Homme de lettres, membre de l?Académie française, auteur et réalisateur de films, Alain Robbe-Grillet est né en 1922 (Brest) et décédé en 2008. Avant de se consacrer aux lettres et à la réalisation de films, Alain Robbe-Grillet, diplômé de l?Institut national agronomique, est chargé de mission à l?Institut national de la statistique à Paris (1945-1948), et ingénieur à l?Institut de fruits et agrumes coloniaux (au Maroc, en Guinée française, à la Martinique et à la Guadeloupe). Par ailleurs, en parallèle à son activité d?auteur et de réalisateur, il est conseiller littéraire des éditions de Minuit (1955-1985); membre du Haut Comité pour la défense et l?expansion de la langue française (1966-1968); professeur à New York University, à Washington University, et directeur du Centre de sociologie de la littérature à l?université de Bruxelles (1980-1988). Grand nom de la littérature française du XXe siècle, Alain Robbe-Grillet fut le chantre et le pape du Nouveau Roman, courant littéraire des années 1950-1970. Officier de la Légion d?honneur, de l?ordre national du Mérite et des Arts et des Lettres, l?Académie française lui ouvre ses portes en 2004. Alain Robbe-Grillet est l?auteur de nombreux romans, dont, notamment: Les Gommes (Minuit, 1953), Le Voyeur (1955), Jalousie (Minuit, 1957), Dans le labyrinthe (Minuit, 1959), La Maison de rendez-vous (Minuit, 1965), Projet pour une révolution à New York (Minuit, 1970), Topologie d?une cité fantôme (Minuit, 1976), Djinn (Minuit, 1981), Le Miroir qui revient (Minuit, 1985), Les Derniers jours de Corinthe (Minuit, 1994), La Reprise (Minuit, 2001), Un roman sentimental (Fayard, 2007). On lui doit aussi plusieurs essais: Pour un nouveau roman (Minuit, 1963), Le Voyageur (Bourgois, 2001), Scénarios en rose et noir (Fayard, 2005). Par ailleurs, Alain Robbe-Grillet a écrit et réalisé L?immortelle (1963), Trans-Europ-Express (1967), L?Homme qui ment (1968), L?Eden et après (1970), Glissements progressifs du plaisir (1974), Le Jeu avec le feu (1975), La Belle captive (1983), Un bruit qui rend fou (1995), C?est Gradiva qui vous appelle (2007).Née en 1930, Catherine Robbe-Grillet est écrivain. Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages, sous différents pseudonymes, notamment "Jean de Berg" pour L'Image (Minuit, 1956) et "Jeanne de Berg" pour Cérémonies de femmes (Grasset, 1985) et Le Petit carnet perdu (Fayard, 2007).Sous son propre nom, Catherine Robbe-Grillet est l'auteur de Entretien avec Jeanne de Berg (Les Impressions Nouvelles, 2002) et Jeune mariée : Journal, 1957-1962 (Fayard, 2004). photo:
Ce second volume des Romanesques de Robbe-Grillet fait, dans une certaine mesure, suite au Miroir qui revient. L'auteur y poursuit, en effet, sa recherche aventureuse à travers les souvenirs de son enfance et de son adolescence qui ont laissé des traces, transformées, briquées, récurrentes, dans l'?uvre de l'écrivain ou du cinéaste. Mais, cette fois, ce sont surtout les imaginations érotiques du petit garçon qui occupent le devant de la scène, en même temps que les réflexions de l'adulte sur le rôle joué par le sadisme et le crime sexuel dans la fantasmatique masculine. Cependant, la " jolie fille " y apparaît bientôt comme le contraire même d'une simple victime, brillant soudain de tout l'éclat d'un piège éblouissant : charme mortel de la sorcière. Ainsi la Grande Guerre quitte son visage de boue pour se dérouler à présent dans une sorte de forêt enchantée, où dragons français et uhlans prussiens sont aux prises avec des fées-fleurs aux troublants sortilèges, dont on est en droit de se demander si elles ne sont pas tout autre chose que des jeunes espionnes suscitées par l'ennemi.
