Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Des bienfaits du jardinage
Robin Patrice
POL
9,00 €
Épuisé
EAN :9782818038710
En mars 2014 on a proposé à Patrice Robin une résidence d'écriture dans un Etablissement Public de Santé Mentale et plus précisément dans le centre horticole implanté en son sein. La commande : rencontrer les usagers du jardin, patients et soignants, dresser leur portrait, recueillir leur témoignage dans le but de réaliser un ouvrage interrogeant l'intérêt des activités thérapeutiques liées à l'environnement pour les personnes en grande difficulté. Il a hésité, d'abord parce que, de son propre aveu, il s'imaginait mal écrire sur le jardinage, ensuite et surtout parce qu'il ne se voyait pas passer du temps dans un hôpital psychiatrique à l'heure où sa mère, atteinte de la maladie d'Alzheimer depuis huit ans, sombrait dans la démence. Puis il a visité le jardin, rencontré les patients et pensé qu'écrire sur eux lui permettrait peut-être d'écrire aussi sur elle, via leur étrangeté commune, d'écrire sur la vie qu'ils vivaient encore un peu ensemble et ainsi, qui sait, de ralentir, un temps, leur irrémédiable éloignement. Des bienfaits du jardinage dit les allers-retours de Patrice Robin entre elle et eux durant ces quelques mois de résidence, allers-retours entre les vies, celles brisées parfois, tassées souvent, de ces hommes et femmes lourdement médicamentés, celle de plus en plus immobile et silencieuse de sa mère. Des bienfaits du jardinage dit aussi la sienne, déstabilisée, accompagnant sa mère, en fils, vers sa fin, mais aussi l'enregistrant et la prenant en photo, en écrivain, comme il prenait en photo le jardin et recueillait les témoignages de ses usagers. Des bienfaits du jardinage dit son trajet vers ces derniers, lent, difficile, douloureux parfois, puis apaisé enfin, dit surtout comment ils l'ont accompagné, apporté un peu de paix, sans le savoir, tout au long d'un printemps, d'un été et d'un début d'automne.
Blue Gap ne figure pas sur la carte d'Arizona. Si l'on veut localiser cette vingtaine d'habitations posées au milieu de nulle part, il faut partir de Monument Valley, au nord-est de l'état, et descendre en ligne droite vers le sud jusqu'à la route indienne numéro 4, au coeur de la réserve navajo. A Blue Gap, on brûle des feuilles de cèdres pour accueillir le visiteur et lui offre de l'estomac de mouton grillé farci de sang et de pommes de terre. A Blue Gap, on dit profiter des barbecues pour envoyer des signaux de fumée aux voisins et faire croire aux Américains que les Indiens sont prêts à repartir sur le sentier de la guerre. A Blue Gap, on garde les anciens près de soi pour ne pas leur briser le coeur et j'ai su qu'il me faudrait accepter, moi, de voir ma mère s'éloigner. A Blue Gap est né Scott, le mari de Louise, ma fille.
Quatrième de couverture À la Fabrique, Pierre, écrivain, tente, avec quelques autres, éducateurs et enseignants, de donner une place au milieu du monde à des adolescents en grande difficulté scolaire et sociale. Parfois avec succès : Lissah venue d’Afrique après la mort de ses parents et réussissant à trouver du travail, Djamil remis sur le chemin des études via des cours par correspondance. Parfois en y échouant totalement : Franck gagné par les idées d’extrême droite ou Aude tentant de se suicider. C’est dans l’approfondissement de cet engagement, à La Fabrique et ailleurs, que Pierre trouvera, lui aussi, au fil des années, sa place au milieu du monde.
Résumé : Je suis né étranglé par le cordon ombilical, le visage tout bleu, qui plus est chez mes grands-parents maternels, et ne dois d'avoir survécu qu'à l'oxygène dont se servait leur voisin, mon oncle, le forgeron du bourg, pour ses soudures au chalumeau. J'aurais pu aussi ne pas naître, ma mère ayant réchappé de peu à un accident de battage meurtrier à l'âge de quatre ans. Ou renoncer à la vie à vingt-six ans, comme R. , devenu ingénieur après de brillantes études et issu du même milieu que moi. Mesurant ma chance d'être vivant, j'ai enquêté sur ces trois événements, sur ce qu'ils disent du monde d'où je viens. Trois enquêtes qui en sont aussi une sur la nécessité vitale de lui rester fidèle et celle, tout aussi vitale, de devoir le quitter pour devenir ce que je voulais être.
Un bateau vogue vers les Rivages Maudits avec, à son bord, des hommes et des femmes condamnés à l'exil sur des terres lointaines pour avoir trahi le Gouverneur Esclépius. Leur destination: le désert des Pluies - un pays à la végétation monstrueuse, aux eaux corrosives et aux sols fangeux. A peine débarqués, les passagers tentent d'organiser leur survie. Bientôt, la découverte d'une ville souterraine, peuplée d'apparitions extraordinaires et de sons envoûtants, les plonge dans un monde inconnu et pourtant étrangement familier... Des robinsonnades aux récits de civilisations perdues, Retour au pays emprunte à de nombreuses traditions littéraires pour bâtir, sous la forme d'un journal intime, une épopée captivante.
Résumé : Bertrand Schefer, qui est aussi cinéaste, a longtemps travaillé sur le scénario d'un film dans lequel il voulait raconter l'histoire d'un cher ami d'enfance qui s'était peu à peu coupé du monde et vivait en marge de la société, errant sans domicile fixe et sans travail. Son destin hantait Bertrand Schefer et sa figure grandissait en lui avec les années, absorbant ses forces. Il vivait avec ce qui était devenu comme un double obscur, une part d'ombre qui le dévorait de remord et de culpabilité. Grâce au cinéma il espérait en finir avec ce fantôme et se libérer du passé. Le film n'a pas pu se faire, mais de cet échec est sorti un texte, ce récit d'un homme hanté par un double dont la figure et les choix de vie radicaux ont fixé à jamais l'époque de la jeunesse. Entre le temps de l'éloignement et celui du retour, le narrateur retrace sous la forme d'un rapport factuel, comme pour donner de la réalité à sa mémoire trouée, l'histoire réelle et fantasmée d'une amitié fondatrice.
Résumé : Automne 1952 : dans un château délabré de l'Eure, Eric Rohmer tourne Les Petites Filles modèles. C'est son premier long métrage. Presque achevé, jamais sorti au cinéma, il a disparu. Printemps 2016 : Sophie, une prof d'université à la retraite spécialiste de la comtesse de Ségur, et Paul, un jeune homme qui consacre sa thèse à des films introuvables, traversent ensemble la Normandie à la recherche de traces, de témoins, d'explications : Joseph Kéké, l'étudiant béninois qui a produit le film, a-t-il vraiment cassé une dent à une strip-teaseuse poétesse ? A quoi servent les châteaux en ruine ? Quel rapport entre la comtesse de Ségur, Eric Rohmer et le cinéma érotique des années 1970 ? Chemin faisant, c'est avant tout sur eux-mêmes que Paul et Sophie enquêtent.
Résumé : "Quand je quitte la route principale, Hélène se relève et vient poser sa tête sur mon épaule, nos regards se trouvent dans le rétroviseur central, elle murmure : "Ici finit la civilisation ! " C'est elle qui le dit".
4e de couverture : "- Les enfants ? Quels enfants... ? C'est pas nos enfants, Bobby. C'est pas les nôtres... J'ai des enfants. Je n'en ai plus. Je veux des enfants. Je n'en veux pas. La vie de famille c'est un truc de dingue, je te jure."