Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'Eclat dans l'Abîme. Mémoires d'un autodafé
Rivas Manuel ; Mestre Serge
GALLIMARD
25,40 €
Épuisé
EAN :9782070785452
Huit ans après Le Crayon du charpentier, voici le nouveau roman de Manuel Rivas, sans doute la plus riche et la plus vaste fresque qu'il nous ait donnée sur la Galice. Au coeur du récit, un fait historique: l'autodafé qui a eu lieu au port de La Corogne le 19 août 1936, quelques semaines après le prociamiento du général Franco et le début de la guerre civile espagnole. Ce jour-là, des centaines de livres provenant des bibliothèques publiques de Galice ont été brûlés devant les habitants de la ville par des militants du groupe de la Phalange - le parti fasciste espagnol. Mais les livres brûlent mal, on le sait, et du bûcher se sont détachées quelques pages, une couverture, une illustration, qui soudain se sont mises à danser dans le vent et ont happé aux flammes. En bon poète, Manuel Rivas nous invite à suivre les vagabondages de ces bouts de papier. En bon romancier, il nous raconte les mille et une histoires s'y cachent. Les cahiers calcinés d'un manuel d'électricité nous parlent ainsi du destin du boxeur Vicente Curtis, ancien membre de l'athénée révolutionnaire L'Éclat dans l'Abîme, condamné à traîner dans les rues le cheval de bois des photographes ambulants. Une illustration méconnaissable nous renvoie aux aventures de la petite lavandière Ô qui, dans les eaux de la rivière, voit surgir de mystérieux visages. Un peu plus loin, une page de garde à demi brûlée porte encore l'ex-libris de la bibliothèque de Santiago Casarès Quiroga, le leader républicain qui doit fuir la Galice et se retrouve exilé en France avec sa fille Vitola, la future Maria Casarès. Nous passons d'un personnage à l'autre, d'une histoire à l'autre, en tournant doucement l'invisible sphère armillaire qui fait de ce roman un kaléidoscope ou un carrousel enchanté. Ces pages d'une intense poésie,nous montrent que dans la ville de La Corogne, comme partout ailleurs, la condition de l'homme est celle d'un être fragile et toujours imprévisible, capable à chaque instant du meilleur comme du pire Biographie de l'auteur Manuel Rivas est né à La Corogne en 1957. Poète, nouvelliste, romancier, il est l'un des grands noms de la littérature européenne actuelle. Le crayon du charpentier (Gallimard, 2000) et La langue des papillons (Gallimard, 2003) ont reçu de nombreux prix et ont tous deux été adaptés au cinéma. L'Éclat dans l'Abîme, véritable somme romanesque, a été couronné en 2007 par le prix national de la littérature galicienne et parle prix des libraires à Madrid
Créé le 22 mars 1835, le drame Don Alvaro o la fuerza del sino (Don Alvaro ou la force du destin), jouit d?une grande réputation en Espagne où il est fréquemment joué et étudié. C?est, en quelque sorte, la réplique espagnole d?Hernani, en d?autres termes, la pièce fondatrice du romantisme en Espagne. Composée en mètres variés et en prose, la pièce renoue avec la liberté d?écriture du siècle d?Or : plus de cinquante personnages, des espaces nombreux et pittoresques, un héros - Alvaro - qui incarne à merveille le héros romantique avide de liberté et habité par une force qui le contraint à aller de l?avant, fût-ce à sa perte.
Résumé : Manuel Rivas nous prouve une fois de plus qu'il est, par son écriture et par sa sensibilité, l'un des auteurs espagnols les plus remarquables de sa génération. Chacune de ses nouvelles nous offre ici une vision intense et poétique de la Galice et des Galiciens, ce peuple de paysans et de pêcheurs habitués depuis toujours au dur combat contre la misère et les intempéries. Rivas nous fait entendre leurs voix et, avec un respect sans faille pour la fragilité des hommes, dessine en profondeur la trame variable des rêves et des peurs qui donne une forme à leur existence. Ainsi l'émigré malade sauvé par le souvenir de la fille qu'il avait tant désirée (" Le perroquet de La Güaira ") ou l'adolescent affamé dévorant le pain de ses frères (" La flûte de pain ") expriment un amour pour la vie qui fait leur force et leur faiblesse, mais qui, surtout, est au-delà de tout jugement. C'est bien cet amour qui infléchit le cours de l'histoire dans " La langue des papillons " et nous fait découvrir - ressentir - dans les dernières lignes comment la fidélité d'un seul enfant peut être plus puissante que la lâcheté et la trahison de tout un village.
Revue de presse Manuel Rivas est né à La Corogne en 1957. Poète, nouvelliste, romancier, il est l'un des grands noms de la littérature européenne actuelle. L'Éclat dans l'Abyme (Gallimard, 2008) a été couronné en 2007 par le prix national de la Littérature galicienne et par le prix des Libraires à Madrid.
