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Capitalisme, néoliberalisme et mouvements sociaux en Russie
Roche Michel
SYLLEPSE
21,00 €
Épuisé
EAN :9782849504864
Quels sont les fondements de la société russe postsoviétique ? L'apparente stabilité du pays repose-t-elle sur des bases solides ? La population russe accepte-t-elle vraiment l'ordre établi ? Quels sont les points de vue des nouvelles organisations sociales démocratiques, la société civile, qui défendent les intérêts des populations ? Cet ouvrage nous emmène à la découverte des profondeurs de la société russe et particulièrement de son régime politique, de son économie et des mouvements sociaux, notamment le mouvement ouvrier. Il s'intéresse aux caractères spécifiques de la Russie : les traits particuliers de son régime politique, les rapports sociaux qui l'organisent, l'état réel de son économie, vingt ans après la thérapie de choc. Fruit d'un travail collectif, la majorité partie des textes sont écrits par des chercheurs russes qui, engagés dans le changement social, ont en commun le double rejet de l'ancien régime soviétique et de l'actuel régime autoritaire. La première partie de l'ouvrage apporte un éclairage sur l'évolution dans un sens de plus en plus autoritaire du régime, en partant de la structure sociale spécifique de la Russie. Boris Kagarlitsky apporte sa contribution sur les conséquences politiques de la crise de 2008. Il entrevoit la simultanéité d'une crise au sommet et d'une crise de la base susceptible de déboucher sur une situation révolutionnaire. La deuxième partie porte sur l'économie et rassemble cinq contributions. Citons celle d'Alexandre Bouzgaline qui s'intéresse au caractère particulier du capitalisme russe, plus précisément à la forme de la propriété et du contrôle sur l'économie. L'économie russe apparaît comme une synthèse contradictoire d'éléments du féodalisme, du régime bureaucratique soviétique et de corporations claniques. La troisième et dernière partie s'intéresse aux mouvements sociaux. Carine Clément analyse deux cas de pratiques militantes, à partir de ses observations dans le domaine du logement et dans le secteur de l'automobile. David Mandel nous livre une histoire détaillée du syndicat chez Ford et des batailles qu'il a menées. A partir d'interviews de dirigeants et de membres du syndicat, il dresse un portrait de l'évolution d'un syndicalisme indépendant qui, demain, pourrait devenir un acteur majeur de la scène sociale russe.
Résumé : Championne et champion du monde de ski alpin. Elles et ils sont nombreux à souhaiter le devenir. Mais sur la ligne d'arrivée de cette course d'un jour, où tout peut arriver, où seules les médailles comptent, il y a très peu d'élus. Préfacé par Adrien Théaux, 12 Jours vous emmène d'abord dans l'hémisphère Sud, à Portillo au Chili, pour revivre la légendaire et inoubliable moisson de médailles tricolores de 1966. Michel Roche vous raconte ensuite avec passion12 instants magiques de victoires, enrichis avec des témoignages de championnes et champions de ski. De la "Slalom love story" de Mikaela Shiffrin au premier titre de Didier Cuche, de l'extraordinaire victoire de Marion Rolland sur la Planai de Schladming à la démonstration de Ted Ligety sur la Birds of Prey de Beaver Creek, vous allez vivre ou revivre, dans chacune des disciplines du ski alpin, 12 histoires de jours en or.
La plupart des personnes de passage à Saint-Tropez pensent que Brigitte Bardot est à l'origine de l'histoire du village. En réalité, Saint-Tropez avait commencé à faire la fête bien avant ! Paul Signac en 1892 et les peintres, souvent anarchistes, qui font suivi, ont anticipé l'arrivée, au début du XX' siècle, d'une clientèle anticonformiste, avant-gardiste et libertine. Les années 20 et 30 seront celles de la fête et de l'essor d'un tourisme estival déjà teinté de snobisme, accueillant des personnalités en tous genres (Kiki de Montparnasse, Colette, Mistinguett, Maurice Chevalier, Cocteau), ainsi que des professionnels du cinéma, charmés par le décor naturel. Après-guerre, Saint-Germain-des-Prés (Boris Vian, Sagan, Gréco, Mouloudji, Picasso) s'y établira, précédant le raz-de-marée provoqué en 1956, par Et Dieu créa... la femme ! Saint-Tropez deviendra un lieu culte, mondialement connu, et B.B. lancera une révolution des moeurs, prônant l'émancipation de la femme et le développement d'une sexualité libérée. Les "congés-payés" continueront d'affluer. Malgré des débordements et une réputation parfois sulfureuse, le village n'en restait pas moins le lieu où l'on devait absolument passer ses vacances. Avec les années 70, les touristes y verront non seulement débarquer le monde du cinéma, mais aussi celui de la chanson, répondant à l'invitation d'Eddie Barclay. Le show business du monde entier s'y montrera et la fête deviendra délirante, avant de se noyer dans les magnums de champagne des années bling-bling de la fin du siècle. Au-delà de l'histoire del'avénement de ce village qui, un temps, sera le centre du monde, c'est bien évidemment celle de l'évolution de la société française qui est racontée.
