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Voyages et itinéraires dans la France du grand siècle
Richefort Isabelle
HEMISPHERES
28,01 €
Épuisé
EAN :9782377012220
Depuis son enfance jusqu'à un âge avancé, Louis XIV a effectué d'innombrables voyages qui ont imposé leur rythme au royaume, tout en contribuant à sa transformation. La circulation des autres voyageurs pendant le règne du Roi-Soleil, s'ils sont moins documentés, n'en offrent pas moins une vision instructive et souvent inédite de la France de leur temps et de ses relations au monde. Ainsi des lettres adressées par Jean de La Fontaine à son épouse à l'occasion de son voyage à Limoges, véritable guide touristique : elles nous renseignent à la fois sur les centres d'intérêt d'un illustre représentant du monde des lettres et sur sa perception de provinces éloignées de Paris. Hors du royaume, les récits des explorateurs et des diplomates partis pour l'Afrique ou l'Asie sont riches d'enseignements sur la politique étrangère de Louis XIV, et donnent à découvrir les peuples des autres continents, leur culture, leur religion, leurs coutumes et leurs moeurs autant qu'ils contribuent à nourrir l'imaginaire du public. Cet ouvrage aussi érudit que divertissant nous emmène sur les routes de France - l'occasion d'en savoir plus sur leur administration et sur l'évolution des techniques routières. Routes des provinces, des conquêtes, des émigrations, des exils et des rois... : un itinéraire qui traverse la France et le monde et raconte un siècle de guerres, de conquêtes et de rêves de paix, non sans évoquer le fameux Voyage à Rome cher aux tenants de l'héritage de l'Antiquité, et la forme du récit de voyage, comme outil de la critique l'absolutisme royal et annonciateur des Lumières.
Résumé : Le 24 octobre 1648 est une date essentielle dans l'histoire européenne. Les traités, signés ce jour-là en Westphalie, mettent fin, pour une grande partie de l'Europe, à la guerre dite de Trente Ans. Ils apportent un immense soulagement, une stabilité durable et des principes auxquels les générations suivantes se sont volontiers référées. Même si le conflit s'éternise entre la France du jeune Louis XlV et l'Espagne de Philippe IV, cette paix de Westphalie signifie une réorganisation politique de l'espace européen. Les principaux Etats ont renforcé encore leur identité et leur puissance, mais, en même temps, l'idée s'impose qu'il faut combattre toute tentation de monarchie universelle, toute hégémonie et toute prépondérance, ce qui annonce l'équilibre européen, le concert européen, voire la construction européenne. Comme un accord est intervenu qui impose aux confessions chrétiennes de coexister pacifiquement, le temps des guerres de Religion s'éloigne et cela signifie une forme de tolérance religieuse. La Chrétienté laisse peu à peu la place à l'Europe. Les malheurs de la guerre de Trente Ans ont fait naître enfin le désir de limiter les conflits par un droit des gens, un droit international, qui s'imposerait à tous les belligérants. Un idéal de paix s'ébauche. Ce livre prend la suite de L'invention de la diplomatie, publiée aux PUF en 1998 et regroupe des communications présentées lors d'un colloque scientifique réuni à Paris, au Centre de conférences internationales, les 24, 25 et 26 septembre 1998, à l'occasion du 350e anniversaire de cette paix.
Palayret Jean-Marie ; Richefort Isabelle ; Schlenk
Bien que les études européennes ne constituent pas un champ cohérent et qu’un tassement de la «demande d’Europe» dans la société soit sensible, on enregistre l’émergence, au cours des dernières années, d’une historiographie des «coopérations européennes» dynamique et pertinente, qui s’est renouvelée et a élargi son champ d’investigation au cours des dix dernières années, aussi en relation avec l’ouverture des archives institutionnelles ou de l’accès à des fonds documentaires diversifiés (personnalités, mouvements, business archives, archives syndicales et partisanes, think tanks). Le colloque international organisé aux Archives diplomatiques de La Courneuve les 30 juin et 1er juillet 2016, dont les actes sont publiés dans le présent volume, se proposait d’explorer le renouvellement de ce champ d’investigation à partir de l’examen des thèmes suivants : les Etats membres et les Institutions de l’Union européenne ; l’apport des archives privées à l’historiographie de la Construction européenne ; l’action des fondations, le rôle des groupes de travail et portails européens dans la collecte, la diffusion et l’exploitation des sources et études sur la construction européenne.
