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Que fait la police ? Et comment s'en passer
Rocher Paul
FABRIQUE
14,00 €
Épuisé
EAN :9782358722391
Omniprésente dans les rues comme dans le débat public, la police soulève davantage de questions qu'elle ne semble pouvoir en résoudre. Devant l'ampleur manifeste des violences policières et leur dénonciation de plus en plus large, les gouvernements et les syndicats policiers nient toute responsabilité et pointent régulièrement un manque de moyens, une surcharge de travail et un "mal-être" policier - tandis qu'une sociologie critique évoque un problème de formation ou l'inadéquation des techniques du maintien de l'ordre. Mais on élude souvent cette interrogation fondamentale : concrètement, que fait la police ? A quel besoin répond-elle ? En mobilisant les études disponibles et en confrontant les chiffres, ce livre réfute les présupposés au fondement du mythe policier d'une institution peut-être imparfaite mais nécessaire au service de toute la société, dont elle ne ferait que refléter les travers. Paul Rocher montre que l'emprise policière n'a fait que croitre ses dernières années, alors même que les rapports sociaux se sont globalement pacifiés et que la délinquance est stable depuis des décennies, signalant une réorganisation autoritaire du pays. Plutôt qu'un outil pour lutter contre le crime, la police apparaît alors comme un moyen d'obtenir par la coercition l'assentiment des populations. Loin d'être neutre, elle est garante d'un ordre inégal. Pour le comprendre il faut remonter à l'avènement au XIXe siècle de la police moderne, consubstantiel à la transformation capitaliste de l'économie, au développement du salariat et de la discipline du travail. Dès le départ, elle est organisée pour faire la police des pauvres, des contestataires et des déviants. Si la police génère en son sein des comportements violents, racistes et sexistes, ce n'est donc pas le fait d'un dysfonctionnement mais de sa nature : conçue comme un corps séparé de la société, imperméable aux revendications de justice sociale et d'autant plus fidèle à l'ordre établi, elle recrute des personnalités autoritaires appelées à intervenir par la force dans des situations qui pourraient connaître d'autres issues.
Résumé : Aujourd'hui, c'est le jour de la photo de classe à l'école. Blou et ses amis ont mis leurs plus beaux habits. Malheureusement, tout ne va pas se passer comme prévu mais cela n'empèche pas d'en garder un super souvenir !
Lewis C.S. ; Baynes Pauline ; Dutheil de La Rochèr
Sujet: Ce volume regroupe les 7 volumes de l'oeuvre de C. S. Lewis, inspirateur de nombreux auteurs de romans fantastiques. Narnia est un monde imaginaire dans lequel de jeunes enfants londoniens des années 1900 se trouvent projetés par accident. Mais dans ce monde merveilleux où le temps ne se mesure pas comme dans notre réalité terrestre, les animaux parlent et les enfants peuvent devenir rois et reines.... Commentaire: Une réédition très attirante pour les lecteurs dévoreurs, devenus friands de ce type d'ouvrages énormes! Ce grand classique de la littérature anglo-saxonne pour la jeunesse est assorti d"illustrations d'origine en noir et blanc. On trouve ici de nombreuses descriptions, très poétiques, assez brèves pour ne pas lasser, mais très évocatrices, servant de cadre à une action entraînante. Par ailleurs, l'ensemble du récit se nourrit de mythes célèbres et s'appuie sur la Bible. La lutte entre le Bien et le Mal reste le fil conducteur des aventures très riches en rebondissements. L'imagination féconde de l'auteur fait le reste"
Lewis C.S. ; Baynes Pauline ; Dutheil de La Rochèr
Polly trouve parfois que la vie à Londres n'est guère passionnante... jusqu'au jour où elle rencontre son nouveau voisin, Digory. Il vit avec sa mère, gravement malade, et un vieil oncle au comportement étrange. Celui-ci force les deux enfants à essayer des bagues magiques qui les transportent dans un monde inconnu. Commence alors la plus extraordinaire des aventures...
