Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Provence-Auschwitz. De l'internement des étrangers à la déportation des juifs (1939-1944)
Mencherini Robert ; Orsoni Sylvie ; Hazzan Suzette
PU PROVENCE
28,01 €
Épuisé
EAN :9782853996938
De 1939 à 1944, de nombreux camps d'internement existèrent dans l'actuelle région Provence-Alpes-Côtes d'Azur. Le camps des milles, près d'Aix-en-Provence, occupa, avec ses "annexes", plusieurs fonctions: camp d'internement pour ressortissants du Reich en 1939-1940, centre de transit pour étrangers désireux de quitter la France, lieu de regroupement des juifs raflés de l'été à l'automne 1942. A partir de sources peu explorées, cet ouvrage fait le point sur cette galaxie de l'internement et sur son rôle dans l'exclusion et les transferts des juifs en zone nord, à destination des camps d'extermination. Avant novembre 1942, ces transferts furent pris en charge par les autorités vichystes. Ils s'accentuèrent après l'occupation avec de fortes différences entre l'attitude des autorités allemandes et italiennes. Les différentes contributions apportent de nombreuses précisions sur la situation des juifs et sur leur persécution dans les divers départements provençaux. L'ensemble est complété par des témoignages et documents inédits sur la déportation, recueillis avec le concours de l'Amicale des déportés d'Auschwitz et de Haute-Silésie, Marseille-Provence. Biographie de l'auteur Robert Mencherini, professeur en histoire contemporaine, associé à l'UMR Telemme, est spécialiste de la France au XXe siècle.
Midi rouge est une trilogie consacrée à l'histoire de Marseille et des Bouches-du-Rhône entre 1930 et 1950. Le premier tome court des années 1930 jusqu'à juin 1940. Après avoir confronté les stéréotypes qui affectent la région à sa réalité économique, sociale et culturelle, l'auteur s'intéresse à son évolution politique et sociale. Ce Midi républicain qui, dès le 19° siècle, s'oppose aux "Blancs", devient, au 20° siècle, "Rouge", d'une autre manière par l'affirmation du mouvement ouvrier. L'auteur ana lyse le mouvement syndical et politique, la forte présence socialiste, bousculée par le PCF en 1936. Mais aussi le développement d'une extrême droite, incarnée en particulier par Simon Sabiani, dissident communiste, qui, à la veille de la guerre, donne le ton à la droite conservatrice. Les effets des événements internationaux (guerre d'Espagne, conférence de Munich) se combinent aux ruptures nationales (la naissance du Front populaire à partir de 1934, sa dislocation en 1938) et locales (mise sous tutelle de la municipalité de Marseille). Enfin, de 1939 à l'été 1940, la région, devenue zone refuge pour les persécutés du nazisme et du fascisme, connaît un véritable séisme qui ouvre les portes au régime de Vichy. Cette évocation de la vie politique et sociale de Marseille et des Bouches-du-Rhône s'appuie sur de nombreux travaux préalables et des sources peu exploitées jusqu'à aujourd'hui. Elle comble une lacune dans l'historiographie de cette région.
Mencherini Robert ; Hessel Stéphane ; Aubrac Raymo
Ce troisième tome de Midi rouge, qui fait suite aux deux précédents consacrés aux années 1930 et à la prise en main du département par Vichy en 1940-1942, offre un tableau d?ensemble de Marseille et des Bouches-du-Rhône de 1940 à juin 1944. Il revient sur la création de la Résistance dès 1940, décrit son affirmation, évoque l?Occupation à partir de 1942, l?évolution des pouvoirs de Vichy en 1943-1944 et la vie quotidienne des Provençaux. La Résistance commence très tôt à Marseille. Dès l?été 1940, s?organisent des départs maritimes clandestins vers l?Afrique du Nord. Des groupes très divers tentent de protéger les persécutés, en particulier dans le camp des Milles, lors des déportations de l?été 1942. Les grands mouvements de Résistance et les réseaux se développent rapidement. Après l?Occupation en novembre 1942, les quartiers nord du Vieux-Port de Marseille sont détruits par les Allemands, les suspects raflés par la police française, les jeunes envoyés enAllemagne pour le STO. La Milice et le PPF de Simon Sabiani tiennent le haut du pavé, en lien avec la Gestapo. Par ailleurs, la population provençale souffre de plus en plus des pénuries. En 1943, la Résistance, fortement réprimée, se regroupe, s?engage dans l?action armée, avec les Groupes francs et les FTP, et organise de grandes grèves en mars et mai 1944. Mais, en juin 1944, la montée au maquis dans les collines du nord du département est réprimée par de véritables massacres. La Libération approche. « Robert Mencherini dissèque ces années de « révolution nationale » où les Bouches-du-Rhône doivent se passer de la République. Au plus fort de l?Etat français, l?historien décortique chaque pièce du puzzle pétainiste et en mesure l?influence ». La Provence, à propos du tome 2.
Cet ouvrage est une contribution pour la réinvention de la gauche, laquelle en 2018 est exsangue. A partir de témoignages d'élus provençaux du PCF, PS, écologistes et d'un Résistant, Raymond Aubrac (commissaire de la République à Marseille, août 1944-mars 1945), il s'agit de montrer que les valeurs éthiques et de philosophie politique portées par les récits de vies de ces personnes, permettent d'espérer de transformer l'effondrement et les confusions actuels de la gauche en une renaissance pour qu'elle soit à la hauteur des temps.
Fin 1947, la France de l'après-Libération est secouée par une vague de grèves qui se développe et se clôt abruptement. Inclassable, ce conflit social, aux nombreuses implications politiques, est parmi les plus âpres du 20e siècle en France. Tout commence à Marseille par l'arrestation, en novembre, de quatre militants de la CGT alors qu'enfle la protestation contre l'augmentation du prix des tramways. Les incidents s'enchaînent alors dans la cité phocéenne ; le Palais de justice est pris d'assaut après la décision judiciaire qui maintient les inculpés en prison. La journée se termine tragiquement : des "nervis" mitraillent les manifestants qui mettent à sac les boîtes de nuit du quartier chaud. Vincent Voulant, un jeune ouvrier, est tué. La grève se propage rapidement dans la région marseillaise. Dans les jours qui suivent, les mineurs du Nord et du Pas-de-Calais arrêtent également le travail et, bientôt, de nombreuses régions industrielles sont touchées. Le mouvement, ponctué de nombreux affrontements, ne prend fin que le 10 décembre. Grâce à un accès inédit aux archives du Parti communiste et à celles de Jules Moch, le ministre de l'intérieur socialiste de l'époque, le livre éclaire les événements de l'année 1947, celle de l'expulsion des ministres communistes du gouvernement et des grèves ouvrières emmenées par la CGT et dans lesquelles certains ont voulu voir une tentative insurrectionnelle alors que commence la Guerre froide.