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Vers l'immatériel. Le dépassement de la problématique de l'art, La conférence à la Sorbonne, édition
Klein Yves ; Riout Denys ; Penwarden Charles
DILECTA
24,00 €
Épuisé
EAN :9782916275130
Yves Klein (1928-1962), judoka, peintre et sculpteur, membre fondateur avec Pierre Restany du courant artistique " Nouveau Réalisme ", a marqué l'histoire de l'art au 20e siècle. Ce livre, présenté par Denys Riout, auteur de plusieurs ouvrages sur Yves Klein et sur la peinture monochrome, réunit deux textes proches et complémentaires: " Le Dépassement de la problématique de l'art " et la " Conférence à la Sorbonne ". Essentiels pour comprendre la démarche d'Yves Klein, ces textes sont accompagnés d'un disque contenant un document extrêmement rare: l'enregistrement restauré de la conférence tenue par l'artiste en 1959 à la Sorbonne. C'est une occasion unique d'entendre la voix et le timbre si particuliers d'Yves Klein. "Invité à exposer avec un groupe d'artistes composé de Bury, Tinguely, Roth, Breer, Mock Munari, Spoerri, Piene, Soto, je me rends à Anvers et, ou moment du vernissage, à l'emplacement qui mëtoit réservé dans la salle d'exposition d'Hessenhuis, au lieu d'y placer un tableau ou un objet tangible et visible quelconque, je prononce d'une voix forte devant le public ces paroles empruntées à Gaston Bachelard: "bâbord, il n'y a rien, ensuite il y a un rien profond, puis une profondeur bleue." L'organisateur belge de cette exposition me demande alors où se trouve mon œuvre. Je réponds: "Là, là où je parle en ce moment. Et quel en est le prix, de cette œuvre? Un kilo d'or, un lingot d'or pur d'un kilo me suffira"". La Conférence à la Sorbonne
Les Fondements du Judo sont un livre rare, à plus d'un titre : d'abord parce que publié initialement en 1954 aux éditions Grasset, il était épuisé depuis longtemps et inaccessible au public jusqu'à ce jour ; ensuite parce qu'il révèle, à travers la personnalité fulgurante d'Yves Klein (1928-1962), une association inédite : la création et le Judo - la " voie de la souplesse " -, dont la qualification d'art martial prend soudain un autre sens. De retour d'un séjour au Japon, en 1954, auréolé d'une ceinture noire 4e dan, Yves Klein, surtout connu comme le père du bleu éponyme (International Klein Blue) et le héraut visionnaire de l'immatériel, entreprend ainsi de publier, avec l'aide du maître Igor Correa, un traité sur les 6 Katas du judo, les " fondements ". L'un des artistes majeurs du 20e siècle était donc, également, un grand judoka.
Résumé : "L'air du temps, en accusant la science de n'être qu'un récit parmi d'autres, l'invite à davantage de modestie. On la prie de bien vouloir gentiment "rentrer dans le rang" en acceptant de se mettre sous la coupe de l'opinion". Etienne Klein La philosophie des Lumières défendait l'idée que la souveraineté d'un peuple libre se heurte à une limite, celle de la vérité, sur laquelle elle ne saurait avoir de prise : les "vérités scientifiques", en particulier, ne relèvent pas d'un vote. La crise sanitaire a toutefois montré avec éclat que nous n'avons guère retenu la leçon, révélant l'ambivalence de notre rapport à la science et le peu de crédit que nous accordons à la rationalité qu'il lui revient d'établir. Lorsque, d'un côté, l'inculture prend le pouvoir, que, de l'autre, l'argument d'autorité écrase tout sur son passage, lorsque la crédibilité de la recherche ploie sous la force de l'événement et de l'opinion, comment garder le goût du vrai - celui de découvrir, d'apprendre, de comprendre ? Quand prendrons-nous enfin sereinement acte de nos connaissances, ne serait-ce que pour mieux vivre dans cette nature dont rien d'absolu ne nous sépare ?
Résumé : En 1905 apparaissait une nouvelle physique qui allait révolutionner la façon de décrire la matière et ses interactions : la physique quantique. Avec elle s'ouvraient les portes d'un monde qui n'obéit pas aux lois de la physique classique : l'infiniment petit, avec ses atomes et ses particules. Elle obligea ses pères fondateurs, Einstein, Bohr, Heisenberg et Schrödinger notamment, à rediscuter le déterminisme et les critères de réalité de la physique classique. Pour la première fois dans l'histoire des sciences, une discipline exigeait un travail d'interprétation afin d'être comprise et appliquée. La physique quantique intrigue, fascine, exaspère parfois. Elle demeure pourtant méconnue : on l'invoque pour cautionner tel phénomène étrange, mais on néglige d'en décrire les principes fondamentaux. Quels sont ces principes, qui trouvent des applications toujours plus fascinantes, du laser à la téléportation ? D'où provient l'incroyable efficacité de la physique quantique ?
Résumé : Le dépassement de la problématique de l'art ? Yves Klein a opéré en quelques années seulement une rupture radicale avec ce qu'il appelait l'" optique apprise ", et préfiguré la plupart des courants de l'art contemporain. Il a également beaucoup écrit à propos, et en marge, de son ?uvre plastique. Ce volume, où sont réunis pour la première fois les textes publiés de son vivant ou après sa mort, permettra de mesurer que l'écriture, loin de constituer un territoire marginal, a occupé une grande partie de son temps et qu'il s'y livre sous des jours très divers dans la tradition des avant-gardes, à travers manifestes et discours, ou notes, monologues et brevets. Il se montre à la fois enthousiaste, audacieux et drôle mais surtout constant dans sa démonstration.
