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Des idees recues en santé mondiale
Ridde Valéry ; Ouattara Fatoumata ; Olivier de Sar
PU MONTREAL
18,00 €
Épuisé
EAN :9782760635234
J?ai connu la tentation du cliché", avoue le philosophe Alain Badiou en entrevue. Nous voilà rassurés : même les plus grands risquent de tomber dans les poncifs ou, comme l?expliquait Platon, dans une vision cynique et pauvre du monde. Ce livre pose le problème de l?obscurantisme lié à l?absence d?accès aux connaissances. Le lecteur est donc convié à une aventure de vérification. Des spécialistes internationaux de plusieurs domaines (santé publique, anthropologie, sociologie, histoire, économie) déconstruisent ici quelques idées reçues autour de thèmes très variés : sida, santé maternelle, reproductive et sexuelle, accès aux soins, offre de soins, environnement, nutrition... Le pari consiste à mettre en lumière l?importance d?une argumentation critique nuancée en examinant des idées largement véhiculées, c?est-à-dire celles qui ont cours dans le grand public. Par sa dimension éclectique, cet ouvrage est aussi divertissant qu?instructif pour lutter contre les clichés néfastes au progrès des Nations.
Au-delà des enjeux liés à la question de la pauvreté, cet ouvrage traite de la problématique de l'indigence en relation avec les politiques de santé et avec les politiques publiques en Afrique sub-saharienne. L'ouvrage réunit les contributions de chercheurs et intervenants préoccupés par le développement des connaissances sur l'indigence et la santé, tant d'un point de vue conceptuel et historique que pour relever les défis des interventions en faveur des plus pauvres.
Tous les chapitres de cette nouvelle édition ont été écrits par des pédagogues, des enseignants universitaires et des formateurs rompus depuis de longues années à l'exercice du partage de connaissances en évaluation de programmes, tout en mettant l'accent sur la pratique plutôt que sur la théorie. Nous avons ajouté quatre nouveaux chapitres, car les connaissances en évaluation évoluent constamment, sur la stratégie de l'étude de cas, l'évaluation économique, les approches participatives ou encore l'approche dite réaliste. Il manquait dans la première édition des exemples relatifs à l'usage des méthodes mixtes, décrites dans la première partie. Deux nouveaux chapitres viennent donc combler cette lacune. Un défi essentiel auquel fait face tout enseignant en évaluation est lié à la maîtrise de la grande diversité des approches évaluatives et des types d'évaluation. La seconde partie de l'ouvrage présente quelques études de cas choisies pour montrer clairement comment les concepts exposés sont employés dans la pratique. Ces chapitres recouvrent plusieurs domaines disciplinaires et proposent divers exemples de pratiques évaluatives.
En littérature comme en politique, quelles sont les conditions d'émergence des discours singuliers ? Sans prétendre épuiser une aussi difficile question, cet essai l'aborde par le biais du récit, posant par hypothèse qu'un récit diffus et structurant parcourt l'ensemble du discours culturel et le contraint. Ce récit commun, Micheline Cambron tente de le retracer, entre 1967 et 1976, avec des textes aussi différents, à première vue, que les chansons de Beau Dommage, les articles de Lysiane Gagnon sur l'enseignement du français, les monologues d'Yvon Deschamps, la pièce Les belles-soeurs de Michel Tremblay, les poèmes de Gaston Miron et L'hiver de force de Réjean Ducharme. Cet essai, qui s'interroge sur le type d'histoire que nous nous racontions en ces années-là, reconstruit avec bonheur tout l'intelligible d'une époque au Québec. S'il s'adresse d'abord au lecteur de littérature québécoise, il se révélera également précieux pour tous ceux qui aiment réfléchir sur la dimension sociale du langage et de la littérature.
Les deux livres réunis ici démontrent clairement toute la contemporanéité des écrits de celle qui a contribué à l'implantation du discours féministe au Québec. On n'a qu'à ouvrir le livre au hasard des pages pour constater la pertinence et l'actualité des propos de l'essayiste en un temps où la parole féministe a bien besoin de ses racines. Le prouve aussi cet extrait de la main de l'auteure : "Je suis violente et j'ai horreur de la violence. Horreur des violences qui m'ont été faites et qui sont tapies en moi, couchées là, endormies et prêtes à se relever, à courir comme de grandes folles, irrépressibles, mauvaises comme des eaux déchaînées. Ces violences, je n'ai pu les tuer, on ne tue pas la violence, on ne l'évacue pas, on l'occulte, on la range, mais elle est là, indocile, indomptable."
En abordant la question de la mémoire, Régine Robin a dressé la carte de ses différentes représentations dans cet essai qui a marqué les études littéraires des années 1990. Mémoire savante, historique ou nationale, mémoire culturelle et collective... C'est cette dernière qui est au coeur du "roman mémoire" étudié dans cet ouvrage, qui montre bien que si le roman est la "mise en forme narrative" du souvenir, la mémoire collective en est le sens. Selon ses propres mots, elle offre un itinéraire intellectuel qui n'entre pas dans les catégories d'usage. "Récit de voyage si l'on veut, voyage intellectuel, spirituel, existentiel, itinéraire qui ne s'arrête pas au découpage convenu des discours."
En se penchant sur l'histoire des enfants handicapés physiques du Québec, ce livre éclaire un passé méconnu et rend compte des représentations sociales de ces enfants et de l'évolution des divers services qu'on leur a offerts pendant près d'un siècle, entre 1920 et 1990. L'autrice aborde les thèmes de l'assistance, de l'éducation et de la santé en s'appuyant sur un vaste corpus d'archives qui met au jour l'histoire de certaines associations philanthropiques jusqu'ici demeurées dans l'ombre. Des entrevues enrichissent la narration et brossent un portrait inédit de ces enfants dont le statut a été déterminé par une double tension : entre exclusion et intégration, d'une part, et entre médecine et éducation sociale, d'autre part. Ces dynamiques contradictoires révèlent, de façon nuancée et sensible, trois figures de l'enfance handicapée : la victime angélique, l'enfant-citoyen réadapté et le monstre. Comment se construit une norme ? Comment s'expriment les phénomènes de rejet, de ségrégation et d'exclusion dans une société? De quelle façon les mouvements de défense des droits de "l'enfance irrégulière" se sont-ils organisés au Québec ? Autant de questions fondamentales qui intéresseront les étudiants, les professionnels et le grand public ouvert aux questions éthiques et sociales touchant l'enfance et le handicap.