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Moi, le Suprême
Roa Bastos Augusto ; Berman Antoine
YPSILON
24,99 €
Épuisé
EAN :9782356540959
Moi, le Suprême évoque la figure historique de José Gaspar de Francia, dictateur du Paraguay de 1814 à 1840. Tyran pour les uns, père de la patrie pour les autres, ce despote éclairé influencé par les philosophes français fut l?artisan de l?émancipation paraguayenne. Mais que le lecteur ne s?attende pas à trouver ici une biographie romancée ou un roman historique. Ce monument littéraire est un livre polyphonique, où le monologue du Suprême se ramifie, telle une constellation chorale, en de multiples voix?: celle du tyran seul avec lui-même ou dictant ses écrits et ses délires mortels à son secrétaire Patiño?; celle de ses opposants anonymes ou fantomatiques?; celle des mythes paraguayens enfouis mais vivants dans l?inconscient collectif. En même temps qu?il restitue la geste libératrice latino-américaine et dénonce la trahison dictatoriale du pouvoir, ce somptueux roman philosophique est une réflexion rarement égalée sur le langage littéraire. Parce qu?il bouleverse les règles du roman et de l?écriture, Moi, le Suprême demeure, parmi ce que l?on a appelé «?les romans de la dictature?», un chef-d??uvre absolu. Anecdote à rappeler?: c'est l?automne 1967, à Londres, Carlos Fuentes (mexicain) et Mario Vargas Llosa (péruvien) se rencontrent pour élaborer un projet littéraire (commercial & inhabituel?): convoquer tous les écrivains sud-américains à la mode pour qu'ils écrivent sur leur «?tyran national préféré?», leur textes seront receuillis en un volume chez Gallimard. Le projet n'a finalement pas abouti car il a été impossible de coordonner les agendas des différents auteurs, mais trois d?entre eux ont composé sur ce thème trois romans majeurs de la littérature sud-américaine?: Le recours de la méthode de Carpentier, L?automne du patriarche de García Márquez, et Moi, le Suprême d?Augusto Roa Bastos ? le roman le plus brillant qui ait été jamais écrit sur un caudillo.
Résumé : "Oui, c'est cela la vie, si loin qu'on regarde le passé, l'avenir, ou même le présent aveugle. Une flamme têtue qui brûle dans les os". Les habitants d'Itapé et de Sapukai sont des êtres exsangues. Les premiers vénèrent un Christ de bois et de souffrance. Les seconds sont des révoltés. A Itapé, la famille Jara tente l'impossible pour échapper à l'esclavage. A Sapukai, un mystérieux docteur guérit tous les maux. Dans ces deux villages du Paraguay brûlés par le destin, les hommes vont résister durant un siècle à la folie et à la guerre. Fils d'homme, intense chef-d'oeuvre de la littérature latino-américaine, valut à Roa Bastos 42 ans d'exil.
Dans ce petit ouvrage ultime, d'une extrême densité hypertextuelle et endotextuelle, Augusto ROA BASTOS (1917-2005) nous donne à reconstruire et déconstruire son oeuvre entière, y compris son oeuvre absente. On ne dira jamais assez que ce penseur paraguayen, qui se projeta dans la mort de l'auteur, a révolutionné l'écriture, en particulier avec Moi le Suprême (1974).
Résumé : Augusto Roa Bastos (Asunción, 1917-2005), journaliste, poète, auteur de contes et romancier paraguayen. Son premier exil débute en 1947 en Argentine où il publie ses principaux recueils de contes et les romans Fils d'homme (1960) et Moi le Suprême (1974). Arrivé en 1976 à Toulouse comme professeur invité, il y reste pendant vingt ans. Il reçoit le Prix Cervantes en 1989 et écrit la première version théâtrale de Moi le Suprême (1990). Les romans Veille de l'amiral (1992), Le Procureur (1993), Contrevie (1994), Madama Sui (1995) constituent ce qui est appelé "l'oeuvre postérieure à Moi le Suprême". Après plusieurs voyages au Paraguay à la fin de la dictature d'Alfredo Stroessner (1989), il décide, en 1996, de rester définitivement à Asunción. Son oeuvre, son destin d'écrivain exilé et son engagement humain et politique ont fait de lui un mythe civil de la démocratie paraguayenne.
Avec Arbre De Diane la poésie d'Alejandra Pizarnik atteint pour la première fois cette intensité qui la rend unique. Ses recueils précédents sont déjà traversés d'éclats qui annoncent celui-ci et les obsessions y sont les mêmes. Mais la tension et le pouvoir d'envoûtement du poème sont ici accentués par la découverte de la "miniature". Publié à Buenos Aires en 1962. quand Alejandra Pizarnik vivait à Paris, ce recueil marque un tournant dans son oeuvre : composé de 4 parties, rassemblant des poèmes écrits entre 1956 et 1961. il montre la volonté de faire un point sur son parcours.