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Yves Klein : manifester l'immatériel
Riout Denys
GALLIMARD
22,40 €
Épuisé
EAN :9782070744183
En avril 1958, Yves Klein, connu pour ses monochromes et son attachement au bleu, présentait une exposition dans laquelle nul tableau, nulle sculpture, nul objet n'étaient visibles. Cette manifestation, bientôt nommée "exposition du vide", a fait date. Or ce titre qui n'était pas dû à l'artiste, rend son projet à peu près incompréhensible. Klein expliqua pourtant à de nombreuses reprises ses intentions. Grâce à cette "immatérialisation du tableau", il espérait "créer une ambiance, un climat pictural invisible mais présent" capable de manifester, par son rayonnement, l'essence même de la peinture: la "sensibilité picturale immatérielle". Peu après, Yves le Monochrome organisait des cessions de "zones de sensibilité picturale immatérielle", payables contre un certain poids d'or fin, échanges pour lesquels il conçut un "rituel". Depuis sa première tentative d'une présentation de la "sensibilité picturale invisible", en 1957, jusqu'à sa mort, survenue en 1962, à l'âge de trente-quatre ans, Yves Klein n'a jamais cessé d'approfondir et d'affiner son propos. Parallèlement, il imagina d'utiliser le corps de jeunes femmes comme "pinceaux vivants". Apposant l'empreinte de leur chair sur des supports disposés à cet effet, elles réalisèrent des peintures parfaitement visibles: des "Anthropométries". Loin de relever d'une aspiration contradictoire, ces deux modalités d'existence de son ?uvre s'appuient sur une articulation qui est au c?ur du Mystère chrétien fondamental, l'Incarnation. Telle est du moins l'intuition développée dans cet essai qui tente de retrouver, au-delà de la disparate des réalisations, l'unité profonde des préoccupations de l'artiste, catholique dont la dévotion à sainte Rita, patronne des causes désespérées, est attestée. Manifester l'immatériel, première étude exclusivement consacrée aux ?uvres immatérielles de Klein, entend décrypter la saga de cette fiction poétique et l'inscrire dans l'horizon culturel qui l'a rendue possible. C'est pourquoi l'enquête minutieuse menée à partir de nombreux documents connus ou récemment mis au jour, s'accompagne d'une plongée dans les racines philosophiques et religieuses de l'art occidental, préoccupé autant par la vérité qui gît dans l'invisible que par les splendeurs, les charmes du visible.
L'art contemporain est l'objet d'une querelle : face à ce qui apparaît comme une "balkanisation" du champ artistique où il n'est jusqu'à la notion d'oeuvre d'art qui ne se dissolve, les uns chantent la liberté retrouvée, les autres dénoncent le règne du n'importe quoi. L'ouvrage de Denys Riout se propose d'aider ses lecteurs non pas à juger a priori, mais à comprendre comment on est arrivé là. Pour ce faire, il retrace, sur le mode thématique et chronologique, ce que fut le XXème siècle artistique, insistant notamment sur les grands mouvements - avant-gardes, manifestes, écoles - qui ont jeté, sous le nom d'art moderne, les soubassements de la situation actuelle de l'art. Par là, il éclaire les grandes spécificités de l'art contemporain : comment s'est imposée la notion d'"arts plastiques" et l'oeuvre d'art a cessé d'être peinture ou sculpture pour se faire uniquement vidéo, photographie, performance ou exhibition du corps de l'artiste ; pourquoi les critères d'évaluation sont bouleversés, le rôle du commentaire critique devient constitutif de l'oeuvre, et l'artiste ne s'autorise plus que de lui-même pour décider ce qui est art et ce qui ne l'est pas. Si chacun demeure libre de porter un jugement, il dispose désormais, avec cet ouvrage, des éléments nécessaires pour le faire.
Résumé : L'invisibilité des "oeuvres invisibles" n'est nullement due à des circonstances malheureuses, perte ou destruction. Elles ont été pensées comme telles par des artistes qui ont sciemment décidé de les offrir aux amateurs sans les leur donner à voir, ou fort peu. La plupart ont une existence matérielle avérée. Certaines négligent la vue et mobilisent l'ouïe, l'odorat, le goût, le toucher. Quant aux oeuvres qui pourraient être visibles si l'artiste n'en avait pas décidé autrement, elles sont cachées ou occultées afin que nous ne puissions les regarder. L'effacement du primat de la vue opère un bouleversement profond dans notre rapport aux "arts visuels" . Pour la première fois, ces oeuvres sont étudiées dans une perspective globale.
Le monochrome - le carré blanc sur fond blanc - est un objet ambigu. Représentation d'une absence de représentation, il est l'invisible rendu visible et semble donner accès à la quintessence de la vérité picturale : une icône. Mélancolique, il fait apparaître la dérision d'une peinture malade et à bout de souffle : les humoristes rient de ces tableaux qui représentent des jeunes filles chlorotiques sur fond de neige... Entre l'absolu et le nihilisme, le genre déploie ses immenses et paradoxales possibilités : couleurs, tailles, matières font la richesse du monochrome. Le livre de Denys Riout entreprend la cartographie de ce territoire en procédant non pas chronologiquement mais logiquement, en remontant d'Yves Klein jusqu'aux précurseurs ironiques du XIXe siècle. La leçon de la recherche est que les tableaux sont des objets conceptuels et sensibles datés. L'image n'est pas l'autre du discours mais un mode d'existence du savoir. La visibilité pure relève du mythe. L'oeuvre est toujours un objet discursif intégré au monde de l'art et à ses catégories. Denys Riout est professeur d'histoire de l'art moderne et contemporain à l'université de Paris I. Il est notamment l'auteur de Qu'est-ce que l'art moderne ? (Folio essais n°371, tirage total : 18 000 exemplaires). Cet ouvrage a initialement paru chez Jacqueline Chambon (2003).