1936. Dans une prison galicienne, peu après le coup d'État de Franco, un jeune peintre anarchiste dessine avec un crayon de charpentier le célèbre Porche de la Gloire de la cathédrale de Saint Jacques de Compostelle. Il prête aux différents personnages bibliques les gestes et le visage de ses camarades de captivité, tous condamnés à être assassinés lors d'une des sordides exécutions sommaires organisées par les fascistes. Le garde civil Herbal, chargé de surveiller les prisonniers politiques, suit en secret la progression du dessin et, le soir où, sur l'ordre de ses supérieurs, il tire une balle dans la tête de l'artiste, il ne peut s'empêcher de ramasser le crayon. Il est alors bien loin de se douter qu'à chaque fois qu'il le posera sur son oreille, celui-ci lui parlera avec la voix de la victime... Un petit chef-d??uvre de finesse et de sensibilité qui s'élève tel un chant d'espoir au milieu des horreurs de la guerre.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
L'Aleph restera, je crois, comme le recueil de la maturité de Borges conteur. Ses récits précédents, le plus souvent, n'ont ni intrigue ni personnages. Ce sont des exposés quasi axiomatiques d'une situation abstraite qui, poussée à l'extrême en tout sens concevable, se révèle vertigineuse. Les nouvelles de L'Aleph sont moins roides, plus concrètes. Certaines touchent au roman policier, sans d'ailleurs en être plus humaines. Toutes comportent l'élément de symétrie fondamentale, où j'aperçois pour ma part le ressort ultime de l'art de Borges. Ainsi, dans L'Immortel : s'il existe quelque part une source dont l'eau procure l'immortalité, il en est nécessairement ailleurs une autre qui la reprend. Et ainsi de suite... Borges : inventeur du conte métaphysique. Je retournerai volontiers en sa faveur la définition qu'il a proposée de la théologie : une variété de la littérature fantastique. Ses contes, qui sont aussi des démonstrations, constituent aussi bien une problématique anxieuse des impasses de la théologie.
Trois soeurs venues d'Espagne prêtes à conquérir New York. New York, 1936. El Capitán, petit restaurant de quartier de la 14e Rue, une des enclaves de la colonie espagnole, peine à être rentable. Le décès accidentel sur les docks de son propriétaire, le casse-cou bourlingueur Emilio Arenas, oblige ses trois jeunes filles au tempérament fougueux à en prendre les rênes. Abattues mais poussées par la nécessité de subvenir à leurs besoins, Victoria, Mona et Luz devront surmonter bien des obstacles pour voir leur rêve se réaliser, celui de transformer la gargote en night-club latino. Aventures, passions, désillusions, vengeances et victoires : avec Les Trois Filles du Capitán, María Duenas nous offre un roman haletant et envoûtant. Le livre est aussi un hommage aux femmes qui font face à l'adversité et à tous ceux qui ont le courage de vivre l'aventure - souvent épique et toujours incertaine - de l'émigration.
Gombrowicz Witold ; Plantagenet Anne ; Méjean Mari
Résumé : En 1944 et 1945, Witold Gombrowicz, alors exilé en Argentine, écrit une suite de huit articles consacrée à la femme sud-américaine. Ces textes, dont un inédit en français, sont réunis ici pour la première fois en un seul et unique volume.
Ce volume contient:Romans: Le Grand Voyage (1963) L Évanouissement (1967) Quel beaudimanche! (1980) L Écriture ou la vie (1994) Le Mort qu il faut (2001) Préfaces à: E. Zamiatine, F. Claudín, G. Herling, L. Kolakowski, E. Poretski,P. Nothomb, Primo Levi, T. Kizsny.Essais: L Arbre de Goethe Mal et modernité Ni héros, ni victimes.Weimar-Buchenwald L Expérience du totalitarisme « A-t-on vraiment vécu quelque chose dont on n arrive pas à faire le récit, àreconstruire significativement la vérité même minime en la rendant ainsicommunicable? Vivre vraiment, n est-ce pas transformer en conscience c est-à-dire en vécu mémorisé, en même temps susceptible de devenirprojet une expérience personnelle? Mais peut-on prendre en chargequelque expérience que ce soit sans en maîtriser plus ou moins le langage? C est-à-dire l histoire, les histoires, les récits, les mémoires, lestémoignages: la vie? Le texte, la texture même, le tissu de la vie? »Quel beau dimanche!, 1980« Un jour viendrait, relativement proche, où il ne resterait plus aucunsurvivant de Buchenwald. Il n y aurait plus de mémoire immédiate deBuchenwald: plus personne ne saurait dire avec des mots venus de lamémoire charnelle, et non pas d une reconstitution théorique, ce qu aurontété la faim, le sommeil, l angoisse, la présence aveuglante du Malabsolu dans la juste mesure où il est niché en chacun de nous, commeliberté possible. Plus personne n aurait dans son âme et son cerveau,indélébile, l odeur de chair brûlée des fours crématoires. »L Écriture ou la vie, 1994