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Livre de lectures Tome 2 : La Vérité littéraire
Robert Marthe
GRASSET
20,10 €
Épuisé
EAN :9782246249214
Il y a dans bien des productions de l'esprit des poisons subtils et violents, contre lesquels nous n'avons pas d'autre antidote qu'une pensée incessamment en éveil. Il faut donc juger, tout en sachant que jusqu'à nouvel ordre nous le faisons {sans} connaissance de cause, en n'émettant jamais que des opinions qui, pour nécessaires et respectables qu'elles soient, sont encore loin de prendre force de loi. Il faut juger dans la pleine conscience de ne rendre la plupart du temps que des verdicts approximatifs, hâtifs, légers, quand ils ne sont pas dictés directement par l'idéologie du moment ; mais aussi dans l'espoir qu'à force de tourner et de retourner des questions jusque-là non posées, nous finirons peut-être par percer un peu mieux les rapports secrets de la littérature avec nos diables et nos bons dieux". De Cervantès à Flaubert, de Thomas Mann à Sade, de Sartre à Henry James, Marthe Robert a une culture universelle, une culture véritable, celle qui permet de parler de la chose écrite, d'en discerner la valeur au-delà des modes. Elle nous entraîne dans des champs divers, ceux de la psychanalyse, de la philosophie, de la littérature pour nous amener à nous interroger sur la responsabilité de l'écrivain, le paradoxe du roman, les mots et le réel, les mots et les rêves. Elle pose la question des questions : en quoi consiste ce qu'on peut appeler la vérité littéraire ?
Franz Kafka est situé au carrefour de plusieurs cultures, de plusieurs histoires, de plusieurs langues : né à Prague, Juif de Bohème, alors partie de l'Empire d'Autriche et où se développe le nationalisme tchèque. il ne s'exprime ni en tchèque, ni en yiddish, mais en allemand. Deux choix sont exclus pour lui : celui de l'assimilation totale (à I'Autriche ? A la culture allemande ? A la Bohème ? ) et celui d'un retour au judaisme ancestral qui n'est même plus celui de son père. De cette situation et de ce déchirement naît l'art moderne le plus audacieux et le plus classique, le seul peut-être en qui modernité et rigueur aient su réellement s'allier. Travaillant uniquement à partir des écrits de Kafka. Marthe Robert s'est attachée, dans cet essai capital, à préciser la position de Kafka à Prague : ses opinions déclarées, sa façon de vivre, ce qui en transparaît dans les textes, notamment le Journal et la correspondance. Elle procède à I'étude intrinsèque des oeuvres, dont elle possède une connaissance intime. Les thèmes, la structure des récits, la situation linguistique ambiguë de Kafka, son recours à une langue neutre, "sans qualités" , dénudée, sont analysés en détail. Le livre de Marthe Robert permet ainsi de mieux comprendre l'altitude de Kafka envers le sionisme, le yiddish, la religion juive et l'antisémitisme. Sur une oeuvre clé de notre temps, une étude fondamentale.
La Traversée littéraire comprend des textes-articles, conférences, entretiens... dispersés depuis quelque trente ans dans des journaux et des revues dont certains ont disparu. Devenus en partie introuvables, ces textes traitent de sujets divers, où reviennent néanmoins souvent les auteurs auxquels j'ai consacré une grande part de ma vie : Kafka, Flaubert, Freud, pour ne citer que les principaux. Pour la plupart, ces textes sont liés à mes recherches du moment, d'autres, en revanche, ont davantage affaire avec l'actualité littéraire. Chaque auteur est envisagé chaque fois sous un angle différent. La figure des écrivains le plus souvent évoqués ici n'est pas si simple, ni si unie qu'on puisse prétendre la dessiner d'un trait. C'est seulement en l'éclairant de tous côtés, avec tout ce qu'on sait sur la vie de l'homme et sur son oeuvre, que j'ai pu espérer la recomposer avec ses contradictions, ses ombres, ses ambiguïtés". M. R.
Résumé : A travers les figures de Don Quichotte et de K. , l'arpenteur du Château, Marthe Robert médite sur l'origine et le destin du roman moderne. Ces héros se soumettent plus volontiers à l'ordre de la fiction qu'à celui de la réalité. Ils veulent forcer les mystères - de la littérature ? de l'humaine condition ? - afin de conjurer la fatalité de la vie. Cet ouvrage publié en 1963 est un classique.
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
Résumé : "J'ai longtemps cru qu'il suffisait d'être deux pour faire un enfant. Eve, Adam ; un instant d'éternité. La vie s'est chargée de me détromper : à 27 ans, comme de plus en plus de femmes, j'ai dû demander l'aide de la médecine pour tenter d'être mère. A l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, j'ai rencontré une gynécologue obstétricienne, Sylvie Epelboin. Elle a suivi ce long chemin avec moi. Un chemin qui a duré des années, qui a eu la peau de mon mariage, mais qui a créé un lien unique entre le docteur Epelboin et moi, entre la soignante et la patiente". "Et moi, Elise, je me souviens de ce premier jour, de votre entrée avec Simon, dans mon cabinet. Vos regards, votre jeunesse, cette envie, et devant vous, la médecine, le temps... ". Vingt-cinq ans plus tard, Elise propose à Sylvie de croiser leurs regards sur cette aventure, de mêler l'intime à la médecine. D'un côté, Elise, jeune adulte, jeune mariée, confrontée à une épreuve à laquelle elle n'était pas du tout préparée, hantée par les réminiscences d'épisodes très douloureux de son histoire. De l'autre côté, Sylvie, passionnée, engagée, féministe et mère, à l'origine d'un des premiers centres de fécondation in vitro en France, aussi attentive aux progrès de la Science qu'aux questions éthiques qui les traversent. "Nous avons écrit toutes les deux, soucieuses de raconter au plus juste cette histoire d'intimité médicalement assistée. Peuvent s'y reconnaître les femmes à qui l'enfant se refuse, celles qui ont enfin mené à terme ces grossesses rêvées, et, bien sûr, les médecins, chercheurs, biologistes, qui, d'une manière ou d'une autre, ont leur place dans cette épopée inouïe qu'est l'Assistance Médicale à la Procréation".
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.