En été 2003, Alain Robbe-Grillet offrait aux auditeurs de France Culture une passionnante série de vingt-cinq émissions qu'on retrouve ici sous forme de livre-disque, pour les écouter à sa guise, et pour en lire la transcription. L'auteur de La Jalousie n'a pas sa langue dans la poche. Ses goûts s'affirment clairement et ses positions sont tranchées. Le Balzac des lycées et collèges lui sert de repoussoir. Il aime Flaubert, dont il connaît certains textes par c?ur. Ou Chateaubriand, Borges, Camus, Sartre. Il y a aussi, parmi les figures tutélaires d'une modernité hautement brandie, Kafka, Faulkner, Joyce. Et bien sûr ses compagnons de route, Duras, Pinget, Sarraute, Simon. Associant érudition, ironie et drôlerie, Alain Robe-Grillet nous embarque pour une longue traversée qui ne relève nullement d'une histoire littéraire méthodique et neutre, mais qui nous fait partager le regard à la fois percutant et singulier porté par l'un des plus importants écrivains français vivants sur la littérature et sur les modes de perception du monde dont elle est le lieu. Il revient aussi sur ses propres livres et films, dont il éclaire les coulisses sans épuiser pour autant leur énigme.
Cet ouvrage rassemble les principaux textes et entretiens publiés par Alain-Robbe-Grillet depuis cinquante ans, à l?exception de ceux réunis dans "Pour un nouveau roman", publié aux Editions de Minuit en 1963. Les articles principalement consacrés à l?histoire et à la théorie littéraire, au cinéma et à l?art, à l?érotisme et à la pornographie, reprennent des conférences ou des études publiées jusqu?ici en volumes ou en revues, dont beaucoup sont aujourd?hui introuvables et certains inédits en français.
L'amitié littéraire entre Alain Robbe-Grillet et Roland Barthes a duré vingt-cinq ans. Tout témoigne de leur profonde et mutuelle estime intellectuelle: leur correspondance privée, leurs textes publiés comme les propos qu'ils ont tenus, notamment dans le fameux dialogue qui donne son titre à cet ouvrage. Si Robbe-Grillet disait volontiers n'avoir eu que très peu de véritables amis, il citait toujours, aux côtés de Jérôme Lindon, le nom de Roland Barthes. En 1980, il écrit son "J'aime, je n'aime pas", publié ici pour la première fois, en pensant à son ami. En 1985, il pronostique: "C'est son oeuvre d'écrivain qui précisément restera" Dix ans plus tard, en 1995, il l'imagine en romancier impatient, allègre, s'amusant à récrire, "dans l'euphorie, avec un inépuisable bonheur", Les Souffrances du jeune Werther. Ces textes de Robbe-Grillet sont comme l'écho différé de ceux que Roland Barthes lui a consacrés dans ses Essais critiques en 1964. Biographie de l'auteur Né à Brest en 1922, ingénieur agronome de formation, Alain Robbe-Grillet publie son premier roman, Les Gommes, en 1953. Puis, il a fait paraître une vingtaine de romans et d'essais, dont Le Voyageur en 2001. Considéré comme le chef de file du Nouveau Roman, il fut conseiller littéraire des Editions de Minuit pendant plus de trente ans et l'i=un des fondateurs du Prix Médicis. Auteur du scénario et des dialogues de L'Année dernière à Marienbad (1961), il réalisa lui-même près d'une dizaine de films. Elu en 2004 à l'Académie française, il en refusa les règles et n'y fut jamais reçu officiellement. Il est mort à Caen en février 2008.
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
Sand George ; Flaubert Gustave ; Bahiaoui Danielle
On n'imagine pas caractères plus dissemblables, conceptions de la vie plus différentes et rapports à la littérature plus divergents que ceux de George Sand et Gustave Flaubert. Pourtant, leur correspondance est l'une des plus belles qui soient et apporte un éclairage indispensable sur leurs oeuvres et leurs démarches artistiques. Dans ces lettres se déploie une profonde amitié entre ces deux écrivains qui échangent sur leur art, les affres de l'écriture, leurs contemporains, les événements politiques de leur temps, leurs amis et leurs familles comme sur les choses plus triviales de l'existence. Enthousiasme et dégoût, joie et tristesse, colère et allégresse, cette correspondance est vibrante de vitalité et d'esprit. Sa lecture s'avère à la fois passionnante et émouvante.
