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A temps et à contretemps
Ellul Jacques ; Garrigou-Lagrange Madeleine ; Qadr
RN
20,00 €
Épuisé
EAN :9791096562305
Jacques Ellul a accordé au début des années 1980 à Madeleine Garrigou-Lagrange des entretiens passionnants et emplis d'intelligence. Il y parle de ses maîtres (Karl Marx, Calvin, Karl Barth et Kierkegaard), de ses amis (Bernard Charbonneau, Jean Bosc) ; il y parle de sa pratique de la dialectique et de sa curiosité insatiable ; il y parle de théologie, de sa foi en Jésus-Christ ; il y parle de politique, de Révolutions ; du communisme, du marxisme, de l'Eglise ; il y parle d'action, de sa maxime devenue célèbre (" penser globalement, agir localement), de ses engagements personnels (sa paroisse, la côte Atlantique) ; il y parle d'amour, d'humour et de foi. Ces entretiens sont immanquables pour tous ceux qui s'intéressent à la grande oeuvre prolifique de Jacques Ellul comme ceux qui voudront apprendre à le connaître davantage.
Une réflexion, une méditation sur un des grands livres de la Bible - l'Ecclésiaste, appelé aussi Qohélet. Les premiers mots sont célèbres : "Vanité des vanités, tout est vanité". Elle a fait de l'auteur le modèle du sceptique ou du sage désenchanté, qui à la limite ne croit plus en rien et est proche du nihilisme. Jacques Ellul prend vigoureusement position pour un "croyant sage", ou pour la sagesse d'un homme de foi. De fait, le livre n'est pas d'un seul tenant, mais rempli d'affirmations contradictoires. Il dit et répète que la sagesse est du vent, mais ailleurs il met au-dessus de tout la sagesse. Il est souvent sceptique, mais il lui arrive d'être croyant. Où est le vrai ? Pour Ellul les deux sont vrais, et l'ensemble de sa méditation tourne autour de cette contradiction, qui lui est finalement prétexte pour élaborer un vrai petit traité de sagesse biblique. Qu'est-ce que le sage et le philosophe biblique dit de la vanité de la vie, du temps qui passe et qui lasse, de la "buée" inconsistante qui s'évanouit et renaît constamment, de la vie qui semble en permanence vouée à la mort ? Telle est la question, que l'auteur, philosophe et théologien, traite avec ses connaissances mais aussi avec passion, n'hésitant pas à contredire les nombreux commentateurs qui l'ont précédé.
La Ville est par excellence le monde de l'homme, créée par lui pour lui, mesure de sa grandeur, expression de toute civilisation, mais en même temps elle est le témoin de la démesure humaine, ?uvre de l'avidité d'argent et d'ambition, dont les hommes deviennent esclaves. Ainsi s'exprime Jacques Ellul dans cet ouvrage qui a connu un succès considérable aux Etats-Unis. A travers la Bible, l'auteur découvre une surréalité de la ville. A l'origine, elle est dressée contre Dieu. Caïn, condamné à l'errance éternelle, se fait bâtisseur avec toute sa postérité: il s'agit de créer le nouveau Paradis de l'absence de Dieu. C'est pourquoi toutes les villes sont maudites: Babel, Babylone, Ninive... La cité qui était recherche de l'unité perdue, liée à la puissance et à la guerre, devient le lieu de la non communication et cause sa propre perte... Mais au cours de l'histoire biblique, en Jérusalem, Dieu ratifie le projet humain de la ville. Jérusalem, sans cesse détruite et rebâtie, devient signe et prophétie de la Cité sainte. La dialectique de l'auteur culmine dans son interprétation de l'Apocalypse. De l'Eden primitif à Jérusalem à travers la destruction et l'anéantissement, du jardin à la ville...
On assimile généralement le christianisme au conservatisme social et politique et le fait est que les Églises ont toutes collaboré avec les pouvoirs en place, depuis l'empereur Constantin jusqu'au clergé orthodoxe sous Staline. Pourtant, Jacques Ellul montre, textes bibliques à l'appui, que le christianisme, envisagé dans son rapport à la politique, dispose à l'insoumission, à la dissidence, à la récusation même de tout pouvoir, de toute hiérarchie. La parution de ce livre violemment iconoclaste s'inscrit dans la nécessaire redécouverte du philosophe, sociologue, politologue et théologien le plus fécond de notre époque. Jacques Ellul bouscule, blasphème et prend à revers, comme à son habitude, toutes les idées reçues.
