Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Chant du temps. Et autres poèmes
Roffé Mercedes ; Roffé Nelly ; Cassir Michel
L'HARMATTAN
13,00 €
Épuisé
EAN :9782140485527
On écrit contre. On écrit contre la peur. Jusqu'à ce que la peur soit telle qu'on ne puisse même pas mélanger l'onguent, le voile mortuaire de la mariée, la langue crevée de la salamandre dans le mortier du sort. Dehors, là-bas, dans la nuit, tout n'est que plaisanterie et mensonge. Chez Mercedes Roffé, poète argentine singulière et marquante, la poésie puise dans sa racine originelle. Elle recrée le monde à travers l'outil prodigieux du verbe. Ce parcours anthologique de poésie ecphractique, poèmes écrits à partir de compositions musicales et d'oeuvres visuelles, assume la tâche d'éclairer des correspondances mystérieuses entre objet, peinture, son et alphabet. Lequel ou laquelle crée l'autre ? Tout au long de ses textes, Mercedes Roffé tient la poésie en joue dans une tension telle que vérité ou mythification participent de l'oeuvre réelle ou imaginée. Le poème est témoin unique de ce remue-ménage, son dessein est de transmuter une réalité éparse dans l'histoire ou le devenir en arbre de vie où l'aventure devient enfin possible. Michel Cassir
Le mot champagne est acquis à la langue française et en est même l'un des symboles, partie intégrante du savoir-vivre français, de sa culture et de ses célébrations. C'est la boisson de toutes les occasions. D'ailleurs, Winston Churchill disait à son sujet "qu'il la méritait" dans la victoire, mais qu'il en avait également besoin "dans la défaite". Pour autant, l'univers glamour dans lequel le champagne est ancré ne doit pas en faire oublier ses origines : celles d'un vin produit à partir de raisins. Au gré des pages et au fil de cet abécédaire, laissez-vous bercer par les mots qui définissent le mieux, pour Benjamin Roffet, ce merveilleux nectar, que ce soit des termes techniques, gastronomiques, ou le nom de personnalités liées au champagne.
Pascale, jeune polytechnicienne, et Olivier, la maturité avenante, se rencontrent sur le port de Deauville. Il lui propose de monter à bord de son voilier, L'homme parapluie. Elle finit par accepter et le bateau lève l'ancre. Commence ici un jeu de séduction, une partie de black-jack assortie d'une règle labyrinthique : au perdant de raconter une histoire, au vainqueur de deviner quel élément en est faux. Les histoires doivent être chronologiques. Elle et lui se lancent dans le récit de leurs ascendants et se démasquent au fil des évocations. Juges de la véracité des confidences ou plutôt de la mosaïque d'histoires, nous le devenons rapidement : Varsovie et le ghetto, juin 40 et la France occupée, Saint-Germain-des-Prés et l'existentialisme, la guerre d'Indochine et Mai 68...
La poésie de Nelly Roffé nous rejoint par sa provision du sud tempérée des étoiles brillantes du nord. Claire et fulgurante, elle est difficilement classifiable. Dans l'éloignement forcé, elle ne prétend pas supprimer la douleur : elle se conforme à faire des tours de prestidigitation entre ces étés-là et ces hivers-ci. Long et tenace, le parcours de sa mer profonde et intense ! La mer accompagne celui avec lequel elle entreprend un long exil depuis son Maroc natal. Sous la neige de son Montréal actuel battent les anges et les roses du sud. Les plus parfumées et inaccessibles sont celles de Chéchouan.
Résumé : Ce récit est la chronique d'une seule journée de 1495 : "le jour de chance" de Tarquinio, alors jeune, exilé et banni de Rome depuis que sa famille a été frappée de la plus haute peine ecclésiastique qui fût alors, l'Interdit majeur. Tarquinio rencontre le cardinal de Ferrare, doté, comme lui, des "deux genres de beauté" physique et morale. Celui-ci l'emmène au palais d'Este, sur lequel Rome n'exerce aucune juridiction, et cherche un moyen de lui obtenir la grâce d'Alexandre VI Borgia, le pape.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.