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L'Art
RODIN AUGUSTE
GRASSET
22,34 €
Épuisé
EAN :9782246192459
Ceux qui ont eu le bonheur d'approcher Rodin et de l'entendre parler, comme il s'exprime dans ses entretiens avec Gsell, ont plus d'une fois été frappés par le solide bon sens et la subtilité d'esprit de ce rude manieur de pierre. Il faut être très reconnaissant à ce Rodin génial, et qui semblait le type même de l'inspiré, d'avoir raisonnablement nié le rôle de l'inspiration : " Elle n'existe pas. " Mais il savait ce qui la remplace : la patience, la sagesse, l'attention, la volonté, et l'honnête labeur de l'ouvrier. Tiens ! Tiens ! Voilà donc un romantique qui met le métier au-dessus du génie. Ce qui me paraît digne d'attention dans ces propres rodiniens, c'est qu'ils ne sont pas seulement utiles aux sculpteurs, mais à tous les artistes, et même à tous les écrivains : Rodin s'exprimant là moins en technicien qu'en philosophe. N'est-ce pas précisément là ce qui fait de Proust un grand romancier, dans la bonne lignée des maîtres ? Il ne dessine pas en surface. Pour en revenir à Rodin, on est content de constater que voilà pour une fois un sculpteur qui donne à penser.
Ces entretiens parus en 1911, six ans après la mort de Rodin, proposent un voyage dans l'oeuvre et la technique du sculpteur, dans son travail « au service de la Nature » fidèle à une conception gréco-romaine et contemplative de l'art. L'artiste de la « ressemblance avec l'âme » livre le secret de sa science du modelé (considérer les formes en profondeur, la surface devant toujours surgir comme l'extrémité d'un volume...). On mesure mieux la sensualité, la vitalité de ses créations, et leur mouvement, magistralement défini comme « transition d'une attitude à une autre ». Rodin nous lègue ici les pages humbles et flamboyantes de son testament esthétique.
Ecrit avec force et passion, ce livre est celui d'un sculpteurgénial qui prend la défense des cathédrales, trop longtempsnégligées au cours des siècles précédents. Auguste Rodin(1840-1917) nous fait découvrir sous un jour nouveau lesgrandes cathédrales de France: Etampes, Mantes, Nevers,Amiens, Le Mans, Soissons, Reims, Laon, Chartres ou Notre-Dame de Paris. Ce chant d'amour mêle l'émerveillement et lelyrisme devant ces incomparables édifices. Paru pour lapremière fois en 1914, cet essai complète la connaissance deRodin et révèle une source primordiale de son inspiration.
Riche de 320 lettres, la correspondance entre Auguste Rodin (1840-1917) et Antoine Bourdelle (1861-1929) couvre quelque vingt années. Vingt années de création, vingt années d?amitié qui voient, de 1893 à 1912, les deux artistes échanger autour de l?art et de la vie. Aux premiers envois qui trahissent des rapports hiérarchiques et déférents, s?ensuivent rapidement des lettres plus enlevées où sourdent la sympathie et la complicité. Au praticien Bourdelle et au maître «Monsieur Rodin» succèdent de «chers amis», pleins d?une admiration réciproque que la gloire et ses rançons n'altèreront jamais. Sous la plume des deux artistes, défilent les années et les questions, les doutes et les craintes. On y parle de la taille des marbres, on y dit la peur de ne pouvoir tenir les délais, on y écrit les succès. Ici l?argent qui ne vient pas, les comptes que l?on règle, le conseil esthétique, là les joies que l?on partage. De la prose du quotidien à la poésie de l'éternel, ces lettres effleurent la condition artistique et la condition humaine, celles de deux grands créateurs décidés à liquider les affaires courantes et à régénérer leur siècle. Entre les lignes ou au pied de la lettre, c'est l'histoire de l'art qui se lit et s'écrit, c'est l'histoire, enfin, de deux hommes décidés à s'aider et à collaborer, coûte que coûte. En 1907, Bourdelle l'écrit à Rodin à sa manière : «Ma volonté est avant tout d'amoindrir de toutes mes forces l'immense travail que vous menez...»
« Faire avec ses mains ce que l’on voit, voilà la loi souveraine. »L’art du sculpteur est d’observation, pas de commentaire, comme l’affirme Auguste Rodin (1840-1917). Pourtant, parvenu à la maturité – et ce n’est pas le moindre de ses paradoxes –, l’artiste se met à écrire et à commenter ; les archives du musée qui porte son nom à Paris rassemblent un impressionnant volume de textes et d’articles, bien souvent jamais republiés, donnés à la presse par le maître au début du XXe siècle. On y lit sa profession de foi « naturaliste », ses réflexions sur la Beauté, son éloge de l’Antique, sa défense des cathédrales gothiques, ses coups de gueule contre la modernité et les mauvaises restaurations, son amour de la danse et du mouvement.
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...