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L'histoire de Mario
Rigoni Stern Mario - Milani Giulio - Dalla Chiara
ARLEA
15,00 €
Épuisé
EAN :9782363080424
Extrait Dès que je touchai l'écorce de la main - le pincement fut fort et attendu - je sentis qu'elle vivait toujours, mais qu'elle devenait forêt. Paolo Rumiz La Repubblica, le 18 juin 2008 Asiago, samedi 22 juin 2002 Giulio Milani : Qu'est-ce que le mot «histoire» évoque à l'écrivain que vous êtes ? Mario Rigoni Stern : L'histoire, c'est lire l'histoire du paysage dans les choses. Voyez-vous, une personne qui regarde attentivement un paysage peut également comprendre l'histoire. Un paysage médiéval est bien décrit, avec précision. Un paysage de la Renaissance aussi. Un paysage alpin, avec tout ce qu'il porte en lui de l'histoire des Alpes, aussi. Nos montagnes sont chargées d'histoire. Nous avons un village celtique ici, nous avons des sites préhistoriques, nous avons même des traces du Néandertal, un site qui date de 50 000 ans. Nous avons le Paléolithique, le Néolithique, en remontant encore plus haut, on trouve des traces des Lombards, des traces de la Grande Guerre. Ici, c'est vraiment comme un livre d'histoire. Lire Lussu et trouver la tranchée où il était. Et trouver la montagne que les Austro-Hongrois avaient gravie avant de voir la mer et de crier «Hourra !» Il y a tout cela, dans l'histoire et le paysage. L'histoire a toujours un lien avec un paysage, une situation, une époque et un lieu. Quiconque a lu des textes sur la Grande Guerre, des textes de Lussu, de Gadda, ou même Journal d'un embusqué de Frescura ou Souvenirs de la Naja Alpina de Monelli a entendu parler de telles montagnes, de tels lieux, est curieux d'aller sur place pour les voir. Et peut-être, grâce à ce livre, retrouvera-t-on des traces. Voyez-vous, il m'est arrivé quelque chose qui m'a stupéfié, quelque peu ému et rassuré aussi. Un matin, très tôt, j'étais allé faire un tour par là, sur cette route. On arrive à Monte Zebio, le Monte Zebio de Lussu. En rentrant par la route, je croise un garçon qui devait avoir une vingtaine d'années ; il avait un petit livre à la main, il marchait, il lisait, il s'arrêtait parfois, et il regardait autour de lui. Curieux comme je suis, je jette un oeil. Il lisait L'Histoire de Tönle. Donc, ce garçon-là, qui ne m'avait pas reconnu, me demande : «Êtes-vous d'ici ? - Oui, dis-je, je suis d'ici. Il reprend : - Pouvez-vous me dire approximativement où habitait Tönle, où était sa maison...» Alors, je lui indique divers lieux. Pas loin de là, il y avait une ancienne étable, dont il ne reste que des ruines ; je raconte que Tönle s'y était réfugié à l'arrivée des Autrichiens. «Eh bien, voyez-vous, celle-là, là-bas, dis-je, c'est l'étable où Tönle s'était caché. Le garçon regarde autour de lui, puis il me demande : Mais comment faites-vous pour vous rappeler tout cela ? - Eh bien ! dis-je, c'est moi qui ai écrit le livre.» Nous étions tous deux émus... Trouver un garçon qui lit mon livre et qui va chercher sur place les mots que j'ai écrits, c'est vraiment singulier. Vous avez parlé d'un garçon de vingt ans qui part à la recherche, à travers les mots d'un roman, des traces d'une histoire beaucoup plus vieille que lui. Quand, selon vous, l'histoire trouve-t-elle la force de questionner non seulement le rapport à ce qui s'est passé et qui semble immuable, mais aussi notre façon de nous projeter au-delà du présent et de vivre l'avenir, comme un trésor intact encore inachevé ?
