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Proust épistolier
Robitaille Martin
PU MONTREAL
20,00 €
Épuisé
EAN :9782760618558
Quoi de plus fascinant que de découvrir de nouvelles facettes d'un des auteurs les plus remarquables de la littérature française? C'est à travers la correspondance entre Marcel Proust et trois personnages clés de sa vie, à savoir sa mère, Jeanne, Robert de Montesquiou et Reynaldo Hahn, que ce livre nous dévoile à la fois l'importance de cette correspondance, son rôle dans la création littéraire de son auteur et les implications psychanalytiques dans l'écriture proustienne. La correspondance avec Jeanne définit le schéma du comportement et de l'approche épistolière de l'auteur. Martin Robitaille met fin au mythe d'une correspondance insignifiante, relevant tout au contraire que les lettres constituent le lien le plus vital de Proust avec le monde. Proust écrit à la fois à quelqu'un et pour quelqu'un; les lettres deviennent un lieu d'élaboration du discours. Exploitant judicieusement la théorie du transfert, ce livre sur la relation complexe entre Proust-épistolier, ses correspondants et Proust-auteur ajoute une pierre importante dans la mosaïque de la recherche proustienne
Partout sur la planète, on vante les charmes de Paris. Mais le Parisien a mauvaise réputation. L homo parisianus, assurent ses visiteurs, est arrogant et hargneux, à l instar des garçons de café et des chauffeurs de taxi. Jusqu au concierge du Ritz qui semblait prendre de haut ceux qui ont eu la chance de pouvoir le fréquenter. En France même, le qualificatifde Parisien devient facilement une injure dès que l on franchit le périphérique. À Marseille, c est la suprême insulte. Dans les campings de Palavas-les-Flots, il désigne le vantard qui prétend être copain de bistrot de telle ou telle célébrité. Voilà pourquoi même celui qui a toujours vécu intra-muros ne pourra s empêcher, tout en se félicitant d être un vrai Parisien, de renier régulièrement son appartenance à ce microcosme honni. Il invoquera volontiers ses racines provinciales, gage d authenticité...Il n est pas si étonnant que le Parisien suscite autant d animosité. Il vit dans un minuscule îlot où se concentre l essentiel des pouvoirs. Il a à sa disposition la plus fabuleuse concentration de musées au monde, les universités et les écoles les plus prestigieuses, d innombrables salles de spectacle. Et autour de lui la capitale historique des libertins. Vule prix de l immobilier, on le soupçonne vite d être un nanti. Il cumule tant de vrais ou faux privilèges qu on est vite porté à lui attribuer tous les défauts. Mais qui sont-ils vraiment, ces Parisiens dont on parle tant? Louis-Bernard Robitaille, correspondant à Paris d un grand quotidien nord-américain, les a observés pendant près de quatre décennies. Il a croisé beaucoup d artistes, d écrivains, de personnalités politiques, parfois des sportifs, jadis ces inimitables concierges hélas disparues, bien sûr une multitude de serveurs et autres coursiers. Mais aussi toutes sortes de Parisiens moins emblématiques et pas moins dignes d être croqués. Sans compter tous les fantômes si présents des puissants ou des hommes du monde des arts et lettres qui ont marqué autrefois l histoire et la vie culturelle de la capitale. Le portrait du Parisien et de sa ville qu il nous propose en une vingtaine de chapitres est savoureux, à l occasion même savant, souvent très drôle et, bien sûr, jamais exempt de mauvais esprit. Comme en témoigne le titre de l ouvrage.
Présentation de l'éditeur Jefferson Woodbridge avait débarqué à Paris à vingt ans avec l'intention de devenir un romancier américain célèbre. Quelques décennies plus tard, on le retrouve, désabusé, obscur tâcheron du monde de l'édition qui apprécie ses qualités de nègre et de traducteur. Lorsque le docteur Moreno lui annonce qu'il sera aveugle dans les six mois, cela lui apparaît comme une délivrance : « Ainsi donc je n'aurai plus jamais le temps de m'ennuyer », se dit-il, en prenant la décision d'aller mettre fin à ses jours à Buenos Aires. La proximité de la mort fait également ressurgir le souvenir de Magdalena, la première femme, peut-être la seule, qui ait compté dans sa vie. Une jeune femme solaire, fantasque et insaisissable dont l'apparition un samedi soir au métro Mairie de Montreuil l'avait ébloui. Comme dans un rêve, il se souvient d'avoir vécu avec Magda la vie de bohême à Paris. Un jour elle avait disparu. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .
Résumé : Le Parisien a mauvaise réputation. Les visiteurs étrangers le trouvent agressif, suffisant. En France même, le qualificatif de Parisien devient une injure dès qu'on franchit le périphérique. L'Homo parisianus a le privilège d'habiter l'une des plus célèbres et des plus somptueuses villes au monde, un minuscule îlot où se côtoient tous les pouvoirs. On le soupçonne vite d'être un nanti. Mais qui sont-ils en fin de compte, ces Parisiens ? Et de quel passé lourd et compliqué viennent-ils ? Louis-Bernard Robitaille, correspondant à Paris d'un grand quotidien nord-américain, les a observés pendant trois décennies. Il a croisé des artistes, des écrivains, des hommes politiques, une multitude de concierges, garçons de café et autres chauffeurs de taxi. Le portrait du Parisien qu'il propose est souvent amusant, toujours savoureux, à l'occasion même érudit. Et, bien sûr, jamais exempt de mauvais esprit.
