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Les Arabes ou l'Histoire à contresens. Le monde arabe aujourd'hui
Rizk Charles
ALBIN MICHEL
28,05 €
Épuisé
EAN :9782226402394
Au tournant du millénaire, les Arabes sont plus divisés, plus dépendants qu'ils ne le furent jamais dans leur histoire. Depuis l'effondrement de l'Etat islamique dans sa version ottomane, ils recherchent en vain un principe d'organisation politique stable. Du principe national en particulier ils ont, depuis le début du siècle, fait deux expériences successives également décevantes : celle du nationalisme arabe ou pan-arabe unitaire dont Nasser se voulut le champion, puis celle des nationalismes partiels, égyptien, algérien, irakien... dont Camp David fut la charte et qui se sont avérés plus subversifs que le nationalisme pan-arabe qu'ils étaient supposés remplacer. Guerre Iran-Irak, guerre du Liban, guerre du Koweit sont les sinistres illustrations de la désintégration, de la " libanisation ", qui frappe les Arabes " du Golfe à l'Océan ". Après ces deux échecs du principe nationaliste, une voie tierce sollicite les Arabes aujourd'hui : le supra-nationalisme islamiste, la tentation irrésistible et désespérée du retour à l'âge d'or de l'islam originel. Ramenant les Arabes au point où leur histoire commence, cette négation du temps les enferme dans un cercle vicieux et les met à contresens de l'histoire. Charles Rizk, qui a publié aux Editions Albin Michel Entre l'Islam et l'arabisme, nous donne ici une vision fulgurante du problème arabe et dessine avec autant de lucidité que d'impartialité l'évolution probable du Moyen-Orient dont Israël à son tour partage désormais les contradictions.
La relation est au coeur de l'existence individuelle et les multiplicités, que déterminent les différents rapports pratiques, affectifs, sociaux et politiques, sont coextensives à l'invention continue de l'individualité par elle-même. Le présent essai veut rendre compte de la constitution, à partir de la seule activité des individus, des diverses formes d'existence et d'organisation que peut revêtir un ensemble pratique : rassemblements, dispositifs collectifs, réseaux et systèmes, associations et communautés plus ou moins étendues et diversement intégrées, institutions et Etats, sans oublier les conflits et les luttes, avec leur développement historique. Affectée par des phénomènes de domination, la multiplicité reçoit la structure passive de l'union en altérité, comme si la liberté en venait à réaliser, malgré elle, la transmutation de la puissance singulière en impuissance. Mais une multiplicité active peut aussi se constituer en résistant à la servitude et en rompant avec l'être sériel : elle s'affirme alors dans l'expérience subjective du groupe, avec l'apparition du pouvoir normatif et critique appartenant à une multitude libre, qui crée de nouvelles formes de la vie sociale.
Je t'ai attendu sur les quais des ports, sur les quais des gares et des aéroports Tu es venu incendiaire, me brûlant corps et âme .../... L'amour, c'est une équation magique, turbulence, vent violent et tempête Asphyxie avec un souffle multiplié, un pied de nez aux cieux et aux dieux Des instants d'éternité sublimant la vie et chevauchant la mort?"
Que le monde arabe ne soit plus aujourd'hui ce qu'il était il y a un demi-siècle est une évidence. Cependant ce monde en pleine mutation demeure encore trop mal connu... Les volumes de cette collection s'efforcent de montrer, sous des formes diverses, les différents aspects de sa présence d'hier et d'aujourd'hui : histoire, culture, économie, religion, idéologie, relations avec les autres peuples, position face aux grands problèmes de notre temps. PRESENCE DU MONDE ARABE ne cherche pas à être une collection réalisée par des spécialistes pour un public de spécialistes, mais, en quelque sorte, une invitation au voyage. Evoquer aujourd'hui l'arabisme, c'est rappeler une expérience politique qui apparaît à tous égards comme un échec historique retentissant. Car si le nationalisme arabe - l'arabisme - est l'aspiration d'une " nationalité " - l'arabité - à se constituer en entité politique intégrée et indépendante, il n'est que de considérer la désintégration et la subordination actuelles du monde arabe pour mesurer la faillite du nationalisme en question. Ce paradoxe historique m'a inspiré ce livre. Il ne s'agit pas d'une étude désintéressée, présentée par une orientaliste désengagé. Il s'agit bien au contraire de la réflexion d'un Arabe engagé dans la vie publique, qui pour cela ressent l'échec du nationalisme arabe comme un échec personnel et qui, lorsqu'il en fait le bilan, fait en quelque sorte le bilan de sa vie propre. C. R. L'auteur, docteur en droit de l'Université de Paris, licencié ès lettres, est actuellement PDG de la Télévision libanaise.
