Je l'ai vue avancer dans le magasin. Assez sûre d'elle. J'ai aussitôt pensé qu'elle devait faire partie des notables de la ville et je me suis mis à faire mon gracieux. Etre adopté par un notable valait mieux que d'être acheté par un gueux. Faute d'expérience, j'avais de l'intuition. Celle-ci me glissait déjà à l'oreille que cette cliente pouvait faire beaucoup pour moi. Elle s'approchait et je la regardais, assis sur le rayon à côté de mes semblables qui ne portaient pas de nom parce qu'ils n'avaient pas encore été baptisés. La ville de Dol, en 1951, vivait tranquillement au rythme régulier et sans surprise des cloches de la cathédrale Saint-Samson."
Avec 240 conseils et techniques pour stimuler votre créativité, cet ouvrage dévoile les secrets permettant de maîtriser le moyen d'expression privilégié qu'offre l'aquarelle. Que vous soyez artiste en herbe ou peintre accompli, Aquarelle vous accompagnera dans votre apprentissage et vous guidera pour développer un style qui vous ressemble. Débuter à l'aquarelle ou améliorer votre technique à l'aide de très nombreux pas-à-pas, schémas et instructions détaillées. Toutes les techniques de l'aquarelle (glacis, effets vieillis, traitement des contours, auréoles...) et des solutions simples pour remédier aux problèmes, corriger vos erreurs ou améliorer votre savoir-faire.
Elles étaient sept, les Pléiades, toutes filles d'Atlas et d'une Océanide. Mirca était la benjamine d'une famille de filles. Elle m'a toujours dit qu'elle était fière d'être grecque. Le prénom Mirca n'est issu ni du grec ancien, ni du grec byzantin. L'aînée se prénommait Maïa, la seconde Céléno, la plus jeune ne s'appelait pas Mérope mais Carolina, et jamais personne ne l'a appelée par son vrai prénom."
La combe exhale un léger souffle qui effleure le chêne en remontant vers les hauteurs. Il porte vers les bois en surplomb les parfums métissés des arbousiers, du thym, du romarin, de l'anis sauvage, de la lavande, et peut-être même de la mer lointaine, pour les assembler à ceux des pins et des cèdres, et embaumer le ciel tout entier. Ariane aspire à pleins poumons cet air qui la brûle pourtant, et qui sourd sur sa peau en fines gouttes de sueur. Les bras suspendus à une branche, allongeant tout son corps pour l'exposer à la brise autant qu'elle le peut, elle écoute. A la sourdine crépitante du maquis se mêle, assourdi et comme dérivant dans l'air, le chant incongru d'un piano."
A l'automne 2007, Laurence Sigal, alors directrice du musée d'art et d'histoire du Judaïsme organisa un cycle de conférences sur le thème "Bible et psychanalyse" . Elle invitait un certain nombre de psychanalystes à commenter sur un mode freudien, en une conférence, un texte biblique de leur choix. Je fus l'un d'entre eux. Au cours de l'entretien téléphonique où l'invitation me fut présentée, Laurence Sigal mit comme limite à mon choix de texte de m'abstenir de traiter du passage du livre de la Genèse rapportant l'épisode du sacrifice d'Isaac. Je la rassurai en lui disant que le texte que j'aurais aimé commenter était celui de l'Ecclésiaste. "Pensez-vous, me demanda-t-elle, que ce texte se prête au commentaire freudien ? - Aucun texte ne me paraît mieux convenir à l'exercice que vous proposez ! "
Résumé : Transformer les espaces de vie pour susciter des nouvelles manières de nous lier les uns aux autres est un vieux rêve de la pensée politique occidentale. Souvent taxés d'utopiques, ces projets n'ont pas cessé d'être conçus et parfois réalisés. C'est à partir de l'un d'entre eux, Les Grands Voisins, la plus importante des utopies urbaines contemporaines réalisées, que nous avons réuni les textes de ce volume. Situé en plein Paris et conçu à l'origine comme logement d'urgence pour les sans-abri, le succès des Grands Voisins nous a incités à faire une autre histoire de ces projets utopiques, en particulier des phalanstères de Charles Fourier et des cités radieuses de Le Corbusier. Ces analyses et ces expériences nous ont permis de jeter un nouveau regard sur les façons de nous loger dans les sociétés post familiales d'aujourd'hui. Notamment sur l'essor spectaculaire de la vie en solo, la transformation la plus décisive de notre modernité.
La pandémie de COVID a eu un impact définitif au plan sanitaire, économique et psychologique. Elle a fait évoluer les attentes des consommateurs et le fonctionnement des entreprises. Qu'en est-il de la communication ? Qu'elle soit commerciale, corporate ou interne. Peut-on communiquer comme avant ou a-t-on besoin d'une approche nouvelle ? Le postulat de ce livre est que, tant par nécessité qu'opportunité, il faut repenser la communication des entreprises et de leurs marques. Il dresse un état des lieux d'avant-crise et, en particulier, analyse la notion de raison d'être et le statut d'entreprise a mission établis par la loi PACTE. Il tire les conséquences à court-terme de la pandémie. Quels enseignements peut-on tirer de la communication pendant celle-ci ? Les auteurs posent les bases de cette nouvelle communication qui va devoir répondre au triple enjeu de croissance, de transformation et de transition écologique. Bouleversée par le digital, la communication arrivait en effet à une fin de cycle tandis que persistent des modes opératoires et managériaux souvent obsolètes. Les entreprises et leurs marques doivent plus que jamais recourir à une communication différente. Moins infantilisante, moins en décalage avec ce qu'elles peuvent promettre. Et offrir.