Cet ouvrage s'adresse aux candidats préparant les concours et diplômes de la petite enfance et plus spécifiquement le concours d'agent territorial spécialisé des écoles maternelles principal de 2e classe. Ces 200 questions accompagnées de corrigés détaillés vous permettent de tester vos connaissances sur l'hygiène et la sécurité des établissements d'accueil de la petite enfance, mais aussi de réviser les notions essentielles sur : l'accueil et la surveillance des enfants à l'école ; l'accueil et la surveillance périscolaires ; l'accueil individualisé ; l'hygiène et la santé des enfants ; la sécurité des enfants ; les gestes de premiers secours ; l'entretien des locaux et du matériel ; les accidents de travail.
Tant que l'Etat existe, il n'y a pas de liberté. Quand il y aura la liberté, il n'y aura plus d'Etat. Ces mots ne sont pas de Bakounine, ni de Malatesta, ni de Proudhon: ils sont de Lénine, réfugié en Finlande à l'été 1917 avant le déclenchement de la révolution d'Octobre. Il a utilisé son temps à l'écart de l'action pour reprendre et élargir ses notes sur la théorie de l'État, déjà énoncée dans les Thèses d'avril. dans L'Etat et la révolution, Lénine convoque les textes de Marx et Engels sur la Commune de Paris. Il les utilise pour combattre les opportunistes de droite, les chefs de la IIe Internationale qui soutiennent la guerre en cours. Il réduit au minimum les divergences entre anarchistes et marxistes: non, le marxisme n'est pas un étatisme, il vise au contraire au dépérissement de l'Etat - avec une phase de transition, la dictature du prolétariat, dont la Commune parisienne est un moment paradigmatique. Pour reprendre la formule de Marx à propos de Hegel, Lénine est aujourd'hui traité "en chien crevé". Dans sa présentation, Laurent Lévy montre ce que cette pensée politique garde d'original et d'actuel.
Féminismes islamiques : un titre qui en fera sursauter beaucoup, y compris parmi celles et ceux qui se pensent à l'abri de tout préjugé. C'est que le stéréotype "islam= oppression de la femme" croise partout comme un sous-marin, tantôt en surface et pavillon haut, tantôt dans les profondeurs de l'inconscient. Ce que montre ce livre, le plus souvent on ne le sait pas : que dans les pays où l'islam est la religion dominante, des croyantes puissent lutter pour l'égalité, retourner les textes sacrés contre le patriarcat, s'élever contre les autorités politiques et religieuses qui bafouent les droits des femmes. De l'Egypte à l'Iran, du Maroc à la Syrie, en France, aux Etats-Unis et jusqu'en Malaisie, des intellectuelles, des chercheuses et des militantes sont engagées dans une démarche féministe à l'intérieur du monde religieux musulman. Zahra Ali nous fait entendre leurs voix et propose ainsi de décoloniser le féminisme hégémonique.
Le réchauffement climatique est le problème vital de notre époque. Chaque nouvelle étude scientifique vient confirmer que la situation est pire que prévu, presque irréversible. Pourtant au premier rang des responsables identifiés, l'économie fossile continue de tourner à plein régime, comme si de rien était, avec le soutien affirmé ou discret des dirigeants politiques dont l'incapacité à faire face à l'écueil se révèle, de COP en COP, plus évidente. Le paradoxe est d'autant plus saisissant que le mouvement pour le climat a pris une ampleur sans précédent, organisant ces derniers mois dans les pays du Nord global des rassemblements massifs pour exiger des mesures des gouvernements. Dans le même temps, les investissements dans les énergies fossiles n'ont pas cessé d'augmenter. Comment cesser d'être à ce point inoffensif ? C'est en tant qu'acteur de ces luttes qu'Andreas Malm entreprend ici une discussion critique des principes et des pratiques du mouvement pour le climat, dont la plupart des théoriciens plaident pour la non-violence et revendiquent l'héritage des Suffragettes, de Gandhi ou de Martin Luther King. Replongeant dans l'histoire de la désobéissance civile, Malm rappelle que la mise en oeuvre de stratégies non violentes a toujours eu pour condition de possibilité l'existence d'une aile radicale, laquelle manque aujourd'hui à des organisations telle qu'Extinction Rébellion qui s'en trouvent neutralisées. La