Richefort Isabelle ; Mendelson Jean ; Soutou Georg
Au début de 1943, lorsque l'Allemagne nazie vit à Stalingrad son premier coup d'arc représentation de la France à l'étranger connaît une situation inédite. Trois réseaux se superposent ou coexistent en s'affrontant : les représentants du gouvernement de Vichy, ceux du général de Gaulle et du Comité national français de Londres, et ceux qui se rallient au général Giraud, haut-commissaire depuis décembre 1942 à Alger. En juin 1943, la création du Comité français de la libération nationale, le CFLN, permet la fusion des réseaux gaulliste et giraudiste, qui font désormais face aux diplomates fidèles à Vichy. Comment se comportèrent ces représentants français au cours de cette année 1943 où le sort des armes semblait basculer ? Comment rendirent-ils compte des évolutions vécues par leur pays de résidence ? Comment réagirent-ils aux événements qui bouleversaient la France et son empire ? Quelle furent leur évolution personnelle et leur comportement envers les membres du réseau rival ? Comment s'est déroulée sur le terrain la fusion de deux réseaux diplomatiques rivaux, lors de la constitution du CFLN ? Cette plongée dans les archives diplomatiques françaises permet d'appréhender toutes les nuances du champ politique, depuis le gaulliste de la première heure jusqu'au pétainiste inconditionnel ; elle conduit à distinguer le diplomate qui, secrètement rallié à la France libre, est contraint de demeurer dans le réseau dirigé par Pierre Lavai, ministre des Affaires étrangères de l'Etat français, de celui qui a suivi le vent en se ralliant à Giraud après le débarquement américain et britannique en Afrique du Nord. Etre diplomate français en 1943, c'est pratiquer une activité professionnelle dans des conditions éloignées de la diplomatie classique. Les archives du ministère des Affaires étrangères donnent ainsi la vision de ce que furent l'action des soutiers de la diplomatie comme de celle de personnages qui marquent de leur empreinte l'histoire du pays et de ses relations internationales.
Le Bivic Jean ; Richefort Jean-Michel ; Sannier He
Résumé : Tout à la fois sport et loisir, le vélo se pratique de mille façons, de la sympathique sortie familiale ou entre amis à la cyclosportive, en passant par la randonnée sur plusieurs jours. " Sport passion ", le vélo est accessible à tous, sans autre contrainte que le plaisir de rouler. " Sport technique ", il met à a profit les progrès mécaniques qui rendent plus agréable encore sa pratique. " Sport santé " : les nombreux bienfaits du vélo ne sont plus à démontrer mais sa pratique nécessite un minimum de préparation et quelques précautions. Jean Le Bivic et Jean-Michel Richefort abordent tous ces aspects essentiels du vélo tout en privilégiant aussi la sécurité et la prévention. Abondamment illustré, Le vélo pour tous révèle ainsi l'art et la manière de maîtriser la technique et l'effort physique pour faire du vélo une source inépuisable de bonheur! Jean Le Bivic, kinésithérapeute, et Jean-Michel Richefort, professeur de sport et cadre technique au ministère des Sports, tous deux auteurs de nombreux articles sur le cyclisme et la santé, partagent une longue et amicale complicité autour du vélo. De leur expérience est né un ouvrage utile et concret pour profiter au maximum du vélo et pour faire de sa pratique " un véritable art de vivre " - comme le souligne Henri Sannier dans la préface - " synonyme de bien-être, de convivialité et de loisirs ".