Génévrier-Tausti Terhi ; Riout Denys ; Caro Jean-F
Avant de devenir Yves le Monochrome, Yves Klein, l'homme du bleu devenu aujourd'hui un mythe, se passionne pour le judo. C'est ce qui le pousse en 1952 à aller jusqu'au Japon, où il obtient sa ceinture noire 4e dan. Quelques mois après son retour en France, à la fin de l'année 1954, Yves Klein publiera d'ailleurs quasi simultanément Les Fondements du judo et Yves Peintures, considéré comme son premier geste d'artiste. Ce long séjour au Japon, nourri de rencontres et de découvertes, marque assurément Yves Klein qui y fait souvent allusion, et continue d'alimenter les interrogations de tous ceux qui s'intéressent à son oeuvre. Celle-ci y puiserait-elle sa source ? A la suite d'Yves Klein USA et Yves Klein Germany, ce livre, préparé en collaboration avec les Archives Yves Klein, retrace ce voyage fondateur à travers plus de 150 documents d'archives dont beaucoup sont inédits - photographies, correspondances et reproductions d'oeuvres - éclairés par les textes de Terhi Génévrier-Tausti et de Denys Riout.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
4e de couverture : Yves Peyré, écrivain et ami de Francis Bacon (1909-1992), consacre à l'?uvre et au destin de l'artiste un ouvrage particulièrement complet tant en terme d'analyse que de reproduction des peintures et des dessins. II y évoque l'apport majeur de ce grand peintre inclassable, de ses débuts de jeune designer dans les années 1920 jusqu'à ses derniers grands triptyques de la fin des années 1980, et offre un regard personnel et touchant sur sa personnalité complexe et sur son ?uvre hors mesure. Une ?uvre tourmentée, parfois violente, reflet de ses plus intimes blessures, mais néanmoins lumineuse par ses couleurs et par sa quête d'absolu. Le propos, toujours fondé sur des faits précis, élargit considérablement la vision de l'?uvre par des interprétations fouillées. Cet ensemble constitue un apport indéniablement nouveau. Le livre s'appuie sur une connaissance sans faille de l'?uvre et s'enrichit de la proximité de l'auteur avec Francis Bacon lui-même, proposant une déambulation philosophique, poétique et artistique dans les diverses étapes d'une exploration qui tranche à tous égards.
Résumé : Avec ses couleurs audacieuses, son imagerie flashy et son esprit sarcastique, le pop art dépasse les frontières traditionnelles de la culture classique. Flavia Frigeri nous présente un mouvement centré sur les objets du quotidien, depuis ses débuts dans le consumérisme américain et britannique de l'après-guerre (Richard Hamilton, Roy Lichtenstein, Andy Warhol) jusqu'à sa fascinante ascension mondiale dans les années 1960 (le japonais Ushio Shinohara, la vénézuélienne Marisol, l'argentine Marta Minujin). Organisé autour des grands thèmes du pop art (publicité, politique, maison, biens de consommation, histoire de l'art, culture des célébrités, guerre et course à l'espace), cet ouvrage est une introduction essentielle au mouvement qui transforme le "populaire" en art. Ce guide essentiel comprend en outre une chronologie des grands moments des années 1950-1960, un glossaire indispensable des termes du pop art et des suggestions de lectures pour aller plus loin.
Ce livre est habité par la rencontre de et avec Soulages. Ses rencontres ont marqué à jamais sa vision de l'art : d'abord avec l'archéologie et l'art pariétal, ensuite avec Conques et l'art roman, enfin avec l'abstraction pendant la Seconde Guerre mondiale. Ses grandes rencontres des années 1950-1960, avec Picabia, Hartung, Atlan, Senghor, puis autour de Conques avec Georges Duby et Jacques Le Goff, sont aussi des moments phares de son oeuvre, comme l'est sa rencontre avec le Japon. Michaël de Saint-Cheron et Matthieu Séguéla tracent ici un triangle d'or entre l'art de Soulages, l'Afrique noire et le pays du Soleil levant. Ce livre analyse l'outrenoir à travers une double approche novatrice confrontée à l'histoire du xxe siècle et au dialogue des cultures et des arts.
Résumé : 20 artistes phares Renouer les fils avec le passé Créée et dirigée par Elisabeth Couturier, cette collection décrypte le monde contemporain à travers ses expressions artistiques et ses modes de pensées. Changer sa façon de voir L'art contemporain, quel intérêt ? L'art contemporain, c'est quoi ? Retenir quelques dates repères Ils l'ont fait pour la première fois Connaître les mots clés Comment approcher l'art contemporain ?