Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Désenchantement de l'art
Rochlitz Rainer
GALLIMARD
27,50 €
Épuisé
EAN :9782070727773
Cette étude systématique veut restituer dans le foisonnement des écrits de Walter Benjamin la logique interne des formes, des thèmes et des conceptions qui se chevauchent et se succèdent, évaluer, à travers les prémisses, les impasses et les changements d'orientation, la contribution de Benjamin aux disciplines qu'il a affrontées : philosophie du langage, esthétique, pensée de l'histoire. Partisan au départ d'une esthétique du sublime inspirée notamment par Hölderlin, Benjamin change deux fois d'orientation : à partir de Sens unique (1928), il se tourne vers les avant-gardes et tente de mettre son écriture au service de la politique, au point de sacrifier l'art dans son essai sur la reproductibilité technique ; puis, avec le Narrateur (1936) et dans ses écrits sur Baudelaire, il cherche au contraire, dans son évaluation du prix de la modernité, à restaurer l'autonomie esthétique. Sans doute ces changements de direction contribuent-ils à rendre inachevable le grand projet des Passages parisiens. Mais ils conduisent pour finir aux Thèses sur l'histoire et à leur volonté de rétablir des significations oubliées ou occultées, des voix étouffées sans lesquelles il ne saura y avoir d'humanité réconciliée. Alors se révèle le caractère éthique et politique de la critique d'art, qui prétend repérer dans les oeuvres les signes historiques d'un salut possible.
Produit de la centralisation monarchique et des révolutions modernes, l?État-nation apparaît aujourd?hui bien mal adapté à l?intégration économique mondiale. Les eurosceptiques, qui en revendiquent l?héritage et affirment sa pérennité, redoutent l?ouverture des frontières et appellent au refus de la mondialisation des échanges. Les euro-libéraux, qui se satisfont d?une Europe du grand marché, n?ont que faire des structures politiques et se moquent des malheurs de nos États nationaux. Les fédéralistes, qui revendiquent à la fois l?ouverture des frontières et la formation d?un espace politique intégré à l?échelle européenne, fondent leur position sur la nécessité d?élever le pouvoir politique à la hauteur de la puissance nouvelle de l?économie afin de lui faire contrepoids. Jürgen Habermas est de ceux-là. L?un des plus grands philosophes contemporains réfléchit ainsi à l?avenir des États nationaux en Europe dans le nouveau contexte mondial. Il dessine les contours d?une politique européenne qui ferait toute sa place à l?exercice de la citoyenneté et à la mise en ?uvre de la justice sociale.
La déroute des théories dogmatiques de l'art dictant une hiérarchie a priori des appréciations est avérée : elle laisse le champ libre à une esthétique ouverte à toutes les époques et à tous les monde de l'art - traditionnel, moderne ou contemporain, art d'élite ou art de masse. Or, arguant de la relativité des goûts et des plaisirs, une esthétique libérale entend prendre simplement acte du différend des jugements, tous par nature individuels et subjectifs. Rarement pourtant, s'est fait à ce point sentir le besoin de juger, de critiquer, de sélectionner.Comment y répondre, dès lors que l'esthétique, distincte de la critique engagée dans l'interprétation et l'évaluation d'oeuvres particulières, n'est plus en mesure de proposer un jugement d'autorité ?. L'esthétique est nécessaire à l'intelligence de nos divergences, elle aide à fonder notre compréhension et nos jugements, elle saisit la logique de la critique que nous pratiquons tous de façon plus ou moins experte. Loin de se résigner aux descriptions empiriques et aux classifications, elle peut reconstruire la rationalité des argumentations et la nature performative des relations de sollicitation, de compréhension et d'évaluation que les individus engagent avec les oeuvres d'art.
Résumé : Excès d'honneur, excès d'indignité. L'art contemporain, dans sa réception par la critique comme par le public, est décidément voué à ces deux écueils. La critique a renoncé à toute évaluation, le public à toute compréhension, l'esthétique à toute légitimation. Assurément, arguant de l'introduction d'un urinoir dans un musée par Duchamp, les artistes prétendent décider seuls de ce qui est ouvre d'art, grâce à la subversion de tous les critères établis du jugement esthétique. Cette subversion fait désormais l'objet d'une subvention attentionnée par les musées d'Etat et les galeries, soucieux de prouver leur libéralisme à une critique aveuglément acquise le plus souvent. Ce jeu ambigu, fait de complicités et d'antagonismes, artistes et institutions s'y livrent depuis les années soixante. Plus que jamais, pourtant, bien que l'alliance de la subversion et de la subvention vise à le mettre hors jeu, le jugement esthétique demeure nécessaire. Objet industriel détourné ou dupliqué, intervention militante, proclamation politique, une ouvre n'est d'art que si la qualité artistique qu'elle ambitionne peut être justifiée et partagée. Il est donc urgent, aujourd'hui, tout autant de prendre les ambitions des artistes en considération que d'élaborer à nouveaux frais une argumentation esthétique attentive à la logique interne de l'ouvre contemporaine, à la fois profane et distincte du principe de plaisir, exigeante sans prétendre à la vérité absolue, libre d'obligations sociales mais susceptible d'être l'enjeu de critiques rigoureuses.
Résumé : La philosophie doit désormais partager ses prérogatives avec les compétences des historiens et des sociologues, des politistes et des psychologues, des linguistes et des anthropologues. Que lui reste-t-il en propre, et qu'apporte-t-elle aux recherches spécialisées dans ces différents domaines ? L'?uvre de Jürgen Habermas donne à cette question une multiplicité de réponses tout en contribuant elle-même avec technicité à plusieurs de ces disciplines. Elle propose une réflexion sur la façon dont les solutions rationnelles et les idées nouvelles naissent de discussions sans entraves. Dans son ?uvre la plus récente, Habermas, en débat critique avec Rawls et Dworkin notamment, propose une théorie de la démocratie, régime fondé sur le droit moderne allié au principe de discussion. Pour les démocraties contemporaines, en Europe notamment, il fait apparaître la formation d'une identité post-nationale. Venant d'horizons divers, les contributions à ce recueil, à commencer par celle d'Habermas lui-même, reflètent le va-et-vient entre une autoréflexion de la raison philosophique, en débat avec quelques-uns des principaux penseurs contemporains, et sa double projection, théorique et pratique, dans l'espace public politique.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.