Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
LE DEVELOPPEMENT DE LA PENSEE DE DESCARTES
RODIS-LEWIS
VRIN
35,00 €
Épuisé
EAN :9782711613014
Le système cartésien est profondément enraciné dans la métaphysique, qui s'impose avant (et non plus après : meta) la physique. Pourtant, après avoir aspiré à une vie active, Descartes découvre avec Beeckman la "physico-mathématique", qui applique à toute la nature une méthode à modèle mathématique. Les songes de 1619 confirment sa vocation à progresser sur le chemin de la vérité. Optique, dioptrique, météores occupent ses années parisiennes, jusqu'à sa retraite aux Pays-Bas où les neuf premiers mois sont consacrés à un "commencement de métaphysique" que Descartes interrompt quand il apprend l'observation de faux soleils : leur explication lui fait élargir la science à l'ensemble du Monde (y compris les vivants) à partir "de la lumière". Puis il renonce à le terminer, et fait connaître sa méthode dans le Discours, avec un résumé de la métaphysique. Comment Descartes avait-il été incité à démontrer que l'existence de Dieu est plus certaine que les. mathématiques ? Et quels furent les thèmes nouveaux des Méditations ? Alors l'arbre de la philosophie va s'élever et déployer ses branches, jusqu'à ce dernier fruit, la générosité. Seule la mort interrompt La Recherche de la Vérité, son "principal bien en cette vie".
Descartes René ; Huisman Denis ; Rodis-Lewis Genev
Dans son Discours de la méthode, Descartes semble annoncer Le Corbusier quand il rêve de villes tracées au cordeau, délivrées du désordre médiéval, et qu'il compare l'empilement chaotique des savoirs hérités de la tradition à ces constructions de guingois encombrant le coeur de la capitale. Déplorant la confusion de leur agencement et magnifiant la transparence des édifices rationnels, Descartes formule le projet utopique d'un futur proche où l'homme se serait rendu "comme maître et possesseur de la nature". Relire le Discours de la méthode c'est à cet égard remonter à la source des fantasmes prométhéens de la modernité. Cependant, Descartes redevient philosophe dès lors qu'il rejoint sa chambre et nous invite, à son instar, à nous arrêter en chemin pour tester la solidité de nos certitudes. C'est à l'âge d'homme, quand le savoir accumulé obscurcit l'esprit, qu'il faut savoir s'offrir, au moins une fois en sa vie, le luxe du doute. Faites place nette sur votre table de chevet pour y déposer, comme une purge aux vertus cathartiques, ce texte radicalement moderne ! --Paul Klein
Résumé : La préface des Principes oppose les quatre premiers degrés d'une sagesse empirique, fondée sur les notions communes, l'expérience sensible et la fréquentation d'autrui dans la conversation ou la lecture (IX, B, 5), à la morale la plus achevée qu'il situe ainsi au sommet du système : " Toute la philosophie est comme un arbre, dont les racines sont la métaphysique, le tronc est la physique et les branches qui sortent de ce tronc sont toutes les autres sciences, qui se réduisent à trois principales, à savoir la médecine, la mécanique et la morale ; j'entends la plus haute et la plus parfaite morale, qui présupposant une entière connaissance des autres sciences, est le dernier degré de la sagesse. "
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.