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Yves Klein. L'aventure monochrome
Riout Denys
GALLIMARD
16,20 €
Épuisé
EAN :9782070339402
Yves Klein avait l'intention de publier un recueil de ses textes qui aurait eu pour titre l'Aventure monochrome. Ce choix résume à merveille son parcours, foisonnant comme un roman picaresque. Il souhaite d'abord devenir judoka, séjourne en Angleterre et en Espagne, puis réalise son rêve: étudier le judo au Japon. Lorsqu'il rentre à Paris en 1954, ceinture noire 4e dan, la Fédération française de judo refuse d'homologuer ses grades japonais. Yves Klein se tourne alors vers l'art. Devenu Yves le Monochrome, il adopte le bleu auquel il donne son nom - l'IKB, International Klein Blue-, projette l'art dans l'invisible, transforme ses modèles en "pinceaux vivants". De l'immatérialisation du bleu aux Anthropométries, des Reliefs éponge aux Peintures de feu, des Zones de sensibilité picturale au Saut dans le vide, Denys Riout nous invite à découvrir l'un des artistes les plus novateurs de son temps, dont les audaces, constamment renouvelées au cours de huit années de création seulement, ne cessent de stupéfier. Et d'enchanter.
Le monochrome - le carré blanc sur fond blanc - est un objet ambiguReprésentation d'une absence de représentation, il est l'invisible rendu visible et semble donner accès à la quintessence de la vérité picturale: une icôneMélancolique, il fait apparaître la dérision d'une peinture malade et à bout de souffle: les humoristes rient de ces tableaux qui représentent des jeunes filles chlorotiques sur fond de neige... Entre l'absolu et le nihilisme, le genre déploie ses immenses et paradoxales possibilités: couleurs, tailles, matières font la richesse du monochromeLe livre de Denys Riout entreprend la cartographie de ce territoire en procédant non pas chronologiquement mais logiquement, en remontant d'Yves Klein jusqu'aux précurseurs ironiques du XIXe siècleLe leçon de la recherche est que les tableaux sont des objets conceptuels et sensibles datés. L'image n'est pas l'autre du discours mais un mode d'existence du savoir. La visibilité pure relève du mythe. L'?uvre est toujours un objet discursif intégré au monde de l'art et à ses catégories.Yves Michau
Yves Klein (1928-1962), judoka, peintre et sculpteur, membre fondateur avec Pierre Restany du courant artistique " Nouveau Réalisme ", a marqué l'histoire de l'art au 20e siècle. Ce livre, présenté par Denys Riout, auteur de plusieurs ouvrages sur Yves Klein et sur la peinture monochrome, réunit deux textes proches et complémentaires: " Le Dépassement de la problématique de l'art " et la " Conférence à la Sorbonne ". Essentiels pour comprendre la démarche d'Yves Klein, ces textes sont accompagnés d'un disque contenant un document extrêmement rare: l'enregistrement restauré de la conférence tenue par l'artiste en 1959 à la Sorbonne. C'est une occasion unique d'entendre la voix et le timbre si particuliers d'Yves Klein. "Invité à exposer avec un groupe d'artistes composé de Bury, Tinguely, Roth, Breer, Mock Munari, Spoerri, Piene, Soto, je me rends à Anvers et, ou moment du vernissage, à l'emplacement qui mëtoit réservé dans la salle d'exposition d'Hessenhuis, au lieu d'y placer un tableau ou un objet tangible et visible quelconque, je prononce d'une voix forte devant le public ces paroles empruntées à Gaston Bachelard: "bâbord, il n'y a rien, ensuite il y a un rien profond, puis une profondeur bleue." L'organisateur belge de cette exposition me demande alors où se trouve mon œuvre. Je réponds: "Là, là où je parle en ce moment. Et quel en est le prix, de cette œuvre? Un kilo d'or, un lingot d'or pur d'un kilo me suffira"". La Conférence à la Sorbonne
Résumé : Un dimanche, une uvre, cycle de conférences initié en 1997 au Centre Pompidou par le critique d'art et commissaire d'expositions Marc Archambault, se voulait l'occasion de porter un regard approfondi et singulier sur une uvre choisie dans les collections du Musée, par un artiste, un conservateur, un écrivain, un historien ou un critique d'art. Cela avait lieu tous les dimanches à 11h30, à l'IRCAM d'abord puis dans la Petite salle, au premier sous-sol du Beaubourg. Vu le jour et l'heure, c'était un pari. Il a été gagné. Cet ouvrage, publié grâce à la complicité et à l'amitié des contributeurs, est un hommage à Marc Archambault et l'affirmation d'une conviction qui était la sienne : si l'amour de l'art existe, il ne se manifeste vraiment que dans les rencontres, toujours personnelles, avec des uvres, par définition singulières.
Célèbre pour ses monochromes et pour le fameux bleu outremer qu'il a fait breveter (International Klein Blue), Yves Klein (1928-1962) est assurément l'un des protagonistes de l'art de la seconde moitié du XXe siècle. Judoka émérite, organisateur d' "actions-spectacles" , Yves Klein a transformé ses modèles en "Pinceaux vivants" , réalisé des "Peintures de Feu" , imaginé des oeuvres immatérielles et participé à sa manière à la conquête de l'espace. Il a également beaucoup écrit et son activité est documentée par des photographies, des films et des enregistrements sonores. Ainsi l'artiste a bel et bien construit son propre mythe, la création de son oeuvre ne faisant qu'un avec la création de soi. Mettant en regard ce récit public avec la dimension plus personnelle et intime de son oeuvre, cet ouvrage explore les liens entre le vécu de l'artiste et ses créations. Au fil des pages, ce livre nous invite parmi les intimes d'Yves Klein - ses parents, peintres, ses modèles et collaboratrices, son cercle d'amis avec lesquels il échange et crée - afin d'explorer de près sa vision de l'art, son sens de l'humour, ses relations avec la religion et la spiritualité, jusqu'à son aspiration ultime vers l' "immatériel" .
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.