Depuis que j'ai arpenté la médina de Fès un petit matin de printemps, alors qu'elle s'éveillait presque, j'ai été touché par la grâce. Et il m'a sauté aux yeux que cette ville méritait bien davantage d'attention qu'elle n'en reçoit Depuis, j'y suis revenu à plusieurs reprises et l'ai arpentée de long en large. Parler de Fès, écrire un livre sur Fès est presque devenu pour moi une obsession. Les guides sur le Maroc s'étendent assez largement sur cette cité, mais c'est, me semble- t-il, avec une approche utilitaire, mercantile, destinée à un rapide passage touristique. Fès vaut mieux que cela. Fès est le coeur du Royaume, son âme, le souffle spirituel du Makhzen. Elle en est aussi la conscience, l'histoire, le souvenir vivant. Fès mêle toutes les populations, de l'aristocrate à la peau blanche et à l'accent caractéristique, citadin et rural à la fois, au descendant d'esclave noir, au juif converti et au " blédard " au teint basané, chassé du Rifpar le dénuement et travaillant comme un forçat pour un salaire de misère. Je me suis donné la mission de faire découvrir l'âme de Fès, ce qui fait sa personnalité, sa singularité, ce qui la distingue de ses concurrentes. Plus encore : de dévoiler ses secrets ..." Didier Destremau
Révérence ou impertinenceA ? Des philosophes se sont donné rendez-vous dans la commune de Descartes (Indre-et-Loire). Chacun à sa manière pour célébrer l'incontournable philosophe français⦠et faire le constat du chemin parcouru et de la distance prise depuis le Cogito. Une belle occasion de passer en revue les étapes de l'évolution de la pensée philosophique et d'évoquer la multitude des voies empruntées par les penseurs du xvie siècle à nos jours, de Vico à Piaget, Sartre et Camus en passant par Diderot, Kant ou C. S. Peirce. En somme, comme l'écrit en ouverture l'un des contributeurs du volume, le philosophe Tony Brachet, "A On a tant écrit sur Descartes - le philosophe - que l'exhaustivité, du moins l'exhaustivité historique, semble proche. L'objet de cet ouvrage n'est d'ailleurs pas le passé, l'histoire de la philosophie, mais la mise en perspective du grand penseur par des contemporains.
Explicitant la philosophie et les critères de son approche, Zafrani écrit lui-même à ce sujet : "Nous nous sommes proposés, tout au long de nos études et de nos recherches, de réaliser à la fois une analyse raisonnée des situations et une synthèse équilibrée des phénomènes afin de servir la science et la conscience historique, la mémoire collective et un patrimoine culturel qui nous est cher, à mille égards. Cela, nous l'avons fait avec le projet d'une quête des lieux de dialogue, de rencontres des hommes et des idées, d'espaces de convergences entre cultures et civilisations qui sont autant d'espaces de fidélités, de liberté et d'universalisme." Haïm Zafrani, auteur notamment de Deux mille ans de vie juive au Maroc, Juifs du Maroc. Vie sociale, économique et religieuse. Etudes de taqanot et responsa, et de Juifs d'Andalousie et du Maghreb, a consacré toute son existence à ses recherches et à l'enseignement, en étant toujours soucieux de transmettre son savoir. Son engagement, en la matière, qui était une forme de militantisme, ne peut qu'inciter à la réflexion tous ceux qui se soucient aujourd'hui d'histoire, de culture, de patrimoine, de diversité, de paix et de fraternité en ces premières décennies du XXIe siècle. Une urgence d'autant plus vitale pour l'humanité que l'enracinement culturel est devenu un enjeu capital dans le monde ultra-connecté. L'on ne peut que saluer et se réjouir de l'initiative prise par Mustapha Saha de consacrer un ouvrage à ce "penseur de la diversité", et de présenter, avec sa belle plume et le sens de la formule qui le distingue, l'homme dont il était familier depuis fort longtemps, et une oeuvre féconde dont il a une connaissance intime et qu'il rappelle avec une remarquable précision. Mohammed Kenbib.
Ahmed Boumendjel (1908-1982) est l'une de ces grandes figures algériennes demeurées méconnues. Instituteur, puis avocat - il assure la défense de Messali Hadj en 1939 -, il entre au conseil municipal d'Alger où il sera le seul à condamner les lois anti-juives de Vichy. Après le débarquement allié en Afrique du Nord, il devient un des chefs de file du nationalisme fédéraliste. Partisan d'un Front algérien dès 1947, artisan d'une alliance durable entre l'UDMA) et les Oulama, on le retrouve à Manhattan avec les principaux acteurs de la diplomatie de guerre du FLN. Il est reçu en plénipotentiaire à la conférence franco-algérienne de Melun de juin 1960, avant de participer activement aux négociations publiques d'Evian I et de Lugrin. L'étude de ce riche parcours fait remonter aux origines du nationalisme algérien moderne et en revisite le processus. Et par-delà le seul parcours d'Ahmed Boumendjel, elle corrige plus d'une idée reçue de l'historiographie de l'Algérie.