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L'homme-parapluie
Roffé Jean-Luc
MICHEL DE MAULE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782876233157
Pascale, jeune polytechnicienne, et Olivier, la maturité avenante, se rencontrent sur le port de Deauville. Il lui propose de monter à bord de son voilier, L'homme parapluie. Elle finit par accepter et le bateau lève l'ancre. Commence ici un jeu de séduction, une partie de black-jack assortie d'une règle labyrinthique : au perdant de raconter une histoire, au vainqueur de deviner quel élément en est faux. Les histoires doivent être chronologiques. Elle et lui se lancent dans le récit de leurs ascendants et se démasquent au fil des évocations. Juges de la véracité des confidences ou plutôt de la mosaïque d'histoires, nous le devenons rapidement : Varsovie et le ghetto, juin 40 et la France occupée, Saint-Germain-des-Prés et l'existentialisme, la guerre d'Indochine et Mai 68...
Résumé : "Le Désir et la poursuite du Tout s'appelle l'Amour". Telle est la phrase tirée du Banquet de Platon qui figure au départ de ce fabuleux roman : elle est la clé qui permettra au lecteur de comprendre le sens des multiples aventures, autant intérieures qu'extérieures, dont Nicholas Crabbe, écrivain anglais vivant à Venise, sera le héros. Lors d'une croisière solitaire l'emmenant jusqu'aux rivages de la Calabre, il assiste à un terrible tremblement de terre ; dans les ruines d'un village frappé par la mort, un seul être encore vivant : Ermenegilda, une adolescente dont la beauté ambiguë ravit sa féroce misogynie. Il la ramène à Venise, acceptant de la garder à son service à condition qu'elle ne soit plus, aux yeux du monde et de lui-même, qu'un garçon qu'il nommera Zildo. Si Nicholas vit pauvrement, c'est que, par amour de la liberté, il refuse toute contrainte : ses rapports de haine et de défi avec de lointains éditeurs anglais acharnés à l'exploiter, des hôteliers qu'il ne peut jamais payer, avec une étrange société vile et tarée, le mènent peu à peu à rompre tout contact humain. A cause de sa fierté et de sa sauvagerie, il finit par tomber dans une effroyable misère jusqu'au jour où, mourant de faim, il est sauvé de justesse par le fidèle Zildo à qui, obstinément, il avait voulu cacher sa déchéance. Et l'éblouissante vérité éclate. Le héros comprend que jusqu'alors il n'était que la moitié d'un être parti à la découverte de son autre moitié afin de devenir Un dans l'Amour. Zildo est cette seconde moitié ; ainsi Zildo peut-il redevenir Zilda, et l'unité de l'âme de Nicholas Crabbe est-elle enfin réalisée.
Le mot champagne est acquis à la langue française et en est même l'un des symboles, partie intégrante du savoir-vivre français, de sa culture et de ses célébrations. C'est la boisson de toutes les occasions. D'ailleurs, Winston Churchill disait à son sujet "qu'il la méritait" dans la victoire, mais qu'il en avait également besoin "dans la défaite". Pour autant, l'univers glamour dans lequel le champagne est ancré ne doit pas en faire oublier ses origines : celles d'un vin produit à partir de raisins. Au gré des pages et au fil de cet abécédaire, laissez-vous bercer par les mots qui définissent le mieux, pour Benjamin Roffet, ce merveilleux nectar, que ce soit des termes techniques, gastronomiques, ou le nom de personnalités liées au champagne.
La poésie de Nelly Roffé nous rejoint par sa provision du sud tempérée des étoiles brillantes du nord. Claire et fulgurante, elle est difficilement classifiable. Dans l'éloignement forcé, elle ne prétend pas supprimer la douleur : elle se conforme à faire des tours de prestidigitation entre ces étés-là et ces hivers-ci. Long et tenace, le parcours de sa mer profonde et intense ! La mer accompagne celui avec lequel elle entreprend un long exil depuis son Maroc natal. Sous la neige de son Montréal actuel battent les anges et les roses du sud. Les plus parfumées et inaccessibles sont celles de Chéchouan.