Résumé : Ils sont vingt et un. Un jour, après une très belle carrière dans le ski alpin, le ski de vitesse, le biathlon, le combiné nordique, le saut à ski, ces championnes et champions ont décidé de raccrocher leurs skis. Comment ont-ils pu laisser derrière eux cette adrénaline si grisante et toutes les émotions procurées par le ski ? Préfacé par Alexandre Pasteur, ce premier livre de Michel Roche retrace les moments si particuliers où ils ont basculé dans une nouvelle vie, souvent vers l'inconnu, mais toujours très motivés pour s'élancer tout schuss vers une reconversion à réussir.
Dans ce climat de peur, comment Guilhem Malbay va-t-il réagir face à ce tumulte d'idées ? La Révolution ne fut-elle qu'une illusion et la devise Liberté, Egalité, Fraternité une utopie ? Après avoir combattu les Anglais aux Amériques aux côtés du marquis de Lafayette et de George Washington, et 10 ans plus tard, déjoué un complot contre Louis XVI ourdi par les Compagnons du soleil. Guilhem Malbay assiste impuissant à l'exécution de Louis Capet et observe la descente aux enfers d'une République balbutiante, où un mode de gouvernement autoritaire, dirigé par des hommes avides de pouvoir n'acceptant aucune contradiction, ni opposition à leurs idées, s'est mis en place. Ainsi, naît la Terreur dans le pays, où chaque citoyen, chaque citoyenne peut être soupçonné(e) et exécuté(e) pour ne pas adhérer à l'idéal de cette République dévoyée par Robespierre, Saint-Just et Fouquier Tinville. Dans ce climat de peur, comment Guilhem Malbay va-t-il réagir face à ce tumulte d'idées ? La Révolution ne fut-elle qu'une illusion et la devise Liberté, Egalité, Fraternité une utopie ?
Résumé : Pourquoi et comment un médiocre parlementaire d'extrême droite, nostalgique de la dictature militaire, ouvertement raciste, misogyne et homophobe a-t-il pu se hisser à la tête du plus grand pays d'Amérique latine ? L'arrivée de Bolsonaro à la présidence du Brésil n'est ni un événement fortuit, ni une parenthèse sans lendemain. Portée par une lame de fond, elle est à la fois le produit des circonstances et la conséquence d'un travail de conquête et de formatage de l'opinion par de nouvelles droites radicales et militantes. Dans un contexte marqué par une profonde crise économique, morale et institutionnelle, ces courants ont exploité les frustrations et les ressentiments de la société brésilienne, pour s'imposer aux affaires. Avec l'appui des vieilles oligarchies et des secteurs les plus conservateurs, ils entendent aujourd'hui solder l'héritage du "lulisme" et dicter leur agenda ultralibéral, rétrograde et autoritaire. Révision des droits sociaux, démantèlement des protections environnementales, privatisation des entreprises publiques, réalignement de la politique étrangère sur les Etats-Unis, croisade morale et sécuritaire..., le tournant engagé risque de réduire à néant les progrès démocratiques engrangés au terme de plusieurs décennies de luttes. Sonnée et divisée, la gauche s'est jusqu'à présent montrée impuissante à contrer la vague réactionnaire. Elle devra, coûte que coûte, retrouver son unité et proposer un nouveau projet mobilisateur pour éviter que le pays, champion toutes catégories des inégalités, ne s'enfonce dans l'abîme.
