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SAVOIRS DE L'OMBRE - LA SURVEILLANCE MILITAIRE DES POPULATIO
RIOS-BORDES A.
EHESS
23,00 €
Épuisé
EAN :9782713227202
A la veille de la Première Guerre mondiale, le renseignement militaire étasunien, jusque-là préoccupé d'affrontements lointains, bascule sur le terrain intérieur. En quelques mois, de puissants appareils se déploient discrètement sur le territoire pour identifier et suivre ceux qui, au titre de leurs activités, de leurs engagements ou simplement de leurs opinions, sont jugés hostiles à la mobilisation nationale. Cette surveillance ne s'interrompra plus : au sortir du conflit, au nom des impératifs de la guerre "moderne", l'ensemble de la population devient un problème militaire justifiant sa perpétuation. Grâce à une vertigineuse plongée dans les archives, procédant par le biais d'une ethnographie historique, Alexandre Rios-Bordes nous entraîne au coeur des administrations clandestines. Il nous fait voir, par-dessus l'épaule de ceux qui épient, une entreprise complexe, traversée de tensions éthiques, pratiques, intellectuelles et politiques. Il déchiffre les logiques à l'oeuvre dans cet effort d'accumulation de savoirs sur les populations et retrace ainsi l'institutionnalisation d'une surveillance d'Etat au coeur du système démocratique contemporain.
Rios Gregorio de los ; Farazzi Patricia ; Chomarat
Semer, planter, bouturer et arroser les fleurs, marcoter, greffer et tailler les arbres, agencer des massifs, nourrir et conserver le rossignol dans son jardin, faire des bouquets, l'Agriculture des jardins, écrit en Castillan et publié pour la première fois en 1592, rompt avec une tradition qui voulait qu'un jardin fut essentiellement fonctionnel. Aux plantes médicinales, Vivrières ou potagères, Gregorio de los Rios, jardinier du roi d'Espagne, Philippe II en charge de la Casa de Campo, à l'ouest de Madrid, préfère l'angélica et les besicos de monjas, la yerba donzela et les maravillas, l'estramallar et les pajarillas, et nous livre l'un des premiers traités de jardinage en Europe, inaugurant une nouvelle " idée de jardin " consacré désormais aux plaisirs des sens
Georges Guille-Escuret bouscule un des tabous de la civilisation: le cannibalisme. II soumet au crible d'une analyse incisive le regard porté par les sciences sociales sur l'anthropophagie. Entre les récits d'explorateurs, les témoignages de missionnaires et les commentaires de savants, se dessine une épistémologie à double sens, portant sur la confrontation entre la culture des peuples observés et celle des observateurs. Le cannibalisme se révèle une formidable loupe pour observer les antagonismes de pensée autour du rapport nature/culture. Il permet aussi de mettre au jour la dimension historique de l'exotisme. Ce livre, tout en réinsérant le cannibalisme parmi les sujets anthropologiques, prétend combattre efficacement l'ethnocentrisme et le mépris du "sauvage" dans la "civilisation".
Observer, participer, comprendre, décrire sont les étapes clés du travail de l'ethnographe. Elles ont donné lieu à de véritables controverses, d'autant plus intenses que s'est accru l'engagement du chercheur dans la cité. Présentant des textes récents, mais déjà classiques, L'engagement ethnographique se lit comme une anthologie de réflexions sur le travail de terrain. Enquêter, c'est s'engager dans des activités, s'impliquer dans des échanges, collecter des informations et, dans le même mouvement, transformer des savoirs et se transformer soi-même. L'expérience du terrain est ici irremplaçable: elle permet une pensée en prise sur le concret. Et contre tout dogmatisme, elle aide à trouver de nouvelles solutions à des problèmes éthiques et politiques. Du terrain aux comptes rendus de situations sociales, l'ethnographie est, plus qu'une méthode, un art de mener l'enquête. Ses pratiques ont connu de grandes transformations, à l'épreuve de la mondialisation. Elles s'enrichissent des apports de l'histoire et de l'analyse de réseaux. De territoire circonscrit, le terrain devient flux. La tâche de l'ethnographe est désormais de suivre de site en site des personnes, des capitaux, des marchandises, des techniques, des histoires, des conflits... Il se retrouve aux avant-postes de la réflexion sur la globalisation.