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LES SEINS DE BLANCHE-NEIGE
ROBERTS JEAN-MARC
LGF
4,05 €
Épuisé
EAN :9782253139171
Comme beaucoup d'entre nous, François, héros insaisissable de ce livre, a voulu retrouver sa propre enfance dans ses enfants. Seulement, ils ont grandi, les uns après les autres. Un jour, ils ont commencé à dessiner les seins de Blanche-Neige. Alors François, déçu, est parti recommencer ailleurs... Il a ainsi eu quatre maisons, quatre femmes, quatre enfants. L'aîné a trente-quatre ans, le plus jeune, treize ans. Et c'est à travers leurs quatre récits que François est évoqué dans ces pages : figure floue, lointaine d'un père-copain, d'un père attachant et fugace, joueur et - peut-être - tricheur... Car c'est finalement une histoire cruelle - et singulièrement actuelle - que nous conte ici Jean-Marc Roberts, à petites touches, sans colère... Avec seulement beaucoup de mélancolie. " Quatre variations sur l'absence, quatre dessins de blessure, quatre paroles d'amour et de déception... " Pierre Lepape, Le Monde. " Pas de doute : le roman de Jean-Marc Roberts est bien un livre d'aujourd'hui. " Renaud Matignon, Le Figaro.
« Personne ne sait et ne saura jamais ce qui s?est réellement passé entre toi et la vieille dame. Intéressé. Je retiens ce mot qui s?invite en permanence dans ta défense comme dans leurs attaques. Chacun semble ignorer l?évidence: tu es tellement plus intéressant qu?intéressé. On t?arrête dans la rue, on te reconnaît facilement aujourd?hui, tu as droit à tout. Certains t?implorent de restituer l?argent, d?autres t?en réclament. Tu mérites la prison sinon le purgatoire puisque, c?est bien connu, tu vis au paradis. La toile, quand ce ne sont plus les journaux papier, se déchaîne contre toi. On t?en voudra toujours de faire ton Donald, d?avoir attaqué la première fortune de France sans arme ni violence, tel un gros poussin avec une mitraillette en plastoc. Tu n?as braqué personne mais c?est comme si et même pire Cela finira bien par finir. Et tu ne perdras pas, François-Marie, comme on ne s?est pas perdus ». Jean-Marc Roberts revient sur la longue amitié qui le lie à François-Marie Banier. A contre-courant de tout ce qu?on a pu lire sur lui, l?auteur nous livre le portrait d?un homme qu?il connaît comme personne.
Je n'avais jamais parlé de Jerry Graf, mon père américain. Jerry a toujours habité loin de moi. Il s'exprime dans une autre langue que la nôtre. Je n'avais jamais dit que les nez de ma mère Zina et de ma tante Yo avaient passé une bonne partie de la dernière guerre à Rome à rêver d'être refaits. Les rêveurs, chez nous, ne manquent pas de ressources. Ainsi ma grand-mère se fit-elle enterrer avec son parapluie ; ainsi mon grand-père, par un beau matin de disgrâce, abandonna-t-il son poste de vice-consul à Buenos Aires. Ces histoires vraies ou presque qui avaient bercé puis hanté mon enfance, je les gardais jalousement pour moi : le destin de mes trois oncles, les infortunes de Zip mon singe de caoutchouc, les caprices de Sophie Galissier, mon premier amour... J'avais peur de raconter cette famille à géométrie variable, peur de ne pas savoir m'y prendre et je l'ai pourtant fait.
Tout abandonner, l'amour de Nina, les soirées entre amis, la famille ; ou plutôt s'éloigner, pas à pas, mais inexorablement : voici l'étrange destin de Louis Coline, jeune cadre dans les Magasins de l'avenue de l'Opéra. Un destin scellé à son insu depuis le jour où il a fait la connaissance de son nouveau directeur, Bertrand Malair. Bien des rumeurs courent sur cet homme énigmatique, continuellement flanqué de ses deux acolytes, Lingre et Belais. On dit qu'il transforme ses collaborateurs en esclaves, qu'il s'entoure de personnages singuliers. Louis ne résistera pas à cette séduction faite de confiance, d'encouragements, de jeu pervers sur la jalousie et la rivalité. Grisé, il va s'abandonner, au risque de s'y perdre. Couronné en 1979 par le prix Renaudot, ce roman, qui nous mène insensiblement du quotidien le plus banal à un fantastique psychologique inquiétant, terrifiant même, a été porté à l'écran par Pierre Granier-Deferre sous le titre : Une étrange affaire.
