Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Sociologie politique de l'insécurité. Violences urbaines, inégalités et globalisation
Roché Sebastian
PUF
15,50 €
Épuisé
EAN :9782130537045
La démocratie se renforce tandis que les violences se multiplient. De 1950 à 1980 la protection sociale se généralise, le système scolaire s'ouvre à tous, la police couvre le territoire et les inégalités sociales semblent se réduire. Pendant le même temps, la France et les pays les plus riches du monde connaissent, surtout dans leurs grandes villes, une croissance étonnante des incivilités, de la délinquance et de la criminalité. Avec les années 1980 et 1990, la crise économique est venue ajouter son cortège de difficultés : précarité de l'emploi, chômage, effet ghetto, communautarisme. Les villes qui étaient le berceau de la civilisation, deviennent son tombeau. L'Etat ne peut plus, à lui seul, garantir la sécurité. Les causes de l'insécurité ne sont pas là où ses manifestations sont médiatisées, dans les banlieues. Les désordres plongent certes leurs racines dans les difficultés économiques, mais aussi dans ce à quoi nous sommes tous le plus attachés, c'est-à-dire l'individualisme des valeurs et modes de vie. On a de moins en moins besoin des autres comme individus concrets et de plus en plus comme éléments d'un système (les contribuables, les assurés, etc.) et la solidarité en souffre. La violence est inséparable de ce dont nous sommes les plus fiers en tant que citoyens : la démocratie et les garanties offertes par la loi, le fait de pouvoir remettre nos problèmes à des policiers, des magistrats et des travailleurs sociaux. Publié pour la première fois en poche, ce travail de recherche et de référence souligne la double nécessité de refuser la démagogie médiatique ou politique d'une part, de renforcer l'analyse des causes profondes d'un malaise et d'un mal de vivre croissants d'autre part.
Résumé : La démocratie est en crise, le pays se fissure et notre boussole politique s'est démagnétisée. Le diagnostic ne trompe pas : le débat public se crispe sur l'identité nationale, les valeurs républicaines et la laïcité tandis que la participation électorale décline... Tout indique que le processus de fabrication de la nation et des citoyens libres semble bloqué. Les causes désignées par les chaînes d'information en continu, qui abreuvent des pans entiers de la société ? la tyrannie des minorités ethniques ou religieuses, et la perte de l'autorité de l'Etat. Les solutions proposées par les mêmes ? Une école Troisième République où les maîtres inspirent le respect et une police renforcée, plus nombreuse et plus agressive dans les zones pauvres. Au-delà de l'emballement médiatique autour des faits-divers et de leur utilisation par des responsables politiques, quelle est la pertinence de ce diagnostic ? Dans cet essai charpenté et incisif, fruit d'une enquête scientifique et de travaux de recherche menés depuis dix ans, Sebastian Roché dessine un paysage et une réalité sociale bien plus complexes qu'on ne l'entend d'ordinaire. Oui, la question de l'identité collective et de la culture civique ont toute leur légitimité dans le débat - elles sont au fondement du fonctionnement des Etat-Nations- mais il ne faut pas oublier que la fabrique de la démocratie repose pour une large part sur la socialisation des enfants et l'éducation. Oui, les croyances dans les principes civiques et l'identité collectives sont bien affectées par les phénomènes migratoires et les pressions religieuses. Mais, loin de faciliter la cohésion sociale, les fonctionnements actuels de l'Ecole et de la Police creusent le sentiment de rejet et amplifient le malaise. L'instruction publique n'est pas la matrice des valeurs collectives, elle ne convainc que les gagnants de la compétition scolaire, laissant les perdants sur le bord de la route. Et la police, de son côté, par ses pratiques douteuses, comme les contrôles d'identité discriminatoires, et son impossible réforme face à un pouvoir faible, freine l'intégration des enfants des zones pauvres et des minorités ethniques... Au terme de ce constat en clair-obscur apparaît une question qui vient ébranler le fondement de nos institutions : Et si l'Etat tel que nous le connaissons était le poison et non l'antidote à la crise que nous traversons ?
