Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Calvi di Bergolo
Rodari Florian
DOGANA
65,00 €
Épuisé
EAN :9782940055418
Gregorio Calvi di Bergolo a bâti obstinément une œuvre qui se sera uniquement préoccupée de traduire la vérité du spectacle qui se déployait à ses yeux - portraits, natures mortes, vues de villes et paysages - et qui se dérobait pourtant sans cesse au souci qu'il avait d'en percer le secret. Né à Turin en 1904, Calvi séjourne quelques années à Paris, mais revient dans sa ville natale, dont le décor compte beaucoup pour lui. Son réalisme se fonde sur une technique éprouvée durant de longues années dans un travail de copie d'après les maîtres et dans de nombreuses recherches pour obtenir un matériau et une technique qui sachent répondre à un besoin fortement développé chez lui de durer. Sa vision de la capitale piémontaise, du dessin de ses rues et de ses places, puis de la campagne environnante, est marquée par l'exemple rigoureux de la photographie et de ses cadrages. Dès 1964, ses tableaux sont traversés par un souffle nouveau, que certains ont voulu rapprocher de la poésie métaphysique de son aîné Giorgio De Chirico, mais qui, en vérité, résulte d'un regard traduisant une extrême attention au mouvement de la lumière sur les choses, à la surface des terres, aux ombres dans les ciels changeants. Au cours de cet œuvre ultime, conçu entre 1964 et 1975 environ, le peintre met en scène, dans de grands paysages nobles et désolés, une relation au temps et à l'inquiétude qui reflète cette rapide dépossession des territoires communs et ce rétrécissement de l'espace auxquels notre époque se trouve confrontée et assiste impuissante.
Né dans la campagne vaudoise en 1910, Jean Planque s'est très tôt fait remarquer par sa capacité à distinguer les tableaux de qualité. Son "oeil" semble infaillible: c'est que, peintre lui-même, toujours insatisfait de son travail, il interroge les images des autres avec l'expérience du dedans. En 1954, le jeune Ernst Beyeler lui propose de collaborer à sa galerie bâloise, promise, grâce à l'activité des deux hommes, à un brillant succès dans les décennies suivantes. Pendant les quelque vingt années de son activité d'acheteur à Paris pour le compte de Beyeler, Planque aura l'occasion de se lier d'amitié avec de nombreux artistes, qui, comme Giacometti, Dubuffet ou Picasso, témoigneront une entière confiance à cet amateur d'un rare discernement et vibrant de passion. Au gré de ces rencontres, dons et achats enrichissent peu à peu sa collection personnelle qui reflétera parfaitement, quand Planque cessera son activité en 1972, son goût exigeant et ses choix visionnaires. Le collectionneur suisse s'est placé, dès les prémices de son activité, sous le signe de Cézanne, pour qui il professe une véritable adoration, autant d'ailleurs à l'égard de l'homme qui renonça à toute ambition matérielle et sociale pour accomplir librement son oeuvre, qu'à l'égard de l'inventeur de l'art moderne. Il s'établira même durant quelques années au pied de la montagne Sainte-Victoire afin, dira-t-il, de "refaire Cézanne sur nature". Le dépôt de sa collection au musée Granet est ainsi l'aboutissement d'une longue histoire personnelle qui conduit de l'admiration pour l'oeuvre du maître d'Aix au désir ardent de la voir mieux représentée dans sa ville natale.
Résumé : En 1968, le sculpteur Sorel Etrog, né en Roumanie, réfugié en Israël après la guerre, puis installé à New York et à Toronto à partir du début des années 1960, réalise une impressionnante série de fusains, peintures et sculptures à partir du tableau de Picasso, Guernica. A travers cette réinterprétation de la fameuse toile, Etrog évoque le drame vécu par les siens en 1941, lors des pogromes perpétrés par les nazis à Iassi. A l'occasion de l'exposition "Sorel Etrog, Tagets", qui se tiendra à partir du 3 novembre 2022 à Aix-en-Provence, à la Chapelle des Pénitents du Musée Granet où la collection de Jean Planque est déposée, Florian Rodari analyse le thème du Link, thème très tôt adopté par cet artiste dont toute l'oeuvre interroge avec passion les articulations essentielles qui permettent aussi bien au corps qu'à l'esprit de s'exprimer.
Résumé : Pour les amateurs d'estampes, le nom de Claude Mellan brille au firmament des graveurs. L'exposition que la Fondation Cuendet prépare en collaboration avec le Cabinet des estampes du Musée Jenisch s'interroge sur l'art d'un graveur qui fait figure de maître absolu dans le domaine du burin. Depuis toujours la sobriété de son langage, ses prouesses techniques et la beauté de ses images ont fasciné les amateurs. Ce catalogue d'exposition offre un parcours exceptionnel dans l'ouvre gravé de Mellan et dans sa méthode rationnelle qui familiarisera le public avec le secrets d'un métier singulière.
Résumé : De la série des Saltimbanques remontant à 1905 aux dernières planches érotiques des 347 eaux-fortes, gravées en 1968, Picasso n'a cessé de privilégier le thème du spectacle dans son recours à l'estampe. Du chapiteau à l'atelier, de l'atelier à l'arène et de l'arène à l'alcove, ce sont les prouesses du cirque, les créations des peintres et sculpteurs, le ballet des taureaux, chevaux, toreros animant la corrida, les joutes d'amour des corps entrelacés qui sont tour à tour présentés sur le devant de la scène. Cette "Grande parade" est magnifiquement évoquée dans ce catalogue et dans l'exposition rendue possible par les dépôts successifs de la Fondation Coninx, de la Fondation Planque et de la Fondation Cuendet & Atelier de Saint-Prex.