Le bruit des bonbons - The Astounding Eyes of Syria aborde la force de langage de la confiserie et des objets quotidiens. L'oeuvre explore les condensations de l'histoire, la résistance de nos héritages passés. Si le bonbon est un transmetteur universel qui humanise les relations entre les individus, il est ici l'objet moteur qui a le pouvoir de rassembler, de transmettre comme de se souvenir. C'est à travers la confiserie syrienne, que l'installation évoque et partage des souvenirs qui survivent au temps et à l'horreur de la guerre. Elle tisse des temporalités à la fois vraisemblantes et réelles sur fond de traditions partagées. Beaucoup de Syriens se retrouvent aujourd'hui autour de leur héritage vivant dont les souvenirs collectifs et individuels engagent la survie d'un immatériel qu'on ne saurait faire plier, réduire et oublier. Le Louloupti est un véritable petit bonbon qui nous rappelle les Abaib Ghouwar, petits sabots syriens en sucre, le souk d'Al-Hamidiyah et la Booza qui sont aujourd'hui plus que jamais dans la mémoire des Syriens en Jordanie, en France, au Canada, en Italie... Ces confiseries, objets-images et de liens, réparent notre regard et réveillent notre capacité à voir et à mobiliser. Imaginées par Benjamin Loyauté, ces sucreries narratives sont des agents transmetteurs, des actants. Durant plusieurs siècles, les peuples arabes introduisent le sucre dans la pharmacopée. Au XVIe siècle, le sucre était vendu par les apothicaires. Le bonbon avait ses vertus que l'histoire ne lui a pas depuis, reprises. Découverte en Syrie par Max Mallowan en 1937, l'idole aux yeux est une sculpture qui intrigue toujours et dont la fonction n'a jamais été véritablement tranchée. Le Louloupti dessiné à partir de cette archéologie est aussi spéculatif que tangible. En meringue et à la rose de Damas, il aurait aussi la fonction de prolonger le temps et les souvenirs comme de préserver l'avenir... En collectant les mots, les histoires et les "mémoires sucrées" de ses amis syriens sur des cartes postales, l'artiste et designer participe à la protection d'une culture dont la trace forme une armure. L'installation est une expérience "fictio-fonctionnelle" , où les objets-mots ont une force perlocutoire. Benjamin Loyauté utilise pour la première fois le terme design sémantique en 2014. Il définit alors le design comme un langage et développe ses premières installations autour des actes de langage. Il engage depuis une réflexion sur la géopolitique du design, nos sociétés contemporaines et l'ensemble de ses actes conditionnés par la langue, la culture, le temps et l'espace. "Les objets sont comme des mots et mes installations comme des histoires, aussi factuelles que spéculatives elles révèlent nos comportements, affectent nos certitudes et notre perception des choses" . B. L.
Cette exposition vise à montrer que chez Pierre David la représentation du corps tend à contester les codes sociaux qui enferment chacun dans des catégories ethniques, stylistiques et comportementales. Les portraits sans regard (Portraits d'argent), présentent des visages aux yeux clos qui anéantissent toute communication avec l'autre. Les corps étendus sur une table (Dormir) et les corps fragmentés (Modèles, Nu) sont saisis par l'exactitude d'un dessin mimétique au style clinique. Ces témoins de vies mises à nu, sans décorum et sans fard, ces morceaux d'êtres que Pierre David s'applique à représenter, sont la mémoire précieuse (d'or et d'argent) des années et des tragédies de l'existence qui conduisent à l'inexorable déchéance. Les commandes passées à l'artiste par des particuliers ou des institutions permettent de les contextualiser et de leur conférer une humanité. De ce fait, l'oeuvre de Pierre David acquiert une dimension sociale. Les notices accompagnant les oeuvres parviennent à leur donner un souffle, une vie". Caroline Bongard
Non sans humour, le travail de Laure Prouvost joue avec le langage et les codes de notre société, en particulier ceux qui guident l'adolescence. L'instabilité de ce passage de l'enfance à l'âge adulte est au coeur de la réflexion qu'a menée l'artiste au musée départemental d'Art contemporain de Rochechouart en 2015. L'exposition "We Will Go Far" révèle son intérêt pour l'exploration, les rêves d'ailleurs, les pistes mystérieuses. Pensée comme un contre-point, l'exposition "A Way to Leak, Lick, Leek" à la Flax Foundation, à Los Angeles, interroge les mêmes dimensions. L'ouvrage se compose comme un carnet de voyages, au sein duquel se rencontrent les thématiques explorées à Rochechouart et Los Angeles. Deux parties, l'une nourrie de l'exposition française, l'autre de l'exposition américaine, sont séparées par une série de photographies, d'installations, de captures de ses films. A rebours du catalogue classique, le propos tente de dessiner une narration, vécue du point de vue de l'adolescence. En lien avec les thématiques explorées par Laure Prouvost, l'oeil se déplace dans l'ouvrage et l'invitation au voyage se retrouve dans des notes manuscrites de Laure Prouvost, insérées çà et là dans les pages. Ce livre révèle la façon dont les films immersifs, les installations, les dessins et les tapisseries de Laure Prouvost, mêlant représentation du désir, onirisme et description fantasmée de la nature, mettent en péril notre relation au langage et à la compréhension à travers l'intrication de narrations complexes et de moments surréalistes qui nourrissent son approche, inhabituelle, des conventions du cinéma et de l'image. Il est enrichi de textes des commissaires, Annabelle Ténèze et Martha Kirszenbaum, ainsi que d'essais de l'écrivaine américaine Joan Didion (inédit en français) et des auteurs français Mehdi Meklat et Badroudine Saïd Abdallah.