Ce recueil de courts textes est un hymne à la nature. Ce mélange de guerre et de paix, d'hommes et d'animaux, est une fidèle représentation des préoccupations de Mario Rigoni Stern.
Résumé : Chiens, lièvres, coqs de bruyère, abeilles et hiboux... les animaux qui peuplent les livres de Mario Rigoni Stern sont ici regroupés dans un ouvrage en leur honneur. S'ils sont parfois des compagnons de l'homme, ce sont surtout des êtres doués de raison et de sensibilité, de noblesse même. Tels sont Alba et Franco, les deux inséparables chiens de chasse ou l'ânesse Giorgia qui pleure de grosses larmes sur sa jeunesse enfuie. En composant ce bestiaire, Mario Rigoni Stern se révèle avant tout un ami de la nature et des animaux.
Cinq nouvelles où l'on retrouve les grands thèmes de l'oeuvre de Mario Rigoni Stern ; la guerre et le plateau d'Asiago. Le récit qui donne son titre au recueil est le témoignage le plus complet de Rigoni Stern sur sa vie de prisonnier pendant la seconde guerre qui est pour Rigoni Stern une atteinte insupportable au bonheur. La Lettre à Jacopo est un hommage au peintre Jacopo da Bassano. Rigoni Stern retrouve chez ce peintre du XVIème siècle un amour pour les gens de son pays, pour leur vie déterminée par les rythmes naturels.
La guerre, les souvenirs, l'hommage aux amis disparus. Et puis la nature : les bois, les animaux, le rythme des saisons. Deux filons narratifs, mais une façon unique d'évoquer le monde. La profonde humanité de Mario Rigoni Stern est toute entière dans ces récits, comme dans celui où il évoque sa grande amitié avec Primo Levi.
Deux soeurs se retrouvent à Ville-d'Avray, un dimanche alors que fléchit la lumière. L'une révèle à l'autre son errance avec un inconnu : une brève histoire, inquiète et trouble comme les eaux des étangs tout proches, mystérieuse et violente comme notre insatiable besoin de romanesque.
Comme l'affirmait Montaigne, les Lettres à Lucilius constituent sans discussion le chef-d'oeuvre de Sénèque. Plus que ses traités ou son théâtre elles dévoilent sa pensée et toute sa philosophie. Elles sont un fleuve souterrain qui a nourri de nombreuses vies de ses limons. Beaucoup de grands auteurs ont puisé en elles la plus essentielle des leçons: apprendre à vivre. Véritable courrier de l'âme, plaidoyer pour la vraie vie, manuel de détachement, invitation à la sagesse et au bonheur, elles sont à mettre sur les tables de chevet, ou plutôt dans les trousses de secours, à côté des Pensées pour moi-même de Marc Aurèle, de L'Ecclésiaste, des Quatrains d'Omar Khayyârn, ou de quelques autres livres essentiels, et nécessaires.
Après le Prix de la nouvelle de l'Académie française pour Vous n'avez pas vu Violette ? , Marie Sizun revient au genre avec ce nouveau recueil consacré au téléphone. Après le Prix de la nouvelle de l'Académie française pour Vous n'avez pas vu Violette ? , Marie Sizun revient au genre avec ce nouveau recueil consacré au téléphone. Son usage est devenu si naturel que nous oublions de nous étonner de son mystère et de la force de son implication dans nos vies. C'est à cette redécouverte que nous invite Marie Sizun à la faveur d'une quarantaine de courtes histoires empruntées à notre quotidien, tour à tour légères ou graves, drôles ou cruelles, instants de vie saisis sur le vif de l'émotion. Amants heureux ou malheureux, vieux solitaires, filles à la recherche de leur mère, de leur père, comédien en attente de rôle, si divers que soient ses personnages, l'auteure pose sur eux un regard dont la lucidité se nuance toujours de tendresse et de poésie. Ne quittez pas, on parle de vous ! Ne quittez pas ! est le douzième livre de Marie Sizun.