Spinoza, philosophe à part ? Ou plutôt philosophie qui refuse de se mettre à l'écart de la réalité, de la force d'être de toute chose, qu'il faut regarder en face et évaluer ? Par-delà sa singularité biographique, son inscription " scandaleuse " de juif en rupture de ban dans le panorama culturel d'une Europe chrétienne, vivant tant bien que mal le passage du Dieu d'Abraham au Dieu des philosophes, avant de se confronter à cette mort de Dieu qu'annoncera Nietzsche, Spinoza développe un système qui met radicalement hors jeu superstitions et illusions, et coupe toute voie de fuite vers les " arrière-mondes ". Une telle fiction se nourrit en effet de la croyance en la pauvreté ontologique et l'imperfection des choses finies. Spinoza reste unique dans sa démonstration de l'appartenance pleine, entière et sans à-côté des choses à la réalité. Son interrogation rationnelle de la finitude et de la puissance le conduit à reconnaître que la détermination finie est également infinie, parce qu'elle exprime la puissance de l'infini, immanente en toutes choses. Il est sans objet de séparer ou d'opposer la puissance infinie de Dieu et la puissance singulière de telle chose naturelle, et tout est à rebâtir à partir de ce constat : l'éthique de Spinoza se réalise comme un rationalisme conquérant, une connaissance des choses singulières et une invention existentielle de ce qui augmente la puissance d'agir de l'individu. Le présent livre a le double mérite d'offrir une introduction très pertinente et pédagogique à la pensée spinoziste dans toutes ses dimensions et d'affirmer sa tension propre : pour autant que l'infini forme la condition et l'horizon d'une affirmation ontologique de la puissance humaine d'agir et de produire ; à quels cheminements restons-nous conviés ?
Le Livre de la Voie et de la Vertu (Tao Te King) est attribué à Lao Tseu (ve-IVe siècle av. J.-C.). C'est une superbe prose classique. Elle jaillit comme le souffle de l'univers entre le Ciel et la Terre. La Voie, comme leur principe unique, produit tous les êtres. Elle les contient, elle les soutient, elle les régit, maintenant leur cohérence intime et leur cohésion globale. D'un seul mouvement du coeur, contemplons le repos de cette Mère, observons les enfants qui sortent d'elle. Tel est le monothéisme si vivant des Chinois. Le Taoïsme sécrète l'optimisme, désarme l?agressivité, élude les difficultés, avec la grâce du naturel propre à l'esprit chinois.
Au XVIe siècle, Miyamoto Musashi, samouraï invaincu par une vie de combats, maître ès armes et esprit de nombreux disciples, se retire dans une grotte quelques mois avant sa mort et rédige ce classique de la littérature universelle: Traité des Cinq Roues.Ce guerrier nous donne en un texte lumineux l'essence des arts martiaux et le secret d'une stratégie victorieuse qui transcende la violence et devient art de vivre et d'agir. Attitude qui explique aujourd'hui les raisons des succès japonais dans tous les domaines.Une leçon à méditer et à pratiquer: car l'esprit de l'art de l'épée peut s'appliquer à tous les gestes de la vie quotidienne.
Résumé : En 195 aphorismes, les Yoga-Sutras de Patanjali codifient l'enseignement d'une pratique traditionnelle plusieurs fois millénaire. C'est l'esprit même du Yoga qui se trouve ici décrit, résumé en une série de remarques lapidaires et lumineuses. Vrai traité de connaissance de soi, cet ouvrage est l'un des textes majeurs de l'humanité. Son message, transcendant les siècles, se révèle bien plus que moderne : essentiel.
Le Zen est une discipline de concentration exigeante en même temps qu'une philosophie de la vacuité. Son enseignement, qui s'enracine dans les paroles du Bouddha, tient tout entier en zazen, c'est-à-dire la méditation assise : sous l'apparent dépouillement se révèle une formidable méthode de dépassement de l'ego. Découvert par l'Occident dans les années soixante-dix, il est rapidement devenu un élément majeur de son renouveau spirituel. Taisen Deshimaru, maître japonais qui a grandement contribué à diffuser le Zen en France, livre ici la quintessence de son enseignement sous forme de paraboles, de questions-réponses ou encore de (aphorismes). Il traduit et commente aussi intégralement deux textes fondateurs et inédits du bouddhisme zen, le Hokyo Zan Mai et le San Do Kai,