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Fuochi sparsi. Le monde comme alphabet ii
Rodari Florian
BRUIT DU TEMPS
32,00 €
Épuisé
EAN :9782358732147
Historien de l'art et commissaire d'exposition, Florian Rodari, qui débuta très tôt sa carrière au Cabinet des estampes de Genève, avait réuni aux éditions Gallimard, il y a bientôt dix ans, une partie de ses essais sur l'art, mais en limitant son choix à ceux qui traitent du domaine de sa compétence première, c'est à dire au dessin, à la gravure et à la photographie, et donc au domaine du noir et blanc. Albane Prouvost, qui signe l'avant-propos de ce nouveau livre, l'a incité à réunir une grande part de ses autres écrits, d'origine et de dates très diverses. Ainsi, de Balthus à André Volkonski, l'univers déchiffré s'élargit-il aux violences somptueuses des couleurs de Bram van Velde, à "l'irruption de l'in- connu" dans la voix d'Angelika Kirchschlager, à "l'onde de choc" que provoque chez lui la poésie de Jacques Dupin. Et donc à la peinture, à la musique, à la littérature et, au-delà-même des oeuvres, aux êtres et aux lieux qui ont été des rencontres capitales ; à tous ces foyers lumineux qui, au cours d'une vie, sont venus nous faire signe, "nous avertir de la pré- sence encore voilée d'une vérité essentielle que pour rien au monde il ne faudrait laisser échapper". Comme le note la préfacière, "les textes réunis dans ce livre n'obéissent pas à un projet mais à une logique intérieure très ferme, à un feu inté- rieur qui dessine en creux une vision exigeante de l'art, de la poésie autant qu'un portrait de l'auteur en jeune homme ardent". Et n'est-ce pas, en effet, comme elle le laisse entendre, marcher sur la tête que de vouloir encore, l'âge venu, rester dans cet état d'émerveillement que l'on a éprouvé, enfant, en voyant pour la première fois s'ouvrir le rideau rouge du théâtre guignol, et de s'obstiner, avec le même enthousiasme juvénile, avec la même attention exigeante.
Rodari Florian ; Bousquet Marie-Christine ; Vogt P
Cet ouvrage propose un regard subjectif sur l'art de l'estampe, en évoquant toutes les techniques, depuis les premières impressions sur bois du XVe siècle jusqu'aux inventions plus libres des xixe et xxe siècles. Cette approche libre et sensible tend à favoriser les affinités entre maîtres anciens et créateurs contemporains réunis au sein de cette riche collection constituée, d'un côté, par les grands exemples de Dürer, Rembrandt, Canaletto, Piranèse, Goya, Daumier, Degas ou Bonnard et, de l'autre, par les créations des artistes oeuvrant à l'Atelier de Saint-Prex, en Suisse. Tel est d'ailleurs le but de la Fondation Cuendet qui ne cherche jamais à établir des comparaisons ou à sanctionner des hiérarchies mais à rappeler que les interrogations formelles et les ambitions techniques se répondent depuis toujours, d'oeuvre en oeuvre, en transcendant le temps.
Gregorio Calvi di Bergolo a bâti obstinément une œuvre qui se sera uniquement préoccupée de traduire la vérité du spectacle qui se déployait à ses yeux - portraits, natures mortes, vues de villes et paysages - et qui se dérobait pourtant sans cesse au souci qu'il avait d'en percer le secret. Né à Turin en 1904, Calvi séjourne quelques années à Paris, mais revient dans sa ville natale, dont le décor compte beaucoup pour lui. Son réalisme se fonde sur une technique éprouvée durant de longues années dans un travail de copie d'après les maîtres et dans de nombreuses recherches pour obtenir un matériau et une technique qui sachent répondre à un besoin fortement développé chez lui de durer. Sa vision de la capitale piémontaise, du dessin de ses rues et de ses places, puis de la campagne environnante, est marquée par l'exemple rigoureux de la photographie et de ses cadrages. Dès 1964, ses tableaux sont traversés par un souffle nouveau, que certains ont voulu rapprocher de la poésie métaphysique de son aîné Giorgio De Chirico, mais qui, en vérité, résulte d'un regard traduisant une extrême attention au mouvement de la lumière sur les choses, à la surface des terres, aux ombres dans les ciels changeants. Au cours de cet œuvre ultime, conçu entre 1964 et 1975 environ, le peintre met en scène, dans de grands paysages nobles et désolés, une relation au temps et à l'inquiétude qui reflète cette rapide dépossession des territoires communs et ce rétrécissement de l'espace auxquels notre époque se trouve confrontée et assiste impuissante.
