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La Soulimoune et autres histoires du paradis
Roger Philippe-Daniel
L'HARMATTAN
23,00 €
Épuisé
EAN :9782747587020
L'auteur nous fait rencontrer une Guadeloupe contemporaine, concrète, différente de l'île typique ou idéalisée des guides touristiques, ou de cette société en quête d'image ou de reconnaissance souvent représentée. Ce qui arrive aux personnages fictifs de ces nouvelles est le plus souvent inspiré de faits réels. Cette Guadeloupe-là, échappe le plus souvent à ceux qui la visitent, mais finit par s'imposer à ceux qui y vivent, avec tout ce qu'elle a de fascinant, de beau, de dur aussi. Alors, si chacun de ces personnages tour à tour s'extasie, se laisse charmer, et affronte une réalité sociale, les mentalités, la nature de l'île, avec plaisir, résignation ou colère, c'est le plus sou vent sans pouvoir choisir, parfois même sans pouvoir juger, parce que c'est le monde dont il fait partie. Ce livre est un regard qui interpelle à la fois celui qui connaît les Antilles et celui qui cherche à les connaître.
De quoi riait-on, de quoi pleurait-on au Moyen Âge ? Comment vivait-on l'amour, l'amitié ? Ces questions toutes simples ont longtemps paru insolubles aux historiens. Seul ou presque, Lucien Febvre avait appelé dès les années 1930 à " reconstituer la vie affective d'autrefois ". Mais cet appel, pendant des décennies, n'a guère suscité de vocations. C'est tout récemment que l'intérêt des historiens pour les émotions s'est éveillé, à la faveur d'un changement de perception beaucoup plus général et en écho aux travaux menés dans plusieurs autres disciplines décidées à penser les émotions, voire à considérer l'émotion elle-même comme une forme de pensée. La psychologie cognitive, la philosophie analytique, les neurosciences, l'anthropologie ont mis au jour le tissage serré qui unit indéfectiblement les émotions et la raison, ainsi que la production culturelle des affects, et ce grand chambardement a modifié jusqu'à notre regard sur le passé. L'histoire n'en pouvait rester indemne. Encore moins l'histoire médiévale, si longtemps prisonnière, dans ce domaine, de caricatures et d'à peu près. On avait longtemps considéré, en effet, qu'au Moyen Âge, cette " enfance de l'Europe ", les émotions des individus et des peuples étaient elles-mêmes infantiles, impulsives, mal maîtrisées : à cette préhistoire émotionnelle aurait succédé bien plus tard la maturité des manières policées liées à une rationalisation croissante. Or nous savons aujourd'hui que les émotions sont culturellement produites, qu'elles sont à l'?uvre dans les processus de décisions rationnelles : toute leur trame historique est donc à reprendre. C'est ce grand chantier, ouvert depuis quelques années en France et à l'étranger, que nous font visiter les textes réunis ici par l'historienne Piroska Nagy.
Et si une découverte archéologique venait remettre en question les croyances de la moitié de l'humanité. Si ce fait nouveau donnait un autre sens à l'Histoire et aux enseignements religieux en confirmant les hypothèses de scientifiques et d'historiens... Il ne s'agit pas d'une nouvelle théorie religieuse mais d'un autre regard sur les religions... et implicitement sur la place qu'elles doivent occuper dans notre société.
Romantisme : le mot fait sourire. Mais quel mouvement d'art et d'idées a autant façonné la modernité européenne ? Non pas, bien sûr, le romantisme des " pleurards " et " rêveurs à nacelles " que raillait déjà Musset. Non pas le romantisme étroit et souvent étriqué de la tradition française. Mais le " romantisme large " dont parlait Barthes, qui ne se laisse pas enfermer dans deux ou trois décennies du siècle ; qui n'est ni français, ni allemand, ni anglais. mais européen. " L'Europe romantique " n'est pas la somme des littératures et cultures nationales : c'est une internationale des nationalités, différente du cosmopolitisme de la République des lettres à l'âge classique. Plus proche, pour le meilleur et pour le pire, des aspirations et contradictions qui sont les nôtres. Le troisième millénaire, qu'André Malraux prophétisait religieux, pourrait bien être Romantik, avec le k du kitsch et du Volapück, les deux idiomes de l'Europe moderne : fusion des idées, conflagration des langues, confusion des sentiments... Bonne raison d'aller voir dans le passé ce que l'avenir nous réserve. Bonne occasion de réunir des voix venues de plusieurs disciplines et pays pour réévaluer le romantisme aujourd'hui.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.