et tout particulièrement depuis la fin de la guerre froide. Tel est l'objet de cet ouvrage, issu d'un Séminaire et d'un Colloque qui ont rassemblé à Strasbourg plusieurs des principaux spécialistes de ces questions. Ce livre est l'occasion de croiser les regards et les disciplines : histoire, sciences politiques, études stratégiques, polémologie et irénologie, médiation internationale, droit, philosophie, théologie, éthique... Un véritable dialogue interdisciplinaire s'est ainsi instauré entre les vingt-quatre contributeurs, qui livrent ici le fruit de leurs recherches en cours, dans un domaine qui demeure encore en grande partie en friche.
Ellul Jacques ; Garrigou-Lagrange Madeleine ; Qadr
Jacques Ellul a accordé au début des années 1980 à Madeleine Garrigou-Lagrange des entretiens passionnants et emplis d'intelligence. Il y parle de ses maîtres (Karl Marx, Calvin, Karl Barth et Kierkegaard), de ses amis (Bernard Charbonneau, Jean Bosc) ; il y parle de sa pratique de la dialectique et de sa curiosité insatiable ; il y parle de théologie, de sa foi en Jésus-Christ ; il y parle de politique, de Révolutions ; du communisme, du marxisme, de l'Eglise ; il y parle d'action, de sa maxime devenue célèbre (" penser globalement, agir localement), de ses engagements personnels (sa paroisse, la côte Atlantique) ; il y parle d'amour, d'humour et de foi. Ces entretiens sont immanquables pour tous ceux qui s'intéressent à la grande oeuvre prolifique de Jacques Ellul comme ceux qui voudront apprendre à le connaître davantage.
L'Orwell essayiste a écrit de très nombreux essais, la plupart parus dans la presse de l'époque. Peu cependant traitent directement de la liberté d'expression et de pensée, thèmes chers s'il en est à l'auteur de La Ferme des Animaux et de 1984. Dans ce petit texte offensif, prononcé à l'occasion d'un événement en faveur de la liberté de la presse, Orwell s'insurge contre les discussions sur le sexe des anges quand elles ne sont pas de franches louanges envers le communisme soviétique et l'URSS. Il se livre ensuite à un plaidoyer prémonitoire et lucide sur la nature du totalitarisme et ses rapports avec la liberté d'expression, les écrivains et la littérature en tant que telle - la littérature avait en effet toujours été la passion d'Orwell, qui n'écrirait 1984 que quelques années plus tard. C'est dans ce texte qu'il faut lire la défense qu'en fait Orwell, dans des termes et au moyen d'analyses qui n'ont rien perdu de leur pertinence aujourd'hui.
Texte faisant partie des Ecrits de Londres, écrit à la même période que l'Enracinement, La Personne et le Sacré prend son origine dans le mot de "personne" qui avait fondé le courant personnaliste autour d'Emmanuel Mounier et que Simone Weil trouve impropre. Mais ce texte est bien plus qu'une querelle sémantique : il devient tout de suite méditation philosophique lumineuse et de très grande importance (jusque - là sous - estimée) sur les notions de droit, de démocratie, de justice, de mal et de beauté. Prenant à contrepied le personnalisme chrétien en affirmant que "Ce qui est sacré, bien loin que ce soit la personne, c'est ce qui, dans un être humain, est impersonnel", Simone Weil se livre à un plaidoyer d'une rare justesse pour ce qui fonde l'être humain en dehors de toute collectivité ou institution. Un texte capital pour approfondir l'oeuvre de Simone Weil et qui saura parler à tout lecteur qui recherche une clarté pure, exigeante et dénuée de tout artifice sur des thèmes intemporels.