Résumé : Pour les amateurs d'estampes, le nom de Claude Mellan brille au firmament des graveurs. L'exposition que la Fondation Cuendet prépare en collaboration avec le Cabinet des estampes du Musée Jenisch s'interroge sur l'art d'un graveur qui fait figure de maître absolu dans le domaine du burin. Depuis toujours la sobriété de son langage, ses prouesses techniques et la beauté de ses images ont fasciné les amateurs. Ce catalogue d'exposition offre un parcours exceptionnel dans l'ouvre gravé de Mellan et dans sa méthode rationnelle qui familiarisera le public avec le secrets d'un métier singulière.
Résumé : De la série des Saltimbanques remontant à 1905 aux dernières planches érotiques des 347 eaux-fortes, gravées en 1968, Picasso n'a cessé de privilégier le thème du spectacle dans son recours à l'estampe. Du chapiteau à l'atelier, de l'atelier à l'arène et de l'arène à l'alcove, ce sont les prouesses du cirque, les créations des peintres et sculpteurs, le ballet des taureaux, chevaux, toreros animant la corrida, les joutes d'amour des corps entrelacés qui sont tour à tour présentés sur le devant de la scène. Cette "Grande parade" est magnifiquement évoquée dans ce catalogue et dans l'exposition rendue possible par les dépôts successifs de la Fondation Coninx, de la Fondation Planque et de la Fondation Cuendet & Atelier de Saint-Prex.
Professeur de littérature américaine, traducteur et essayiste, Marc Amfreville est l'auteur de Charles Brockden Brown. La part du doute (Belin, 2000), Herman Melville, Pierre or the Ambiguities. L'ombre portée (Ellipses, 2003), et Ecrits en souffrance (Michel Houdiard, 2009). En 2006, il a reçu le prix Maurice Edgar Coindreau pour sa traduction du livre de Monique Truong, Le Livre du sel, Rivages, 2005.
Publié en 1907, deux ans après Monteriano, Le plus long des voyages est le roman le plus autobiographique de Forster, et celui qu'il était "le plus heureux d'avoir écrit", si l'on en croit l'"Introduction de l'auteur" qu'il lui adjoignit en 1960, publiée ici pour la première fois en français.
Nouvelle édition établie et présentée ("Je ne mourrai pas tout entier") par Luba Jurgenson. Traduction du russe par Nina Berberova et Mina Journot. révisée et complétée par Luba Jurgenson. Enfin publié ici dans son intégralité pour la première fois au monde et sous son titre original, Voyage au pays des Ze-Ka est l'un des plus bouleversants témoignages jamais écrits sur le Goulag. Le livre était paru en France en 1949 sous le titre La Condition inhumaine, bien avant les chefs-d'oeuvre de Soljenitsyne et de Chalamov. Cet hallucinant récit de cinq années passées dans les camps soviétiques ne le cède en rien à ceux de ses célèbres successeurs, ni pour la qualité littéraire, ni pour l'acuité de pensée et la hauteur de vue avec lesquelles l'auteur s'efforce de donner un sens à son expérience, aux limites de l'humain.
Publié en Angleterre en 1905, traduit en français en 1954 par son ami, l'écrivain et critique Charles Mauron, Monteriano est le premier roman d'E. M. Forster. Quelques années avant le célèbre Avec vue sur l'Arno (adapté au cinéma en 1986 par James Ivory sous le titre Chambre avec vue), Forster y explore déjà le thème du voyage initiatique et du choc des cultures: la société anglaise étriquée de Sawston confrontée aux sortilèges d'un petit coin d'Italie, modelé sur la cité toscane de San Gimignano. "Philippe fixait son regard sur le campanile d'Airolo. Mais ce sont les images du beau mythe d'Endymion qu'il voyait. Cette femme restait, jusqu'à la fin, une déesse. Nul amour ne pouvait être dégradant pour elle: elle était hors de ce qui se dégrade. Ce dernier épisode, qu'elle jugeait si vil, qu'il jugeait si tragique, lui offrit, en tout cas, une beauté suprême. Philippe se sentit porté à une hauteur telle qu'il eût pu, désormais, sans regret, avouer à la jeune fille sa propre adoration. A quoi bon? Tout le merveilleux était arrivé."