question n'est pas de choisir entre violence ou non-violence, mais de distinguer entre différents types de violence ? et de savoir quand, comment, y recourir à dessein. Or lutter contre le réchauffement climatique n'est pas la même chose que combattre un dictateur, une armée d'occupation ou un Etat ségrégationniste. C'est à l'infrastructure fossile qu'il faut s'attaquer en premier lieu, l'occasion de raviver toute une tradition de sabotage des équipements pétroliers et gaziers ? jusqu'à celui récent opéré avec succès par deux militantes catholiques contre un pipeline dans l'Iowa. La consommation est l'autre versant du problème et Malm invite à faire la différence entre les émissions de CO2 "de subsistance" ? auxquelles Macron a cru bon de s'attaquer, déclenchant la révolte des Gilets jaunes ? et celles "de luxe" des ultra-riches, véritable "étendard idéologique" qui transforme un crime contre la planète et ses habitants en idéal de vie. Là encore, le mouvement pour le climat doit savoir identifier ses cibles et intégrer à sa grille politique les rapports de classe et de race. Enfin s'il doit ajouter à son répertoire tactique la destruction matérielle, il lui faut garder à l'esprit les périls d'un extrémisme qui serait contre-productif, du substitionnisme et de la répression étatique. Nous n'avons plus le temps d'attendre, tout ce qui n'a pas été tenté doit l'être, et les militants pour le climat de demain ? potentiellement des millions ? doivent apprendre dès maintenant à lutter dans un monde en feu.
Les nuages de gaz lacrymogènes et les détonations incessantes composent l'atmosphère désormais habituelle des manifestations en France : des ZADs aux campus, des quartiers populaires aux cortèges syndicaux, toute expression d'une opposition collective à l'Etat expose aujourd'hui à la violence des armes non létales. Alors qu'un nouveau palier a été franchi avec la répression du mouvement des Gilets jaunes, ce livre propose une analyse critique du recours massif à l'arsenal non létal, principal pilier du maintien de l'ordre à la française. Les premiers chapitres s'appuient sur une typologie historique, depuis la matraque aux armes sonores, en passant par les multiples grenades, gaz et lanceurs de balles de défense, d'où il ressort que : 1) le développement de cet attirail se présente toujours comme une solution purement technologique à une crise de légitimité ; 2) l'écart est saisissant entre les prescriptions des fabricants et la pratique policière : bien que conçues comme des armes défensives, permettant de maintenir à distance un adversaire, les forces de l'ordre en font un usage offensif, disproportionné, terrorisant voire tortionnaire - et parfois létal, comme l'exemplifient dramatiquement les décès de Rémi Fraisse, Zineb Redouane et Steve Maia Caniço. Ceci n'empêche pas l'Etat et les industriels du secteur d'employer la rhétorique humanitaire pour booster un marché juteux tourné vers l'exportation (chapitre III). L'opacité des contrats et l'intraçabilité des armes jettent l'ombre sur l'utilisation de matériel de fabrication française par des régimes dictatoriaux : le gaz lacrymogène français d'Alsetex et les Flash-Balls de Verney-Carron ont ainsi servi à réprimer les populations au Bahreïn, en Tunisie et au Congo. L'intensification de la répression "non létale" a engendré de nouvelles pratiques d'autodéfense populaire, qui font l'objet du chapitre suivant : de la recension des blessés et leur politisation à travers des appels au désarmement de la police, à la protection des manifestants via un équipement de circonstance, l'activité des streets medics, la solidarité et l'inventivité au sein des cortèges, etc. Paul Rocher montre comment ces pratiques sont en retour criminalisées par l'Etat. L'ultime chapitre replace l'usage des armes non létales dans le cadre d'un durcissement autoritaire de l'Etat qui cherche à imposer complètement son agenda néolibéral, longtemps freiné par la résistance populaire. Le recours à un arsenal d'origine militaire pour régler les conflits politiques domestiques, loin de correspondre à un adoucissement du maintien de l'ordre, apparaît ici comme le corollaire de la suspension des procédures démocratiques en France.