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Mises en Scène du monde
Robert Sylvie ; Debray Régis ; Goody Jack ; Plassa
SOLITAIRES INT
15,00 €
Épuisé
EAN :9782846811507
La mise en scène, une notion récente ? Elle est désignée sous ce nom au XIXe siècle. Très vite, le théâtre et la danse consacrent son rôle. Le cinéma, le cirque, les arts plastiques l'utilisent à leur tour. Rien d'étonnant si cette pratique se retrouve dans beaucoup de secteurs de la vie contemporaine. " Le monde est un théâtre ", écrivait déjà Calderon. Les textes de ce volume présentent une grande partie des moments importants du colloque de Rennes qui a réuni près de 3 000 personnes en novembre 2004 autour de chorégraphes, metteurs en scène, interprètes, chercheurs, communicants, directeurs de lieux, philosophes, sociologues, responsables politiques... Adulé, rejeté ou haï, parfois par les praticiens eux-mêmes, ce concept instable est examiné sous différents aspects : la mise en scène peut être révélatrice de vérités, organisatrice de manipulations, ou moyen de formidables utopies humaines.
Résumé : Ce livre est consacré aux hôpitaux montpelliérains qui ont porté le nom de Saint-Eloi pendant plus de huit cents ans. Nous y avons rattaché l'histoire de l'hôpital Gui de Chauliac, toute récente, parce qu'il a été construit sur le dernier site de Saint-Eloi. Le nom de Saint-Eloi est mentionné pour la première fois en 1183 pour désigner un établissement situé hors des remparts de la ville entre les actuelles rue de Verdun, Clos René et Maguelonne. Les guerres de religion qui vont frapper Montpellier dès la moitié du XVIe siècle obligent à déménager cet hôpital à l'intérieur des murs. Pendant près de trois cents ans, les montpelliérains vont être soignés dans l'Hôtel-Dieu Saint-Eloi, devenu à la révolution hôpital Saint-Eloi, situé au bas de la rue de la Blanquerie aujourd'hui rue de l'Université. Ce grand hôpital, civil et militaire, reste sous l'ancien régime fermé aux professeurs de la Faculté de médecine. Sa notoriété est grande et les praticiens qui y travaillent sont volontiers médecins et chirurgiens du roi, comme Raymond Vieussens et François Lapeyronie. A la Révolution, l'hôpital s'ouvre à l'enseignement de la médecine. Cet établissement est abandonné en 1890 pour uni nouvel hôpital, situé à l'extrémité du faubourg Boutonnet nommé Hôpital Suburbain jusqu'en 1930. ?uvre de l'architecte Casimir Tollet, cet hôpital pavillonnaire de 600 lits est initialement civil et militaire. Devenu Cliniques Saint-Eloi, puis hôpital Saint Eloi, en 1976, il perd peu à peu sa vocation militaire. Tout au long du siècle, ses médecins et chirurgiens contribuent activement à la recherche médicale et chirurgicale. L'?uvre de neurologues, comme Joseph Grasset, les recherches sur les sulfamides hypoglycémiants et l'insulinothérapie, la prise en charge de la douleur, l'engagement précoce en faveur des greffes d'organes (c?ur, foie), la neurochirurgie de l'épilepsie et des mouvements anormaux en sont, parmi d'autres, des exemples démonstratifs. Le développement récent d'unités de recherche sur le site hospitalier témoigne d'un réel effort en faveur d'une médecine moderne.
Mencherini Robert ; Orsoni Sylvie ; Hazzan Suzette
De 1939 à 1944, de nombreux camps d'internement existèrent dans l'actuelle région Provence-Alpes-Côtes d'Azur. Le camps des milles, près d'Aix-en-Provence, occupa, avec ses "annexes", plusieurs fonctions: camp d'internement pour ressortissants du Reich en 1939-1940, centre de transit pour étrangers désireux de quitter la France, lieu de regroupement des juifs raflés de l'été à l'automne 1942. A partir de sources peu explorées, cet ouvrage fait le point sur cette galaxie de l'internement et sur son rôle dans l'exclusion et les transferts des juifs en zone nord, à destination des camps d'extermination. Avant novembre 1942, ces transferts furent pris en charge par les autorités vichystes. Ils s'accentuèrent après l'occupation avec de fortes différences entre l'attitude des autorités allemandes et italiennes. Les différentes contributions apportent de nombreuses précisions sur la situation des juifs et sur leur persécution dans les divers départements provençaux. L'ensemble est complété par des témoignages et documents inédits sur la déportation, recueillis avec le concours de l'Amicale des déportés d'Auschwitz et de Haute-Silésie, Marseille-Provence. Biographie de l'auteur Robert Mencherini, professeur en histoire contemporaine, associé à l'UMR Telemme, est spécialiste de la France au XXe siècle.