La littérature est un jeu où on pleure aussi de temps en temps." Vassilis Alexakis" Était-ce son sourire ? Était-ce son regard ? Était-ce son goût de l'autre ? Sans doute tout cela à la fois. Tout ce qui faisait de Jean-Marc Roberts un homme hors du commun. Jean-Marc a tiré sa révérence au moment où s'achevait le Salon du livre. De temps à autre, entre deux traitements, entre deux tumeurs, entre deux saisons, comme il le disait lui-même, on le voyait réapparaître, cachant les stigmates de ce maudit cancer sous un chapeau qui lui donnait encore davantage d'allure. La maladie n'avait qu'à bien se tenir. Lui se tenait droit face à elle, capable de la regarder en face, de la maintenir à distance. Quelle plus belle réplique que Deux vies valent mieux qu'une, paru moins de deux semaines avant sa mort ? ? C'est lui qui a eu le mot de la fin, personne ne l'a eu à sa place. C'est un départ sur une victoire, la sienne ?, murmure, ému, Pierre-Louis Basse, l'un de ses auteurs et amis. Avec ce magnifique livre dont il nous a fait cadeau avant de disparaître, l'écrivain revient en force. Lui qui avait écrit son premier roman alors qu'il n'avait pas même 18 ans, vingt-cinq ouvrages plus tard nous livre sa vérité. De ses jeunes années en Italie à cette fin de vie précoce, le récit, bref et enlevé, est magistral." Valérie TrierweilerNotes Biographiques : Jean-Marc Roberts était à la fois éditeur, écrivain et scénariste. Il a notamment travaillé aux Éditions du Seuil et chez Fayard avant de devenir directeur des Éditions Stock en 1998. Il est l'auteur d'une vingtaine de romans dont Affaires étrangères (prix Renaudot 1979), Une petite femme, Les bêtes curieuses ou encore Cinquante ans passés.
Résumé : 1954, dans un hôpital militaire de Hanoi, Yann, un soldat breton, est soigné par Mai. Ils tombent amoureux, mais le père de la jeune fille l'a promise à un autre. Elle s'insurge, elle est bannie de la famille... Ils se marient en toute hâte, avant que Yann rejoigne la cuvette de Diên Biên Phu. Après la défaite de l'armée française, Yann est emmené dans un camp d'internement. Dans une langue poétique, avec grâce et pudeur, Hoai Huong Nguyen peint le Vietnam d'hier et un amour qui affronte la violence d'une guerre. L'histoire bouleversante de Mai et de Yann laisse percer la lumière des humbles héros qui croient à la liberté et à l'absolu malgré les vicissitudes de l'Histoire. Tout est là : l'Histoire, l'histoire, la manière de les faire s'imbriquer, la netteté de l'écriture, la volonté de trouver une parole adéquate à la tragédie, la complexité des psychologies... "Un instant de littérature pure." Yann Moix, Le Figaro littéraire.
Résumé : Quand, en septembre 1941, Bernie Gunther revient du front russe, la capitale du Reich a bien changé. Pénurie, rationnement, couvre-feu, crimes. Berlin rime avec misère et terreur. La découverte d'un cadavre sur une voie de chemin de fer puis l'agression d'une jeune femme précipitent Bernie, affecté au département des homicides de la sinistre Kripo, dans de nouvelles enquêtes criminelles. Invité par le général SS Reinhard Heydrich à le rejoindre à Prague pour démasquer un espion infiltré dans son entourage, Bernie est à peine arrivé qu'un des fidèles du Reichsprotektor de Bohême-Moravie est assassiné. Bernie doit trouver le coupable. et vite, s'il veut sauver sa peau. Philip Kerr réussit la prouesse de dépeindre avec minutie les quelques mois ayant précédé l'assassinat d'Heydrich. Terrifiant et palpitant. Macha Séry, Le Monde des livres.