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Épicure et son école
Rodis-Lewis Geneviève
FOLIO
12,60 €
Épuisé
EAN :9782070327836
Anxieux devant la mort, l'homme se précipite, avide, dans le néant d'un avenir indéfini : mythes terrifiants, mots creux, désirs insatiables. Epicure nous rend à la plénitude de la vie présente. Le jeune Marx, encore marqué par l'idéalisme hégélien, avait discerné, dans cette philosophie de la liberté, des éléments dialectiques. Le matérialisme épicurien est assez souple pour passer par degrés, sans méconnaître la nouveauté des stades supérieurs, de la sensation à la réflexion, de la nature à la culture, du plaisir corporel, racine du bien-être, aux joies actives du savoir et de l'amitié, assez fortes pour annuler la douleur. L'invitation d'Epicure à se libérer s'adresse à chacun : hommes et femmes de tous âges et de toutes conditions. Car il n'est pas besoin d'être savant, ni d'attendre d'avoir gaspillé sa vie, pour apprendre à être heureux, ici-bas, maintenant.
Résumé : Entre autres privilèges, Descartes eut celui de susciter de son vivant passions et légendes. Aussi les biographes s'attachèrent-ils très tôt à retracer la vie de ce philosophe qui déclarait lui-même : " Je m'avance masqué. " Mais plus de trois siècles ont passé depuis le dernier d'entre eux, Adrien Baillet, qui publia en 1961 une vie de M. Descartes sur laquelle on a continué de faire fond jusqu'à aujourd'hui. Professeur honoraire à la Sorbonne, Geneviève Rodis-Lewis, à qui ses travaux sur Descartes ont valu le Grand prix de l'Académie, pouvait seule défaire, reprendre et refaire Baillet. Sa connaissance exhaustive des textes et des sources lui a permis non seulement d'intégrer à leur place les documents récemment découverts, mais aussi d'en produire d'inédits. C'est un éclairage entièrement renouvelé qui est projeté sur l'auteur du Discours de la méthode, les circonstances de sa naissance et sa formation au collège de La Flèche, les fameux "songes " de 1619 et la période de crise féconde dont ils sont le centre, l'amitié avec Mersenne, la " Querelle de l'athéisme " et la " métaphysique de 1629 ", les polémiques avec les théologiens calvinistes de Hollande, sa rencontre avec la princesse Elisabeth de Bohême et avec la reine Christine de Suède, sa mort à Stokholm, enfin. Toutes informations et précisions qui modifient sensiblement notre connaissance de l'architecture complexe du Discours et des méditations métaphysiques.
Le système cartésien est profondément enraciné dans la métaphysique, qui s'impose avant (et non plus après : meta) la physique. Pourtant, après avoir aspiré à une vie active, Descartes découvre avec Beeckman la "physico-mathématique", qui applique à toute la nature une méthode à modèle mathématique. Les songes de 1619 confirment sa vocation à progresser sur le chemin de la vérité. Optique, dioptrique, météores occupent ses années parisiennes, jusqu'à sa retraite aux Pays-Bas où les neuf premiers mois sont consacrés à un "commencement de métaphysique" que Descartes interrompt quand il apprend l'observation de faux soleils : leur explication lui fait élargir la science à l'ensemble du Monde (y compris les vivants) à partir "de la lumière". Puis il renonce à le terminer, et fait connaître sa méthode dans le Discours, avec un résumé de la métaphysique. Comment Descartes avait-il été incité à démontrer que l'existence de Dieu est plus certaine que les. mathématiques ? Et quels furent les thèmes nouveaux des Méditations ? Alors l'arbre de la philosophie va s'élever et déployer ses branches, jusqu'à ce dernier fruit, la générosité. Seule la mort interrompt La Recherche de la Vérité, son "principal bien en cette vie".
