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Affaires étrangères
Roberts Jean-Marc
GRASSET
20,10 €
Épuisé
EAN :9782246492412
Tout abandonner : Nina sa femme, sa mère, ses amis, le poker et même la grand-mère Yette, et le chien. Ou plutôt s'éloigner, peu à peu, mais inexorablement : voilà le curieux destin de Louis Coline, jeune cadre au service publicité des Magasins de l'avenue de l'Opéra. Quitter un amour partagé, des affections sûres, les dimanches en famille, les soirées entre amis, pour Bertrand Malair, son nouveau patron. Que sait-on de Malair, personnage énigmatique suivi comme son ombre par ses deux acolytes, Lingre et Belais ? On murmure à son propos des choses inquiétantes. Qu'il aurait naguère poussé un cadre au suicide, qu'il transforme ses collaborateurs en domestiques et s'entoure - Louis en fera bientôt l'expérience - de personnages singuliers. Malair fascine Louis et l'attire un peu plus chaque jour : encouragements, marques de confiance, présentation au cercle de ses amis - tout ce dont le jeune homme s'était pris à rêver. Le rêve se réalise, il s'y plonge et s'y enferme, y trouve l'exaltation, peut-être, d'une puissance qu'il croit partager, pais en perdant toute mesure. Car tel est le pouvoir d'un Malair : vous séduire, vous aimer, croyez-vous, mais aussi tout vous prendre sans rien vous donner. Le jour où il vous quitte, vous n'êtes plus personne. D'ailleurs, qui est qui dans cette étrange tragédie sans éclats où la vie se brise sans combat ?
Je n'avais jamais parlé de Jerry Graf, mon père américain. Jerry a toujours habité loin de moi. Il s'exprime dans une autre langue que la nôtre. Je n'avais jamais dit que les nez de ma mère Zina et de ma tante Yo avaient passé une bonne partie de la dernière guerre à Rome à rêver d'être refaits. Les rêveurs, chez nous, ne manquent pas de ressources. Ainsi ma grand-mère se fit-elle enterrer avec son parapluie ; ainsi mon grand-père, par un beau matin de disgrâce, abandonna-t-il son poste de vice-consul à Buenos Aires. Ces histoires vraies ou presque qui avaient bercé puis hanté mon enfance, je les gardais jalousement pour moi : le destin de mes trois oncles, les infortunes de Zip mon singe de caoutchouc, les caprices de Sophie Galissier, mon premier amour... J'avais peur de raconter cette famille à géométrie variable, peur de ne pas savoir m'y prendre et je l'ai pourtant fait.
Un tapis de bain n'est pas un tapis de prière... Mais quand, à l'aube de ses quinze ans, Antoine tombe sur une jeune musulmane, femme de chambre, agenouillée en prière dans une salle de bain du Carlton londonien, cette rencontre fortuite se grave dans sa mémoire. Vingt ans plus tard, Antoine Bisser est devenu médecin à Paris. Cela aurait pu être ailleurs. Tout chez Antoine aurait pu être ailleurs, déplacé, modifié, adapté: pas de convictions définitives, pas de choix passionnels, pas d'attachements éternels. Seuls ses enfants lui donnent l'illusion, tendre et éblouie, d'appartenir à quelqu'un. Trente ans plus tard, le terrorisme frappera Londres. La rencontre du Carlton, la prière sur le tapis de bain auront Prie tout leur sens.
Résumé : J'ai toujours rêvé d'écrire un livre comme celui-ci. Doux et imprévu. Un livre que je n'attendais pas. Raconter ce qui ne s'est pas passé, rien que pour voir où ça nous mène. Reprendre le thème éternel des retrouvailles entre amis, plus ou moins perdus, et se laisser porter au rythme des chansons qui ont peuplé notre vie : Ruby Tuesday des Stones, Let it be, Le Roi des fourmis de Polnareff, Good Vibrations, Honesty de Billy Joel, La Cavalerie, Les Princes des villes. Certaines ont bien vieilli, d'autres moins. C'est comme nous.
Le corps de Marge nous aura occupés, tu en conviens, comme aucun autre. Elle rajeunissait de séance en séance, ses cheveux coupés de plus en plus court : "Bientôt, tu me confondras avec Dagobert ! ", me menaçait-elle. Mais cela n'est pas arrivé. Cela n'arrivera plus. Comment te retrouver Dagobert ? Autrement, ailleurs que dans le corps de Marge ou Marge dans le mien. Nous ne t'avons pas remplacé. Nous n'avons rien inventé, rien imaginé de meilleur, de plus solide en tout cas, que de poursuivre notre affaire. Seul le plaisir a changé, s'il en reste.
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
Résumé : "J'ai longtemps cru qu'il suffisait d'être deux pour faire un enfant. Eve, Adam ; un instant d'éternité. La vie s'est chargée de me détromper : à 27 ans, comme de plus en plus de femmes, j'ai dû demander l'aide de la médecine pour tenter d'être mère. A l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, j'ai rencontré une gynécologue obstétricienne, Sylvie Epelboin. Elle a suivi ce long chemin avec moi. Un chemin qui a duré des années, qui a eu la peau de mon mariage, mais qui a créé un lien unique entre le docteur Epelboin et moi, entre la soignante et la patiente". "Et moi, Elise, je me souviens de ce premier jour, de votre entrée avec Simon, dans mon cabinet. Vos regards, votre jeunesse, cette envie, et devant vous, la médecine, le temps... ". Vingt-cinq ans plus tard, Elise propose à Sylvie de croiser leurs regards sur cette aventure, de mêler l'intime à la médecine. D'un côté, Elise, jeune adulte, jeune mariée, confrontée à une épreuve à laquelle elle n'était pas du tout préparée, hantée par les réminiscences d'épisodes très douloureux de son histoire. De l'autre côté, Sylvie, passionnée, engagée, féministe et mère, à l'origine d'un des premiers centres de fécondation in vitro en France, aussi attentive aux progrès de la Science qu'aux questions éthiques qui les traversent. "Nous avons écrit toutes les deux, soucieuses de raconter au plus juste cette histoire d'intimité médicalement assistée. Peuvent s'y reconnaître les femmes à qui l'enfant se refuse, celles qui ont enfin mené à terme ces grossesses rêvées, et, bien sûr, les médecins, chercheurs, biologistes, qui, d'une manière ou d'une autre, ont leur place dans cette épopée inouïe qu'est l'Assistance Médicale à la Procréation".