Cette édition réunit des lettres parues en 1914 dans différents journaux français et dans un recueil, La Dernière lettre, publié en 1922 aux éditions Ernest Flammarion, auquel nous empruntons notre titre. Le projet éditorial du recueil paru chez Flammarion est clair : rendre hommage aux soldats disparus. Par le choix des lettres, explicité par l'éditeur sur la page de titre elle-même : "Ces lettres ont été choisies par des pères qui pleurent un enfant mort pour la France et par d'anciens combattants réunis sous la présidence de M. le Maréchal Foch". Une courte lettre-préface, signée du Maréchal Foch, ouvre l'édition. En voici le texte, dont le propos est sans ambiguïté : "Le sacrifice de tous les soldats tombés pour la défense de la Patrie fut d'autant plus sublime qu'il fut librement consenti. Les "dernières lettres" montrent de façon touchante l'esprit idéal et pur dans lequel le sacrifice a été fait ; c'est un monument de plus à la Gloire impérissable du Soldat Français". Rééditer ces dernières lettres aujourd'hui constitue tout à la fois un geste d'hommage et un acte de résistance. Un geste d'hommage envers des vies brisées, broyées, massacrées, que cette réédition sauve d'une mort anonyme et oubliée... Mais un acte de résistance aussi, contre l'absurdité et le chaos qui nous menacent tous, encore et toujours. Lire ces lettres, enfin, c'est accueillir avec émotion et reconnaissance la leçon de vie et de mort que nous transmettent ces hommes. Le lecteur pourra faire sien, dans le silence de la lecture, les mots sur lesquels se referme le recueil. Simples, dignes et tendres, ce sont les ultimes paroles qu'adresse à sa mère le sous-lieutenant Rodolphe Wurtz, tombé en Champagne : "Bons baisers, donc, et du courage et de la force de coeur, dans la vie comme dans la mort".
Il retrace l'éducation visuelle que Patrick Hourcade a reçu à travers ses études d'historien d'art ( avec André Chastel) d'une part, et ses travaux avec les photographes de Vogue en 1976 et 1990, qui a donc été à l'origine aussi de l'exposition de 14 photos qui vient d'être présenter à l'automne dernier à la chapelle saint Louis de la Salpêtrière, et dont un portfolio vient d'être offert à la Bibliothèque Nationale. Ce livre répond à la question : "Quel a été le parcours qui m'a conduit ici ?" à travers les 14 photos de l'exposition et une série de photos référence de ses maîtres : Cécil Beaton, Jacques-Henri Lartigue, Guy Bourdin, Sarah Moon, Helmut Newton, Karl Lagerfeld, Nan Goldin... L'être se définit à travers le temps, balancier incontournable de son existence, chronologie absolue de ses actes présents et de ses souvenirs. L'évolution, soeur jumelle du temps, est une tension qui vous libère de vous même. L'émotion est le signe le plus tangible de la vie. La sensation n'est que le réflexe sous jacent. L'être se construit et se détruit au travers de ses émotions aux potentiels infinis. Être là, instantané de l'émotion, la puissance du moment, l'intensité de l'émotion crée l'intensité de la vie. Alors on peut avancer. L'être receveur et donateur d'émotions.
Au début du XIVe siècle, Abou Salim al-Jurâ'î, Ministre du Sultan, est reçu par le juge Ibn al-Hafid et le nouveau gouverneur Jarmûn. Au cours du dîner de réception, un incident met aux prises Chama, une jeune servante, et Abou Salim al-Jurâ'î. Toutefois celui-ci, sensible à l'exceptionnelle beauté de la jeune femme, la demande aussitôt en mariage à son maître... Mais al-Jurâ'î périt en mer au cours d'une campagne militaire. De retour à Salé, Chama épouse donc Ali, un Andalou fraîchement converti à l'islam, contre lequel s'acharne Jarmûn, qui la convoite. Elle ne trouvera protection qu'auprès du syndic des Chorfas de Salé et d'un ermite nommé Abou Moussa, doué de pouvoirs surnaturels. L'entraînant dans son sillage pour une mystique prière à la pluie, ce dernier sauve des femmes de la perdition par le mystère de sa sainteté. Ce livre, qui comme souvent chez l'auteur, entrecroise divers destins de femmes aux prises avec un monde d'hommes, milite pour un islam progressiste qui exalte l'image de la féminité et célèbre la victoire de la foi sur les perversions du pouvoir.
Dos Passos John ; Freeman Marc ; Astre Georges-Alb
Et en Amérique, ça leur plaît la guerre? Ils ignorent ce quec'est. Ils sont comme des enfants. Ils croient tout ce qu'on leurraconte; ils n'ont aucune expérience des affairesinternationales, comme vous, les Européens. A mon sens,notre entrée dans la guerre est une vraie tragédie." Paru pour lapremière fois à Londres, au lendemain de la guerre de 1914-1918, ce roman raconte comment l'auteur, frais émoulu deHarvard, découvre, en s'engageant comme ambulancier sur lefront français, les horreurs de la Grande Guerre. L'initiation deMartin Howe, le double transparent de John Dos Passos, sefait à travers l'absurdité des rapports humains, mais aussi àtravers la poésie furtive d'un Paris nocturne, d'une provincefrançaise inhabituelle, telle que seul le regard d'un grandromancier et d'un Américain pouvait la saisir. Publié en 1920et traduit en 1925, ce premier récit de l'auteur de ManhattanTransfer n'avait jamais été republié. Il est précédé de préfacesinédites de Dos Passos et de Georges-Albert Astre et illustréde dessins de l'auteur.