Picasso Pablo ; Cocteau Jean ; Caizergues Pierre ;
Résumé : Cette correspondance croisée entre Pablo Picasso (1881-1973) et Jean Cocteau (1889-1963), en grande partie inédite, rassemble 450 pièces enrichies de documents et d'illustrations rares. Elle couvre la période qui va de 1915 jusqu'à la mort de Cocteau en 1963. La relation qui s'instaure entre les deux artistes est d'emblée dialectique : Picasso consolide chez Cocteau un vocabulaire nouveau, celui de l'avant-garde et de la modernité. Cocteau entraîne Picasso dans l'aventure des Ballets russes, l'initiant ainsi à l'esthétique somptueuse des arts du théâtre. Leur collaboration dans Parade (1917) se trouve à l'origine de l'une des plus belles périodes créatrices de l'oeuvre de Picasso, son "rappel à l'ordre" selon l'heureuse formule de Cocteau qui, lui, médite sur sa propre esthétique et sur sa propre éthique.
Nul lecteur du Journal d'André Gide n'ignore le nom de Marcel Drouin (1871-1943) : il y est souvent cité avec ferveur et y apparaît comme l'un des plus anciens et intimes amis de l'auteur des Nourritures terrestres, avec Pierre Louÿs et Léon Blum, et avant même Paul Valéry, leurs amis communs. Gide a été immédiatement fasciné par les capacités intellectuelles de son ami normalien, futur professeur à qui d'abord tout réussit (major à Ulm, major à l'agrégation) et au contact duquel il se sent exalté et comme sublimé, si différent soit-il de lui-même. Drouin est aussi le seul philosophe du groupe des "pères fondateurs" de La NRF, où sa culture très diversifiée, sa connaissance de la civilisation allemande et la sûreté de son jugement vont faire autorité. Aux côtés et par l'intermédiaire de son ami et bientôt beau-frère André Gide - dont il va épouser en 1897 la cousine germaine Jeanne Rondeaux, soeur de sa propre femme Madeleine -, Marcel Drouin devient l'un des critiques littéraires importants de La Revue blanche, de L'Ermitage, puis de La NRF à ses débuts. Avec Gide, il échange alors de nombreuses lettres où s'affinent les stratégies éditoriales et s'expriment des jugements multiples qui permettent d'imaginer la richesse des très nombreux entretiens qu'ils ont ensemble, à chaque période de vacances à Cuverville, où s'élaborent des oeuvres travaillées ou corrigées en commun. Ainsi ces lettres nombreuses qui témoignent d'une amitié durable, malgré des hauts et des bas inévitables, sont traversées de questions hautement sensibles : la relation de l'écrivain à la réalité, l'affaire Dreyfus et l'antisémitisme, la liberté de moeurs et l'aveu d'homosexualité, la position des intellectuels face aux totalitarismes... Elles offrent également des vues émouvantes et souvent tendres sur la vie au jour le jour d'une famille singulière et chérie, dont Gide a dit à plusieurs reprises qu'elle n'était nullement visée par le fameux : "Familles je vous hais ! "
Goethe Johann Wolfgang von ; Arnim Bettina von ; M
Il est le plus grand poète, dramaturge, romancier de son temps, il est un sphinx, l'homme exemplaire de son pays, un monument. Il a cinquante-huit ans. Elle est vive, irrespectueuse, déterminée, cultivée, éduquée dans un milieu intellectuel, et ravissante comme on l'est à dix-huit ans. Elle veut qu'il l'aime, elle lui écrit, il répond. Leur correspondance, leur conversation plutôt dure cinq ans. Il y a tant de façon de s'aimer, de se trouver, de se fuir, de se raconter, de réfléchir, de vibrer, de rire ensemble ! De vivre par l'écriture, et seulement par elle, une histoire d'amour unique et troublante. Voici, la correspondance de Goethe et de Bettina von Arnim.