Peu de philosophies ont suscité autant d'interprétations que celle de Descartes : celui-ci répond-il fondamentalement à une orientation scientifique ou à une orientation métaphysique ? Est-il le père de l'idéalisme moderne, le promoteur d'un nouveau rationalisme ou le philosophe de l'expérience intérieure, soucieux de justifier la croyance réaliste au monde extérieur ? Dans son étude, aujourd'hui classique, Geneviève Rodis-Lewis, des textes de jeunesse jusqu'aux travaux inachevés de la maturité, se règle sur le motif avoué par le philosophe : " Avancer en la recherche de la vérité ... c'est en cela que consiste mon principal bien en cette vie ". Cette étude, parue en 1971 a longtemps servi et servira encore, par sa solidité et sa compétence scrupuleuse, de parfaite introduction à la philosophie de Descartes. Elle est enrichie de notes abondantes : les références sont données en bas de page, les notes de commentaire, d'une grande utilité, sont renvoyées à la fin du volume.
Désireux d'orner les murs de sa nouvelle demeure parisienne, le noble Jean Le Viste commande une série de six tapisseries à Nicolas des Innocents, miniaturiste renommé à la cour du roi de France, Charles VIII. Surpris d'avoir été choisi pour un travail si éloigné de sa spécialité, l'artiste accepte néanmoins après avoir entrevu la fille de Jean Le Viste dont il s'éprend. La passion entraînera Nicolas dans le labyrinthe de relations délicates entre maris et femmes, parents et enfants, amants et servantes. En élucidant le mystère d'un chef-d'oeuvre magique, Tracy Chevalier ressuscite un univers de passion et de désirs dans une France où le Moyen Age s'apprête à épouser la Renaissance. Tracy Chevalier est américaine et vit à Londres depuis 1984 avec son mari et son fils. Son roman La jeune fille à la perle a rencontré un succès international.
Changer d?activité, de femme, d?environnement, de personnalité voire même d?apparence physique? tout mettre en oeuvre pour devenir quelqu?un d?autre, c?est le pari improbable qu?ont décidé de se lancer un soir deux inconnus alcoolisés, l?encadreur Thierry Blin et le commercial Nicolas Gredzinski. A travers le portrait taillé serré de ces deux anonymes, Tonino Benacquista revisite le mythe de la quête identitaire, de ses enjeux incertains à ses implications souvent cruelles. Blin et Gredzinski avaient tout pour être heureux, un travail, des amis, une femme, mais pour autant, ils ne l?étaient pas. Leur rencontre aussi fortuite que déterminante sur un court de tennis va renverser leur vie, qui prend alors une direction distincte et inconnue. Mais si les deux hommes finissent bien par changer, en bien ou en mal, leur façon de faire est très différente. Quand le premier agit avec conscience et méthode pour se transformer point par point en son contraire, et devenir détective privé à l?identité nouvelle, le second ne fait rien, ou plutôt croit ne rien faire, si ce n?est de se laisser tomber dans l?alcool, avec un plaisir grinçant... Cette opposition de styles dessinée chapitre après chapitre autour des deux personnages qui ne se reverront plus, confère au roman toute sa verve et son originalité. Certes, on ne rit pas là beaucoup, le sujet ainsi traité nous renvoyant souvent à nos propres questionnements, mais on apprécie d?être le spectateur discret d?une transformation qu?on aurait rêvé être la nôtre sans oser se l?avouer? --Guillaume Folliero
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»
Jamais pharaon n'aura autant intrigué. L'inventeur du monothéisme, qui défia au péril de sa vie la colère des dieux et de leurs gardiens, était-il un fou ou un visionnaire ? A-t-il été assassiné? La Grande Epouse royale Néfertiti a-t-elle influé sur les décisions du maître de l'Egypte. Tant de siècles écoulés ont éparpillé les pièces de ce puzzle... Au fil des pages, deux égyptologues, Judith Faber et Philippe Lucas, vont tenter de décrypter l'énigme du dieu roi. S'appuyant sur les thèses les plus récentes, Gilbert Sinoué plonge, à la manière d'une enquête policière, au c?ur du mystère de l'une des figures les plus fascinantes de l'Egypte ancienne.