Du mur que le président Donald Trump entend ériger à la frontière avec le Mexique au mur de séparation édifié par Israël dans le cadre de son projet colonial en passant par Frontex et les multiples murs de l'Europe forteresse, tout indique que nous assistons à ce que l'auteur appelle le "nouveau cloisonnement du monde". Ces "murs" érigés le long des frontières internationales représentent aujourd'hui plus de 10% du linéaire mondial de frontières. Ces murs sont la partie émergée de systèmes de surveillance et de contrôle plus vastes. On trouve aujourd'hui ces dispositifs sur tous les continents. S'ils sont généralement justifiés par la lutte contre les trafics et le terrorisme, la plupart sont en fait des barrières anti-migrants et ont pour objectif de limiter ou contraindre la mobilité des êtres humains. Les frontières contemporaines tendent ainsi à devenir de nouveaux "rideaux de fer" : des "frontières de fer". Comment, à la vision "ouverte" et positive des frontières, qui culmina avec la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, a succédé une ère de soupçon, de peur et de violences symbolisée par la multiplication de ces "murs" ? Au bout du compte, c'est la question du rôle et de l'impact de ces installations qui sera au coeur de cet ouvrage. Des expérimentations de l'époque coloniale à la création néolibérale d'un vaste marché de la sécurité, l'auteur souligne l'augmentation des décès liée au contournement de ces dispositifs, le coût en vies humaines de ce monde muré. Les nombreuses cartes qui enrichissent cet ouvrage en font un véritable guide pour comprendre cette nouvelle segmentation de la planète.
Le capitalisme triomphant des années 1990 a perdu de sa superbe. Après avoir promis monts et merveilles, il s'est mué en une machine infernale produisant de la régression sociale et des inégalités, incapable de faire face au changement climatique, et sécrétant une montée générale de l'autoritarisme en lieu et place de la démocratie promise. Face à cela, les programmes de la gauche institutionnelle estiment qu'il faut repartager les richesses et orienter le capitalisme dans le sens de l'intérêt général. Si les profits des entreprises n'ont jamais été aussi imposants, ne pourrait-on pas les réduire pour faire place à plus de social et d'écologie, se demandent-ils ?? Mais ce n'est guère possible car la valeur de l'entreprise est spéculative et déterminée par les anticipations des dividendes. Si les profits sont moindres, les valorisations baisseront et les actionnaires cesseront d'investir même si l'entreprise gagne de l'argent. Une politique sociale et écologique sérieuse doit donc exproprier les actionnaires pour laisser place à des entreprises autogérées par leurs salariés, les usagers et les citoyens. Une nouvelle définition de la démocratie se dessine : une rencontre permanente entre des travailleurs et des usagers ou citoyens pour décider et réaliser ensemble. Le livre se conclut sur l'amorce d'un programme de transformation qui conjugue des mesures sociales et écologiques avec une stratégie d'éviction des actionnaires. Afin de faciliter la compréhension des mécanismes économiques ou de compléter ses connaissances, le livre renvoie à des "tutoriels" en ligne (economie.org) où l'auteur décrypte le fonctionnement de la finance, de l'argent ou encore de la macro-économie. Outil pédagogique, le livre est articulé avec les apports aujourd'hui indispensables de l'apprentissage et de l'acquisition des connaissances en ligne. L'ouvrage engage une réflexion sur le dépassement de la notion même de propriété des moyens de production et trace une voie de transition pour en sortir.
Rudder Véronique de ; Cognet Marguerite ; Eberhard
Résumé : Le racisme et les discriminations sont un système. Véronique De Rudder nous en dévoile ici les mécanismes et passe au crible les relations inter-ethniques qui en découlent. Elle explore la place de l'immigration et de sa descendance dans la société française. Ses textes s'avèrent d'une étonnante actualité, alors même que les enfants d'immigrés, désormais adultes, sont porteurs de revendications d'égalité. Elle nous propose une analyse critique du républicanisme français dont l'universalisme, inscrit en lettres d'or dans les textes constitutionnels, coïncide en pratique avec un système de discriminations tolérées, voire, à l'occasion, codifiées. Les victimes du racisme sont massivement les immigrés originaires des anciennes colonies et leurs enfants, citoyens français de plein droit, et pourtant de seconde zone, renvoyés à leurs origines comme à une marque d'indignité. Se réclamant d'un universalisme en actes, l'auteure souligne la nécessité de changer les politiques qui malmènent les valeurs démocratiques.