Se revoir "à la saint-glinglin', manger"à la bonne franquette', faire quelque chose "en catimini", boire "à tire-larigot', prendre"la poudre d'escampette "... Autant d'expressions étranges dont les récits drôles et savoureux de ce livre nous content l'origine... Et si la poudre du Père Limpinpin avait enchanté ces pages? Biographie de l'auteur Robert Escarpit est né en Gironde en 1918. Il a d'abord été professeur à la faculté des lettres et sciences humaines de Bordeaux avant devenir chroniqueur au journal Le Monde. Après la Seconde Guerre mondiale, il a dirigé l'Institut français d'Amérique latine à Mexico. Il a publié une cinquantaine d'ouvrages, partagés entre des essais et des romans. Robert Escarpit est mort en 2000."
Résumé : Une ombre s'agite sous ses paupières baissées. Dans l'effusion lumineuse, une silhouette, qui ondule. Comme une algue. Un corbeau crie dans le cerisier. Le fils s'est endormi. La mère, pieds nus, danse calmement dans le sommeil du fils.
Résumé : La fécondité véritable d'Artaud est celle d'un discours qui porte en lui la force d'une pensée sur le théâtre visant à briser les frontières de ce qui est. Comme le rappelait Grotowski : " Artaud est un poète du théâtre, c'est-à-dire un poète des possibilités" . C'est cette ouverture des possibles qu'il faut chercher dans les textes d'Artaud, en n'oubliant pas de se rappeler sa vision de la force des mots, habités par une énergie capable de rejoindre la force des gestes. De cette fusion de moyens d'expression chargés de force naîtra, pour le théâtre, un pouvoir d'efficacité comparable à une authentique action magique. Une efficacité capable d'atteindre le spectateur dans son esprit mais aussi dans son corps. Peut-être pourrait-il en être ainsi pour certains lecteurs ... La beauté mais aussi la difficulté des textes d'Artaud vient aussi de l'importance de leur dimension poétique, de l'énergie d'une parole qui s'avance par métaphores et se charge de visions. Mais de visions dessinant pour le théâtre un horizon limite vers lequel se diriger, traçant ainsi un chemin vers la quête de réponses concrètes. En effet la pensée du théâtre qu'il propose n'en porte pas moins en elle, dans sa radicalité, l'ouverture aux enjeux concrets de la mise en scène dans son travail sur le langage, sur l'espace, sur le jeu de l'acteur, sur la relation au spectateur. Artaud n'ignore rien de la matérialité scénique, mais il la charge d'une signification qui doit dépasser cette simple matérialité. Les textes d'Artaud tracent le chemin vers un modèle rituel que les grandes expériences des années soixante (Brook, Grotowski, le Living theatre, Barba) se sont réapproprié et qui habite encore certaines expériences contemporaines comme celle de Romeo Castellucci.
Shakespeare William ; Bonnaud Irène ; Pauthe Célie
Quant à sa bonté, Elle ne connaissait pas d'hiver ; c'était un automne perpétuel ; Dont les fruits croissaient en mûrissant. Ses plaisirs ; Ressemblaient aux dauphins qui, en sautant, montrent leur dos ; Au-dessus de l'élément où ils vivent. Parmi ses domestiques ; Marchaient des rois, des princes ; îles, royaumes, Semblaient pièces d'argent tombées de sa poche.
Antigonon, une brigade héroïque : Cette pièce est un patchwork-cabaret qui pose un regard satirique, ironique et poétique sur les mythes et les héros de l'histoire de Cuba, de son indépendance à nos jours. La pièce se clôt sur une scène autour de laquelle les personnages s'appliquent à déconstruire un texte de José Martí : Abdala (1869), poème dramatique mettant en scène un jeune héros qui, contre l'avis de sa mère, décide de partir combattre pour défendre sa patrie face à une invasion étrangère. Réflexion sur l'histoire nationale mais aussi sur la façon dont elle est enseignée à Cuba. Ces affaires ne sont pas mes affaires : Cette pièce nous plonge au coeur de la " période spéciale " : la crise économique dans laquelle Cuba plongea à la suite de l'effondrement de l'Union soviétique. Les conséquences furent immédiatement visibles : magasin d'Etat vidés, pénuries d'essence, coupures d'électricité massives et à répétition. Une partie de la population cubaine choisit l'exil. Sur l'île, on cherche des solutions : pour parer au manque d'électricité, la population est sommée d'échanger ses vieux appareils électrodomestiques par d'autres, plus économiques. Les ampoules à incandescence, trop gourmandes en énergie, deviennent des pièces de musée. Tiens tes enfants à l'écart de l'alcool : Ce monologue a pour point de départ la mort du père, première étape d'une plongée dans un monde en putréfaction. De la merde, du sang, de la sueur, du sperme et des larmes, des descriptions glaçantes, une rage que rien n'apaise, cela serait vite irrespirable si ce n'était, aussi, formidablement drôle, grotesque, incongru comme ce poème en forme de chanson satirique sur les dangers d'une fellation en voiture... Ce jeu de massacre, où le fils fouille dans les entrailles du père agonisant pour en arracher la merde, a bien sûr valeur métaphorique : entre naufrage de la révolution et survie sordide.