Jacques Ellul (1912-1994) est né à Bordeaux, d?un père natif de Trieste, à la fois citoyen autrichien et sujet britannique. Au cours de ses études de droit à l?université de Bordeaux, il devient avec son ami Simon Charbonneau un pionnier de l'écologie politique, menant une critique d'inspiration libertaire de la société moderne. Après l?obtention de son doctorat en 1936, il débute une carrière universitaire. Révoqué par le gouvernement de Vichy, en 1940, en sa qualité de fils d'étranger, c'est dans le petit village de Martres (Gironde) qu'il participe à la Résistance et où il se fait agriculteur pour nourrir sa famille. Après la Libération, il connaît une brève expérience conseiller municipal à Bordeaux qui le détournera bientôt de tout engagement politique. C?est en tant que chrétien engagé qu?il exerce des responsabilités nationales à la tête de l'Eglise Réformée de France jusqu'en 1970. De 1958 à 1977, il préside un Club de prévention de la délinquance juvénile tout en prenant une part active au combat écologiste, notamment au sein du "Comité de défense de la côte aquitaine". Il ne quittera jamais la région Aquitaine et la ville de Bordeaux, mettant toute sa vie en pratique l?adage dont il a fait sa règle de conduite: "Penser globalement, agir localement". En tant que juriste, outre son enseignement à l?université puis à l?IEP de Bordeaux, Ellul est l?auteur d?une monumentale Histoire des Institutions (1955-56), et du Fondement théologique du droit (1946). Intellectuel engagé, il est l?auteur de plus d'un millier d'articles et d?une cinquantaine d'ouvrages traduits en plus de douze langues. La découverte de son oeuvre phare, La technique ou l?enjeu du siècle (1954) par l'anglais Aldoux Huxley lui assure une belle notoriété dans les universités américaines. Sa réflexion de pasteur et de théologien nourrit également l?écriture de nombreux ouvrages parmi lesquels La foi au prix du doute : "Encore quarante jours..." (1980).
L'Orwell essayiste a écrit de très nombreux essais, la plupart parus dans la presse de l'époque. Peu cependant traitent directement de la liberté d'expression et de pensée, thèmes chers s'il en est à l'auteur de La Ferme des Animaux et de 1984. Dans ce petit texte offensif, prononcé à l'occasion d'un événement en faveur de la liberté de la presse, Orwell s'insurge contre les discussions sur le sexe des anges quand elles ne sont pas de franches louanges envers le communisme soviétique et l'URSS. Il se livre ensuite à un plaidoyer prémonitoire et lucide sur la nature du totalitarisme et ses rapports avec la liberté d'expression, les écrivains et la littérature en tant que telle - la littérature avait en effet toujours été la passion d'Orwell, qui n'écrirait 1984 que quelques années plus tard. C'est dans ce texte qu'il faut lire la défense qu'en fait Orwell, dans des termes et au moyen d'analyses qui n'ont rien perdu de leur pertinence aujourd'hui.
Les crises manifestes dans lesquelles nos sociétés se débattent remettent au premier plan les questions de morale et la possibilité de déterminer les principes d'une morale commune. Tout le monde commence à percevoir que le slogan "c'est mon droit", revendiqué par tout un chacun, nous mène droit dans un mur. Cet ouvrage propose en premier lieu de déterminer les fondements d'une morale commune qui pourrait valoir devant le tribunal de la raison. Il propose ensuite d'essayer de comprendre comment la morale se transmet et pour quelles raisons nous finissons le plus souvent par lui obéir, mobilisant pour ce faire les ressources de la psychanalyse, de la philosophie existentialiste sartrienne ou encore de la philosophie de Bergson. La troisième partie présente enfin une série "d'études de cas", c'est-à-dire des essais de morale appliquée.
Je fus, que son ami Jacques Ellul tenait "pour un des seuls livres fondamentaux sur la liberté", est l'ceuvre de philosophie existentielle majeure de Bernard Charbonneau. Cet Essai sur la liberté, véritable odyssée intellectuelle et sensible d'une liberté incarnée, à laquelle Bernard Charbonneau donne corps, sang, chair, esprit et style d'une manière incomparable, s'articule autour de l'autre concept central de sa pensée : la nature. Imprégné des intuitions de ceux qui l'ont accompagné dans sa quête (Montaigne, Pascal, Kierkegaard, Nietzsche), Charbonneau explore le concept de liberté sous toutes ses formes ; la sienne est forcément tragique ("le plus dur des devoirs"), qu'il oppose au "mensonge de la liberté" et à tous ses avatars idéologiques, technoscientifiques ou consuméristes. Un livre indispensable pour quiconque cherche à être vraiment libre, c'est-à-dire à interroger les conditions de possibilité de sa propre liberté ? et surtout à la vivre, ici et maintenant.
Ecrit au lendemain de la guerre à un moment où l'Etat devenait de plus en plus puissant en même temps qu'incritiquable, ce livre-somme est l'oeuvre politique majeure de Bernard Charbonneau. Ce livre impubliable à une époque obsédée par les horreurs du nazisme et le prestige du stalinisme a dû attendre 1987 pour être publié par un éditeur, date à partir de laquelle il est devenu un classique de la pensée anarchiste. Visionnaire, novateur, prophétique, écrit dans une langue vive et incisive au style personnel et élégant, cette oeuvre qui analyse l'Etat sous tous les angles est un réquisitoire implacable contre lui et ses inévitables excès, en ne perdant jamais de vue le concept central de toute la pensée de Charbonneau : la liberté de la personne. Epuisé et introuvable depuis de nombreuses années, en dépit de ses admirateurs, le voici réédité dans sa forme complète.