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Histoire des relations des pays du Sahel avec la France
Roche Christian
L'HARMATTAN
26,50 €
Épuisé
EAN :9782343154367
Aujourd'hui, les pionniers de l'indépendance des pays sahéliens francophones seraient très surpris de constater la participation de l'armée française aux combats contre le terrorisme islamiste en Afrique de l'Ouest. En 1960, le premier chef de l'Etat malien, Modibo Keita, avait pourtant exigé l'évacuation sans délai des bases militaires françaises, symboles de la domination coloniale. En 2013, le président français François Hollande a répondu en urgence à l'appel de son homologue malien face à l'avancée de rebelles sur Bamako. L'histoire des relations des pays sahéliens avec la France ne saurait être comprise sans un rappel du passé de leurs peuples. Les Français ont conquis de vastes territoires occupés par des populations d'origine saharienne et soudanienne en lutte séculaire quasi permanente. Ils ont mis fin aux razzias esclavagistes. Cinquante ans après l'accession aux indépendances, les conflits ont surgi de nouveau dans la mesure où la colonisation a créé des états sans tenir compte de certaines réalités politiques comme par exemple, l'affirmation de la personnalité du peuple touareg. Contaminées par le salafisme terroriste, les rébellions veulent remettre en cause les structures étatiques héritées de l'ordre colonial. Pourquoi la France se retrouve-t-elle à présent impliquée dans ses anciennes colonies dans un conflit aux dimensions internationales ? Tel est l'objet de cet ouvrage.
A partir des années 1840, les Français se sont vraiment intéressés à explorer les côtes africaines et les îles de l'océan Indien, même si leur présence était effective dans les Mascareignes depuis le XVIIe siècle. Il devenait impératif d'installer des comptoirs commerciaux et de signer des traités avec les chefs des populations riveraines. La forte concurrence des commerçants anglais et allemands incita les autorités à protéger militairement leurs ressortissants. La pénétration à l'intérieur des territoires s'accéléra au début des années 1880. Elle se heurta à de fortes résistances. Après avoir relaté les luttes des Africains des pays sahéliens contre les conquérants djihadistes et contre l'occupation française au XIXe siècle (L'Harmattan, 2019), voici à présent celles des populations des pays du golfe de Guinée et des territoires de l'océan Indien. Aujourd'hui plus que jamais, en dehors des milieux spécialisés, les lecteurs intéressés par l'histoire ont besoin de jalons pour comprendre le passé. C'est ce que cet ouvrage tente de réaliser à partir de recherches archivistiques et d'une connaissance du terrain acquise pendant quatorze ans. Les interventions militaires facilitèrent la pénétration commerciale et politique. Les souffrances éprouvées par les populations africaines ont laissé des traces dans les mémoires. Elles sont cause de bien des incompréhensions. Pour les dissiper et envisager un avenir plus serein, l'histoire nous invite à les connaître.
Léopold Sédar Senghor et Mamadou Dia sont deux grandes figures de l'histoire du Sénégal. Nés à l'aube du XXe siècle et liés par une profonde amitié forgée lors de leurs combats politiques après 1945, on pourrait les considérer comme les pères du Sénégal indépendant : Léopold Sédar Senghor fut le premier Président de la jeune République du Sénégal et Mamadou Dia, le président du Conseil du gouvernement sénégalais. La crise de régime de décembre 1962 fit apparaître leurs divergences politiques et provoqua la rupture de leur amitié. Ces pages relatent leur parcours de ces deux éminents hommes d'Etat.
Cet ouvrage devrait permettre aux nouvelles générations de retrouver en Léopold Sédar Senghor un Sénégalais d'exception. Il fut un témoin précieux du XXe siècle, un des acteurs éminents de la vie politique franco-sénégalaise depuis 1945 et du combat pour l'indépendance de son pays lié à la France pendant trois siècles. Il l'a gouverné pendant vingt ans, comme président de la République (1960-1980). Il a surtout marqué son époque par son humanisme. Défenseur, avec les militants de la Négritude, de la culture négro-africaine, on retiendra de son oeuvre son inlassable combat pour le respect et la défense de toutes les cultures incluses dans une civilisation de l'Universel. Riche en documents authentiques (textes, discours, entretiens) l'évocation de Léopold Sédar Senghor par Christian Roche rappelle que cet homme d'Etat souhaitait que la postérité se souvienne qu'il fut d'abord un métis culturel
Un demi-siècle vient de s'achever depuis les années 1960. Qui se souvient des origines sociales, des formations professionnelles, des parcours politiques des pionniers des indépendances africaines et de leurs successeurs ? Cet ouvrage s'adresse à un large public intéressé par le passé récent du Bénin, du Burkina-Faso, de la Côte d'Ivoire, de la Guinée- Conakry, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Sénégal, du Togo, du Cameroun, de la Centrafrique, du Congo- Brazzaville, du Gabon, du Rwanda, du Tchad, de Djibouti, des Comores, de Madagascar qui ont eu un passé colonial et des relations particulières avec la France.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.