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Serpents d'argent. Récits de jeunesse
Rilke Rainer Maria ; Béhar Pierre
DESJONQUERES
12,00 €
Épuisé
EAN :9782843210846
Au milieu de 1896, Rilke annonça un "recueil de nouvelles", qui devait paraître bientôt. Ce ne fut pas le cas. Quelques-unes parurent dans des revues, mais la plupart demeurèrent à l'état manuscrit. Ces nouvelles manuscrites ont été conservées et viennent d'être publiées intégralement en Allemagne en 2004. Ce sont ces treize nouvelles, absolument inédites, dont nous présentons ici la traduction, sous le titre de l'une d'entre elles (Serpents d'argent). Dans ces textes de jeunesse, tout le Rilke futur est déjà présent. On assiste à ses essais de composition en styles divers : prose poétique, langage populaire, description réaliste, parodie du langage pathétique du théâtre de son temps, etc. Les sujets en revanche tournent tous autour d'une obsession fondamentale : dépeindre l'homme comme un être tourmenté par une exigence d'absolu, auquel il ne peut atteindre dans un monde hostile, prosaïque et sordide, ce qui le conduit au désespoir (Le Dimanche dont rêvait Babette, Lison la rousse, Le Bal), à la démence, (L'Accord parfait), au suicide (Serpents d'argent, l'Ineffable), voire à l'assassinat (Tony). Tout l'art de Rilke consiste à exprimer "cet ineffable et toujours cet ineffable" (Lettre à Stephan Zweig, 14 février 1907).
Résumé : À douze ans, Balthus publie ses premiers dessins dans un recueil préfacé par Rilke, intitulé "Mitsou", nom d'un chat qu'il avait trouvé. Les quarante dessins du recueil sont précédés des lettres à un jeune peintre, rédigées en français par Rilke, adressées à Balthus de 1920 à 1926.
Et nous sommes comme des fruits. Nous sommes suspendus bien haut parmi des branches étrangement entrelacées, et nous sommes livrés à bien des vents. Ce que nous possédons, c'est notre maturité, notre douceur, notre beauté. Mais la force qui les nourrit coule à travers un seul tronc, depuis une racine qui a fini par s'étendre sur des mondes entiers. Et, si nous voulons témoigner de sa puissance, chacun de nous doit vouloir l'utiliser dans le sens qui est le plus propre à sa solitude. Plus il y a de solitaires, plus solennelle, plus émouvante et plus puissante est leur communauté."Dans cette composition de jeunesse (1898) - ici enrichie de trois textes sur l'art de la même période -, se forment et se dessinent les plus grandes percées de la poétique de Rilke : de ce qui se nommera, dans les Élégies de Duino, "l'Ouvert" et "l'espace intérieur du monde".Notes Biographiques : Né à Prague le 3 décembre 1875, Rainer Maria Rilke mène une existence errante et solitaire malgré ses rencontres avec Lou Andreas-Salomé en 1896 et Clara Westhoff, élève de Rodin qu'il épouse en 1901. Secrétaire de Rodin, puis traducteur de Gide, il meurt en Suisse le 29 décembre 1926.
«La ville des pignons et des tours est étrangement bâtie : le bruit de la grande Histoire ne s'y éteint jamais. L'écho des jours sonores vibre aux murs fermes», écrit Rilke. Mystères, conspirations, amours ténébreuses dans la Prague du tournant du siècle.
A un jeune homme qui lui demande s'il doit consacrer sa vie à la poésie, Rainer-Maria Rilke, âgé de vingt-huit ans, adresse un véritable "guide spirituel". De 1903 à 1908, il revient inlassablement sur les questions essentielles qui se posent au poète, au créateur. Ces dix lettres sont à la fois un moyen d'accès privilégié à l'univers de Rilke et un manuel de la vie créatrice de portée universelle.
Homme de guerre et homme du monde autant qu'homme de pensée et d'écriture, Saint-Evremond prend place parmi les grands moralistes du XVIIe siècle, les La Rochefoucauld, Pascal et La Bruyère ; mais sa place est à part : Sainte-Beuve voyait en lui un " Montaigne adouci ". Comme en témoignent généreusement les textes de ce recueil, ce n'est pas l'abstrait des principes qui suscite sa réflexion, c'est l'expérience des rapports que tout homme entretient avec l'histoire, les m?urs, la langue, les livres, avec les autres et avec soi. On voit alors se dessiner en creux la figure du moraliste véritable dont la méthode consiste à prendre la vie pour guide et non les idées préconçues. Cette rare liberté d'esprit et de style qui rend sa lecture si tonique aujourd'hui, Saint-Evremond la laisse s'épanouir dans le mouvement d'un commentaire, d'une conversation, sur le mode privé et amical de la séduction et de la connivence. Il traite de l'essentiel, et, parce qu'il s'agit de l'essentiel, il en traite comme négligemment, du bout des lèvres, avec une fermeté discrète.
Résumé : L'histoire de Pygmalion, amoureux d'une statue que Vénus transforme en une femme vivante, avait été racontée par Ovide dans ses Métamorphoses. Ce mythe a été repris au XVIIIe siècle dans un grand nombre d'opéras, d'opéras comiques, de comédies, de parodies, de transpositions dans le monde moderne. Ces adaptations très variées, dont les plus intéressantes sont réunies dans notre recueil, reflètent l'esprit du XVIIIe siècle français dans sa diversité, son goût du plaisir et de la fête, sa réflexion sur les problèmes de l'éducation, ses hypothèses sur la formation du moi et de sa relation avec l'autre, sa pensée critique en matière de métaphysique et de religion.
Garcia-Baquero Gonzalez Antoni ; Bennassar Bartolo
Dès la découverte du Nouveau Monde, un intense trafic s'instaura entre les possessions européennes et les royaumes d'outre-mer du souverain des Espagnes. Il reçut le nom de Carrera de Indias : la Route des Indes occidentales, c'est-à-dire des Amériques. Ainsi naissait un réseau d'échanges aux dimensions de la planète, archétype de tous les systèmes économiques mondiaux ultérieurs : escortées par les galions, ses flottes transportaient par-delà l'Océan commerçants, aventuriers, militaires et missionnaires, épices, étoffes, armes, alcools, cuirs, perles, or et argent surtout, mais esclaves aussi. Mettant en rapport les hommes, les cultures et les denrées d'Europe, d'Afrique et d'Amérique, la Carrera de Indias fut un phénomène fondateur du monde moderne, que les esprits drapèrent du prestige du mythe. Ce livre en offre la première synthèse générale. Il fait le tableau des trois siècles du monopole espagnol, exercé depuis Séville d'abord et Cadix ensuite. Depuis l'aube du XVIe siècle jusqu'au crépuscule du XVIIIe ce trafic est envisagé dans ses aspects juridiques, administratifs et financiers, mais aussi dans son déroulement réel, à travers tempêtes, guerres, piraterie, variant au gré des progrès techniques et des vicissitudes économiques. Au fil de l'analyse se révèle la réalité d'une entreprise prodigieuse, compromis instable entre prétentions royales, ambitions négociantes, avidités étrangères et astreintes naturelles, ranimée sans relâche par les illusions fascinantes des imaginations éblouies.