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Subversion et subvention. Art contemporain et argument esthétique
Rochlitz Rainer
GALLIMARD
15,50 €
Épuisé
EAN :9782070737918
Excès d'honneur, excès d'indignité. L'art contemporain, dans sa réception par la critique comme par le public, est décidément voué à ces deux écueils. La critique a renoncé à toute évaluation, le public à toute compréhension, l'esthétique à toute légitimation. Assurément, arguant de l'introduction d'un urinoir dans un musée par Duchamp, les artistes prétendent décider seuls de ce qui est ouvre d'art, grâce à la subversion de tous les critères établis du jugement esthétique. Cette subversion fait désormais l'objet d'une subvention attentionnée par les musées d'Etat et les galeries, soucieux de prouver leur libéralisme à une critique aveuglément acquise le plus souvent. Ce jeu ambigu, fait de complicités et d'antagonismes, artistes et institutions s'y livrent depuis les années soixante. Plus que jamais, pourtant, bien que l'alliance de la subversion et de la subvention vise à le mettre hors jeu, le jugement esthétique demeure nécessaire. Objet industriel détourné ou dupliqué, intervention militante, proclamation politique, une ouvre n'est d'art que si la qualité artistique qu'elle ambitionne peut être justifiée et partagée. Il est donc urgent, aujourd'hui, tout autant de prendre les ambitions des artistes en considération que d'élaborer à nouveaux frais une argumentation esthétique attentive à la logique interne de l'ouvre contemporaine, à la fois profane et distincte du principe de plaisir, exigeante sans prétendre à la vérité absolue, libre d'obligations sociales mais susceptible d'être l'enjeu de critiques rigoureuses.
Résumé : La philosophie doit désormais partager ses prérogatives avec les compétences des historiens et des sociologues, des politistes et des psychologues, des linguistes et des anthropologues. Que lui reste-t-il en propre, et qu'apporte-t-elle aux recherches spécialisées dans ces différents domaines ? L'?uvre de Jürgen Habermas donne à cette question une multiplicité de réponses tout en contribuant elle-même avec technicité à plusieurs de ces disciplines. Elle propose une réflexion sur la façon dont les solutions rationnelles et les idées nouvelles naissent de discussions sans entraves. Dans son ?uvre la plus récente, Habermas, en débat critique avec Rawls et Dworkin notamment, propose une théorie de la démocratie, régime fondé sur le droit moderne allié au principe de discussion. Pour les démocraties contemporaines, en Europe notamment, il fait apparaître la formation d'une identité post-nationale. Venant d'horizons divers, les contributions à ce recueil, à commencer par celle d'Habermas lui-même, reflètent le va-et-vient entre une autoréflexion de la raison philosophique, en débat avec quelques-uns des principaux penseurs contemporains, et sa double projection, théorique et pratique, dans l'espace public politique.
Longtemps j'ai été convaincu que l'entreprise d'une théorie critique de la société devait en premier lieu faire ses preuves sur le plan de la méthodologie et de l'épistémologie... Je l'ai abandonnée depuis que la tentative pour introduire la théorie de l'activité communicationnelle d'un point de vue méthodologique m'a conduit dans une impasse... Ce que je mets en doute, c'est seulement la prémisse implicite selon laquelle la méthodologie et l'épistémologie sont la voie royale d'une analyse des fondements de la théorie sociale." Publiés sur une quinzaine d'années (1966-1982) les textes ici réunis peuvent être considérés comme le "laboratoire" de la Théorie de l'agir communicationnel (1981). Ils sont traduits et présentés par Rainer Rochlitz (1946-2002) l'un des grands diffuseurs de la pensée de Habermas en France. En témoignent leurs nombreux échanges ainsi que le livre, Habermas, l'usage de la raison, Puf, coll. Débats philosophiques, 2002.
Rochlitz Rainer ; Bouchindhomme Christian ; Rochli
Philosophie contemporaine. Ce volume d'écrits philosophiques de Rainer Rochlitz rassemble les études qu'il a publiées dans la revue Critique et qui concernent d'importants ouvrages philosophiques contemporains. Plus que des analyses érudites, les recensions de Rainer Rochlitz, dans la clarté lapidaire de leur expression. sont autant d'exercices qui nous invitent à développer notre capacité de jugement politique à partir de la lecture d'auteurs pour lesquels le politique touche au coeur même de la question du sens de l'existence en société. Le souci majeur de Rainer Rochlitz dans sa réflexion est de préserver et faire fructifier une vision politique de l'Europe qui plonge ses racines dans la meilleure tradition héritée des Lumières. (Jeffrey Andrew Barash)
Produit de la centralisation monarchique et des révolutions modernes, l?État-nation apparaît aujourd?hui bien mal adapté à l?intégration économique mondiale. Les eurosceptiques, qui en revendiquent l?héritage et affirment sa pérennité, redoutent l?ouverture des frontières et appellent au refus de la mondialisation des échanges. Les euro-libéraux, qui se satisfont d?une Europe du grand marché, n?ont que faire des structures politiques et se moquent des malheurs de nos États nationaux. Les fédéralistes, qui revendiquent à la fois l?ouverture des frontières et la formation d?un espace politique intégré à l?échelle européenne, fondent leur position sur la nécessité d?élever le pouvoir politique à la hauteur de la puissance nouvelle de l?économie afin de lui faire contrepoids. Jürgen Habermas est de ceux-là. L?un des plus grands philosophes contemporains réfléchit ainsi à l?avenir des États nationaux en Europe dans le nouveau contexte mondial. Il dessine les contours d?une politique européenne qui ferait toute sa place à l?exercice de la citoyenneté et à la mise en ?uvre de la justice sociale.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.