Comme un refrain qui traverse la ville, un homme sorti de prison se bat pour conserver sa liberté, la femme chargée de le surveiller apprend à porter un enfant, un musicien erre d'une station de métro à l'autre en quête de l'écoute des passants, une mère tente désespérément de renouer avec sa fille tandis qu'elle lutte pour construire une maison aux personnes oubliées. Refrains d'amour et de colère, de doute et d'amitié, qui emporteront chacun vers un ailleurs inattendu. Comme un refrain dans la ville nous fait partager le quotidien d'hommes et de femmes d'aujourd'hui qui s'accrochent à la vie dans l'espoir de lui redonner un sens malgré les échecs et les difficultés rencontrées. Ils ont en commun de vouloir s'en sortir. Mais leur passé les rattrape et freine leur élan. S'engage alors une lutte dans laquelle chacun sera amené à se dépasser. Biographie de l'auteur Denis Robitaille est l'auteur d'un roman jeunesse, La Gaillarde (Editions Pierre Tisseyre, 1999) et d'un roman, Une nuit, un capitaine (Editions Fides, 2005). Cette fois, il propose une fiction inspirée de gens qu'il a côtoyés dans leur engagement social et l'univers carcéral.
Les lecteurs d'essais qui n'ont pas peur de la théorie littéraire pointue se plairont à la lecture d'Approches de l'essai, une anthologie de textes théoriques qui se penchent sur ce "genre ambigu où l'analyse rivalise avec l'écriture"." Roland Barthes. "Rassemblées par le professeur François Dumont, ces études tentent de cerner la nature de l'essai, de faire la part de l'art et de la science, de la subjectivité et de la connaissance, dans cette pose d'idées polymorphe, et proposent des définitions et des typologies de ce genre dont la mission consisterait, selon le critique américain R. Lane Kauffmann, à poursuivre "la discussion critique de la culture sur la place publique". Pour les étudiants en littérature, en philosophie et en sciences humaines, pour tous ceux qui se nourrissent de prose d'idées et qui souhaitent le faire en toute lucidité, Approches de l'essai est à mettre au programme." Louis Cornellier, Le Devoir.
En littérature comme en politique, quelles sont les conditions d'émergence des discours singuliers ? Sans prétendre épuiser une aussi difficile question, cet essai l'aborde par le biais du récit, posant par hypothèse qu'un récit diffus et structurant parcourt l'ensemble du discours culturel et le contraint. Ce récit commun, Micheline Cambron tente de le retracer, entre 1967 et 1976, avec des textes aussi différents, à première vue, que les chansons de Beau Dommage, les articles de Lysiane Gagnon sur l'enseignement du français, les monologues d'Yvon Deschamps, la pièce Les belles-soeurs de Michel Tremblay, les poèmes de Gaston Miron et L'hiver de force de Réjean Ducharme. Cet essai, qui s'interroge sur le type d'histoire que nous nous racontions en ces années-là, reconstruit avec bonheur tout l'intelligible d'une époque au Québec. S'il s'adresse d'abord au lecteur de littérature québécoise, il se révélera également précieux pour tous ceux qui aiment réfléchir sur la dimension sociale du langage et de la littérature.
Lévesque Claude ; Leroux Georges ; Fradet Pierre-A
On a peine à imaginer la secousse qu'a dû provoquer la parution de ce premier livre de Claude Lévesque, en 1976, dans le milieu philosophique et littéraire au Québec, car toucher à l'écriture et à la lecture, c'est ébranler tout ce qui sert de socle à notre culture. Titre inaugural des éditions VLB, réédité deux ans plus tard dans la collection "10/18", cet ouvrage où nous interpellent Nietzsche, Freud, Blanchot et Derrida — pour ne nommer que ceux-là — libère, comme dans un feu d'artifice, ce qui était en excès et en souffrance dans la conceptualité traditionnelle. En déposant un élément de rupture ou d'indécision dans tout ce qui cherche à se refermer sur soi, il veut susciter un nouveau désir, plus périlleux — une nouvelle espérance, plus souveraine. "L'étranger, c'est l'autre, celui qui vient de l'extérieur, d'un ailleurs innommable, et qui, à l'intérieur, se tient à la frontière, reste marginal, toujours déjà expulsé, du dehors comme du dedans [...]. C'est peut-être la même "a-topie", la même indétermination, qui définit l'étrangeté du texte, l'étrangeté comme textualité tournant autour de la limite, se tenant dans le troublant espace de l'entre-deux, entre les bords rassurants du langage et son débord vertigineux."
Ait Kabboura Mounia ; Fadil Mohamed ; Geoffroy Mar
Cet ouvrage examine en profondeur le dilemme de l'intrication du politique et du religieux dans la Polis contemporaine de l'Islam (l'Etat-nation) et en met à jour les rapports intimes ainsi que la façon dont il a évolué au fil des siècles — de l'islam ethnique et culturel à l'islam idéologico-politique. Il rassemble des contributions critiques et originales de plusieurs chercheurs appartenant à différentes institutions universitaires (du Québec, du Maroc, de la Tunisie et de la France) et à des disciplines diverses (sociologie, histoire, science politique, philosophie). Ce regard croisé souligne le rôle de l'islam dans la construction de l'identité politique et de l'imaginaire collectif, en tenant compte de leurs modes d'agir idéologique, social,culturel et juridique à des époques et dans des espaces culturels et géographiques donnés, tout en s'attardant sur de grandes questions comme la radicalisation, l'islamophobie et la condition féminine. Destiné à ceux et celles qui s'intéressent particulièrement aux modèles politico-religieux liés a l'islam, ce livre s'adresse également au grand public, dans la mesure où la question de l'islam et de l'islamisme est de plus en plus populaire en Occident comme dans le monde arabo-musulman.