Faut-il réprimer tous azimuts la délinquance ou bien peut-on en rester à des mesures de prévention? Désormais, en France, les taux de délinquance rejoignent ceux que connaissent les États-Unis. Dès lors, pourquoi ne pas appliquer dans notre pays la solution américaine: la tolérance zéro ? Mais d'abord, notre politique de prévention est-elle vraiment adaptée ? Peut-on se contenter d'améliorer les conditions sociales et économiques des plus défavorisés ou bien doit-on lutter très tôt contre tous les comportements qui peuvent conduire à la délinquance ? Sebastian Roché propose une réévaluation radicale du " problème de l'insécurité " et il élabore des solutions concrètes.
La France a connu la pire vague d'émeutes de son histoire contemporaine à l'automne 2005. Sebastian Roché nous propose ici une analyse à la fois très précise et très originale des événements. Son travail repose, comme toujours, sur une connaissance scrupuleuse des faits, loin des tabous, des clichés et des idéologies et propose des solutions réfléchies et pragmatiques.Ce livre, contrairement à Police de proximité, est une étude de cas pratique et très actuelle. L'actuel ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, en est un des personnages principaux...L'intensité des affrontements survenus après la mort de deux adolescents à Clichy sous bois a libéré un virus très virulent ; la psychologie des jeunes (la séduction de la transgression, le jeu, le goût des sensations fortes) et le contexte (le poids des jeunes dans la population, la part des minorités, l'importance de la précarité et de la délinquance) forment un terreau favorable à l'infection locale. Dès ce début, la gestion de la crise par les autorités est chaotique et mène à l'intensification des affrontements et à la contagion. Les médias contribuent, volontairement ou non, à l'extension du phénomène à l'échelle nationale.Le pouvoir a cassé les instruments qui permettaient d'analyser une crise, de la voir venir, et de la prévenir. La police nationale souffre de son centralisme : trop loin des incidents, mal informée, trop longue à réagir, trop ignorante de la configuration du terrain, elle n'arrive pas à mobiliser ou à coordonner ses forces.Le discours guerrier est la seule réponse du gouvernement aux émeutiers. Mais, contrairement à ce qu'affirme Nicolas Sarkozy, il ne s'agit pas d'une rupture. On revient en fait au modèle traditionnel du policier, au guerrier de la délinquance comme variation sur l'opposition du bien et du mal. Ce discours rassure et séduit.La police de proximité, jamais sérieusement mise en place en France, sabotée par la gauche elle-même, a pourtant fait ses preuves notamment chez nos voisins anglais et américains. Elle est au service de la population et apte, rapidement et sur le terrain, à intervenir - pour prévenir mais aussi pour interpeller, arrêter, en connaissance de cause, de population, de délinquants, de trafics et de lieux. Proximité ne veut pas dire laxisme.Chiffres et données à l'appui, Sebastian Roché conclut sur le besoin criant d'analyse et d'information, l'indispensable utilisation des outils qui existent - mais qui inquiètent les politiques. Il insiste aussi sur la nécessité de développer, sans tabou, la prise en compte des phénomènes ethniques, sur les réponses à apporter à la concentration de la pauvreté, et enfin sur le changement radical à apporter dans les rapport de la police à la population dans les espaces défavorisés.
Résumé : Depuis plusieurs années, Sebastian Roché, chercheur au CNRS, porte toute son attention au sentiment d'insécurité croissant chez les Français. On a beaucoup dit, notammment à gauche, ces quinze dernières années, que ce fameux sentiment d'insécurité n'est que fantasme collectif et produit de la crise économique amorcée en 1973, Sebastian Roché, lui, nous propose d'examiner ce qu'il en est avant de juger ce qu'il faut en croire. Il montre d'abord que l'augmentation de la violence depuis les années 60 est bien réelle, et d'autant plus intolérable qu'une ample partie de la population ne dispose d'aucune réponse face à ce phénomène. Le plus spectaculaire, explique-t-il, est la multiplication de ce qu'il nomme les " incivilités ". Il rasssemble ici des chiiffres et des données qui établissent, une fois pour toutes, qu'on ne saurait soutenir l'idée commode que la peur, c'est l'imaginaire plus la rumeur. Ce livre se veut encore une mise en garde contre un discours politique que se contente de bonnes intentions et de messages rassurants tandis que la situation se dégrade. Les logiques fortes de la société moderne pèsent dans le sens de l'insécurité : il va bien falloir regarder les choses en face. La question n'est pas d'opposer au laxisme l'imprécation sécuritaire, mais de mesurer le déclin du contrôle social et des solidarités. Le bilan d'une recherche, et le cri d'alarme d'un citoyen.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.