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L ONTOLOGIE DE MARX AUTO-PRODUCTION, TRAVAIL ALIENE ET CAPITAL
RODRIGO
VRIN
14,00 €
Épuisé
EAN :9782711625895
Interpréter le monde, transformer le monde. L'alternative est célèbre depuis les Thèses sur Feuerbach. Sa signification suscite pourtant les plus vifs débats, comme si l'ensemble des problèmes relatifs au statut du philosophique chez Marx se condensait dans l'énoncé laconique de la onzième Thèse, comme si le spectre de la philosophie et de la pensée abstraite n'en finissait décidément pas de hanter le(s) marxisme(s). On écarte ici la version exclusive de l'alternative, qui considère que c'est de deux choses l'une : ou l'on théorise comme l'ont toujours fait les philosophes, abstraitement, en reconduisant l'illusion de la primauté des représentations du réel par rapport à ce réel lui-même, ou l'on donne un fondement économico-historique concret à la réflexion en abandonnant le terrain de la spéculation - y compris dans sa variante dialectique (Hegel) - et celui de l'intuition sensible qui croit en être la réfutation (Feuerbach). Il est certes vrai que Marx dénonce aussi bien la philosophie de Hegel que celle de Feuerbach, mais il est tout aussi vrai que, des Manuscrits de 1844 jusqu'aux derniers textes du Capital, il a explicitement reconnu la " grandeur " de la conception du mouvement dialectique du réel chez Hegel, le " génie " d'Aristote en matière d'analyse formelle de l'échange marchand et de la monnaie, ou la profondeur de la " révolution théorique " accomplie par Feuerbach. La question à affronter est donc celle-ci : comment conciliait-il la dénonciation de " l'idéologie " philosophique avec l'hommage au génie, à la grandeur ou au sérieux de philosophes comme Aristote, Hegel et Feuerbach ? C'est en suivant cette voie qu'on espère retrouver le principe de l'ontologie de Marx.
A l'ombre du mont Ávila et de son Hôtel Humboldt, Caracas, capitale du Venezuela, est, comme le pays tout entier, en proie à une profonde crise. La ville se vide de ses habitants et s'emplit de chiens abandonnés. C'est dans cette société menacée par la déshérence que le général Martín Ayala confie par testament à son beau-fi ls, le critique de cinéma Ulises Kan, la mission de mettre sur pied une fondation pour sauver les chiens errants. Or, c'est compter sans l'opposition farouche des enfants du vieux militaire, les jumeaux Paul et Paulina, dont les motivations ne sont, hélas, pas seulement fi nancières. Elles laissent deviner les dessous d'une histoire familiale aussi conflictuelle que fascinante, et dans laquelle abondent les cadavres dans les placards - notamment celui d'un chien, détenteur d'un secret explosif.
Hélène Rodrigo, née au Vietnam, vécut le reste de sa vie romanesque dans le Gard (Concoules, Alès, Lasalle et Anduze). Tigres, bals du gouverneur, maisons noyées sous une végétation exotique furent son quotidien avant son retour en France dans les Cévennes, belles, rudes et sauvages, où l'entraide ne fut pas un vain mot. Figures locales et anecdotes désuètes illustrent son extraordinaire chemin de vie. Naquit alors Jean-Claude, son fils, figure locale tout autant appréciée, au parcours plus prosaïque, mais tout aussi abondant d'enseignements solidaires, riche d'anecdotes sur le vécu d'antan, conté à la façon des anciens. Des figures locales sont évoquées, des légendes sont rapportées, un art de vivre retranscrit. Jusqu'à l'irruption de Carole, petite-fille d'Hélène et fille de Jean-Claude. L'évolution sociétale, l'accélération de la vie et la perte des repères qui va de pair lui permettent de vivre trois vies en une sans toucher à un quelconque phénomène quantique ! Contrairement au temps de son aïeule, où donner un coup de volant vous mettait au ban de la société, les années 2000 "clippent et clappent" de revirements incessants, et la recherche du bonheur y préside. Les décennies s'égrènent en dissonances avant-gardistes. "Gardéchoise" , femme (et toujours petite-fille de...) en mal de bonheur, à cinquante-trois ans passés, Carole refait sa vie avec un jeune héros de télé-réalité, tels une Brigitte et son Président. L'actualité d'alors (le covid, la guerre, etc. .) lui insuffle l'impérieuse nécessité d'un retour à la terre, dans une recherche d'autosuffisance. En 2080, après vents et marées, après une infinitude de levers de soleils et de rondes de lunes incandescentes, cette fantastique épopée familiale s'achève... ou pas. On ne meurt pas chez les Rodrigo, on se réécrit...
La singularité la plus frappante de la philosophie d'Aristote est que, pour la toute première fois dans l'histoire de la pensée occidentale, elle institue avec la plus grande rigueur la pratique humaine dans son autonomie, tant vis-à-vis de la théorie que vis-à-vis de la technique. La rationalité des "choses humaines" - c'est à dire celle du monde auquel nous sommes, pour autant qu'il est configuré jusque dans son sens par notre pratique éthique et politique - ne relève en effet pour lui ni de la connaissance théorique des causes de ce qui est, ni d'un quelconque savoir-faire techniquement efficace ou rhétoriquement persuasif. Pratique, politique et bonheur humain s'articulent dès lors en une constellation de sens radicalement différente de celle que Platon, d'une part, et les sophistes, d'autre part, avaient pu mettre en place sous l'égide, pour le premier, de la sagesse théorique et, pour les seconds, de la compétence langagière. C'est cette constellation que le présent volume entreprend de parcourir. On entrecroise ici les thèmes directeurs de la praxis, du langage, du savoir politique et du bonheur humain. Cet entrecroisement permet de cerner les contours de la conception aristotélicienne de la "vérité pratique" et des modes du langage susceptibles de la dire au plus juste et de la faire partager. L'ordre spécifique du bonheur humain s'en trouve éclairé, ainsi que le rapport entre ce bonheur et les vertus, ou entre l'essence et le "type" dans le domaine de la connaissance pratique. Au bout du compte, c'est bien l'expérience d'une certaine "sensibilité du langage" philosophique à la spécificité de la pratique humaine que la lecture d'Aristote nous engage à redécouvrir et à refaire, chaque fois, à nouveaux frais.
Résumé : Parce qu'elle semble devoir rester prise entre réalité et idéalité, l'?uvre d'art n'a été philosophiquement pensée que comme représentation imitative, élan spirituel grevé de matière ou, dans le meilleur des cas, figuration sensible de l'Idée. Mais le meilleur fut aussi le pire : dès lors qu'elle fut vouée à la manifestation de l'Absolu, l'?uvre dut mourir en tant qu'?uvre d'art. Interroger " l'étoffe de l'art ", c'est rechercher un autre rapport entre le sens et la matérialité, une autre texture du sens ; c'est entreprendre de penser les ?uvres à partir de leur texture logique propre, et non plus à partir du " grand récit " idéaliste du Sens. Ce projet suppose une critique des catégories esthétiques usuelles, qui participent d'un univers logique tout à fait étranger à la phénoménalité des ?uvres. Au vrai, l'esthétique philosophique et l'histoire idéaliste de l'art ont toujours déchiré le tissu unitaire de l'expérience artistique. Cet essai s'applique donc à donner une analyse globale de cette expérience. L'élément ultimement mis au jour s'avère plus " archaïque " que les couples matière/forme, dessin/couleur, sensible/intelligible : c'est l'effet de tache, la résistance de toute ?uvre à l'esthétique qui est alors envisagée.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.