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Aller et retour dans la chambre blanche
Roche Denis
FILIGRANES
27,00 €
Épuisé
EAN :9782350463995
Ce livre intitulé Aller et retour dans la chambre blanche, réunit un ensemble d'une cinquantaine de photographies dont certaines inédites, commentées de la main de l'artiste et issues du livre La disparition des Lucioles paru en 1982, ainsi que d'autres, iconiques ou moins connues, mais qui relèvent toutes d'une même logique du déplacement. Cette relation au déplacement à l'oeuvre dans les photographies présentées intervient ainsi dans le déplacement physique de Denis Roche, entre l'ici (le lieu où il appuie sur le déclencheur) et l'ailleurs (l'endroit où il n'est pas ou plus), comme dans la manipulation de son appareil photographique qu'il n'hésite pas à retourner ou à détourner de ses usages, de ses cadrages habituels ou de sa qualité signifiante. Cet appareil, récurrent dans bon nombre de ses photographies, peut alors s'envisager comme une extension et une incarnation de l'artiste, ou bien encore comme un questionnement de l'acte photographique. Au-delà de ce seul déplacement physique, ce déplacement apparaît également dans sa dimension temporelle, entre rapprochement ou espacement des prises de vue, dans la distance entre le temps vécu et le temps représenté, comme dans le transfert du regard du photographe à un instant donné à celui d'un regardeur à un tout autre moment.
Résumé : " Il ne saurait y avoir de " littérature " de la photographie, car la " littérature " de la photographie, c'est la photographie elle-même. " Cette phrase écrite par Denis Roche dans l'avertissement à La Disparition des lucioles donne le ton de ce livre auquel l'auteur tenait et devenu une référence culte. Il dit là beaucoup de lui-même, de sa démarche autodidacte, de l'installation de quelques idée conceptuelles qui feront dates dans l'histoire de la photographie contemporaine : la photolalie (écholalie photographique) ou l'acte de répéter sans cesse la même photographie au fil du temps ; l'autoportrait à deux où le photographe va et vient dans ses propres cadres ; les jeux de reflets qui donnent des profondeurs étranges au réel. Tout ceci développé, ainsi que d'autres idées, avec un style unique qui lui était propre, absolument élégant, à cheval entre prose poétique et essai philosophique.
L'écrivain dira toujours, je dirai toujours : "allons ailleurs ", mais, où que ce soit, l'étonnant paysagiste de l'histoire, inquiet comme une grue qui ne reconnaîtrait pas son marais, où qu'il se retrouve, se retournera dans ses phrases et s'y frottera peut-être le ventre comme un chien ; bien sûr qu'il est partout chez lui les faits et les entrechocs, les chants tous plus invraisemblables, les guerres, les coûts les plus renversants, l'odeur forte qui flotte sur les gués et toutes les distinctions de la pensée, tout, bien sûr, se rameute et n'a de cesse de lui courir après. On dira : "c'est son style ", mais croyez-vous vraiment ? Comment être aujourd'hui dans un moment tel, en littérature, que ce soit comme entre Cicéron et Marc-Aurèle où, les dieux étant morts et Jésus-Christ n'étant pas encore, "l'homme seul a été"? Veillez à cela : à l'orgueil de se regarder s'en allant.
La série "La chute? met en scène les corps en apesanteur de danseurs de Hip Hop de Capoeira et de danse contemporaine. Une « chute de l'ange » des années 2000, toute en tension et en énergie, entre ciel et terre.Juste après la crise des banlieues de 2005, entre pesanteur et gravité, j?ai réalisé des photographies en suspension dans une architecture générique et populaire. J?aime qu?à l?ère de Photoshop, la photographie puisse encore surprendre et témoigner d?instants ayant réellement existé, sans trucages, ni manipulations explique Denis Darzacq.Dans des cités d?un Paris populaire et urbain, il créée des images baroques de corps en apesanteur, en lévitation. Propulsion. Perte de gravité. Energie. Poussée. Bascule des perspectives. Et UNE question: que fait-on de cette énergie? Que fait-on de ces corps qui veulent entrer dans le ?je? et qui risquent de s?écraser au sol si on les ignore, si on les laisse tomber.Il y a dix ans, en pleine guerre du Golfe, l?artiste s?est rendu en Algérie pour faire un reportage sur des danseurs algériens, dont il a tiré une pléthore de photos et de vidéos. Séduit par ces visions de jeunes en suspension dans l?espace, le photographe décide par la suite de se rendre dans les cités et de demander à des danseurs et des sportifs de sauter devant des fonds choisis."