Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'Europe de l'an mil
Riché Pierre ; Caillet Jean-Pierre ; Gaborit-Chopi
ZODIAQUE
123,60 €
Épuisé
EAN :9782736902698
Après l'Art paléochrétien et Rayonnement de Byzance, ce troisième volume de la collection " Les grandes saisons de l'art chrétien ", traite de l'art européen dans toutes ses manifestations, au tournant du premier millénaire. L'Europe dont il est question dans ce livre est la région qui va de la Scandinavie à l'Espagne du Nord, des Iles Britanniques à la Pologne et à la Hongrie. Elle forme un vaste ensemble qui s'oppose à ceux que constituent alors le monde de l'Islam et celui de Byzance. Longtemps, l'an mil est apparu comme une année " charnière " séparant deux périodes bien distinctes. La première - le Xe siècle - assimilée à un " siècle de fer et de plomb ", qui se terminerait dramatiquement par les " terreurs de l'an mil ", la seconde, qui correspondrait à une renaissance saisissante de l'Occident. Or, on doit dire que ces " terreurs " sont pures légendes, que l'" angoisse diffuse " qui aurait saisi les hommes à la fin du Xe siècle ne correspond pas à la réalité. Entre la fin du Xe siècle et le début du XIe siècle, la continuité est totale, autant politique qu'économique, intellectuelle qu'artistique. Dans un Occident très diversifié, Pierre Riché, dans une première partie, rappelle comment les hommes de l'an mil se rencontraient, et comment ils se comprenaient. Pour l'histoire des courants artistiques, il est bien nécessaire d'avoir de tels préalables. Dans une seconde partie, Jean-Pierre Caillet fait découvrir l'architecture et le décor monumental de tous ces édifices. On privilégiait jusqu'ici les édifices cultuels ; la créativité des maîtres d'?uvre s'est à l'évidence magnifiquement exprimée dans ce champ. Mais les réalisations de l'architecture castrale sont à présent reconnues comme dignes d'une extrême attention ; l'auteur s'y attarde longuement. Il s'attache enfin à approfondir l'étude des composantes matérielles de l'environnement urbain et rural, mettant en lumière, de manière spécialement neuve, une architecture civile. Eric Palazzo, dans une troisième partie, nous guide dans l'univers des manuscrits et de leurs enluminures. Il se démarque d'emblée de ceux qui accordent à l'enluminure ottonienne le seul droit de cité sur le terrain des manuscrits autour de l'an mil. Certes, les grandes écoles de l'Allemagne ont produit des chefs-d'?uvre, qui sont largement présentés au fil de ces pages. Elles ne doivent cependant pas éclipser les scriptoria plus modestes de l'Angleterre, de l'Espagne, de l'Italie et même de la France. C'est une des originalités de ce livre que de ne pas en oublier les réalisations. Enfin, dans une quatrième partie, Danielle Gaborit-Chopin nous révèle les splendeurs des arts précieux. Là encore, ridée qu'ils ne sont qu'ottoniens doit être sérieusement nuancée : dans le reste du monde occidental, les hasards des destructions de pièces d'orfèvrerie, telles qu'en ont connues l'Angleterre du XVIe siècle et la France révolutionnaire, ne nous laissent plus aujourd'hui qu'une vision tronquée et donc déséquilibrée. Et s'il faut, à l'évidence, admirer les créations ottoniennes, il ne faut pas minimiser les créations qui furent celles des autres pays. A côté de quelques rares ?uvres épargnées, les fouilles menées depuis quelques années dans toute l'Europe apportent des découvertes significatives : l'art irlandais, l'art scandinave ou celui des Hongrois nous ont ainsi été révélés. L'illustration très riche et soigneusement choisie de cet ouvrage achève de faire de ce panorama général de l'an mil européen une synthèse magistrale et un précieux instrument de travail, ?uvre de spécialistes incontestés en leur domaine.
Résumé : Comment évoquer le quotidien de la vie dans le haut Moyen-Age dans ce qu'il a de plus humble, alors que nous disposons d'une documentation rare et dispersée, essentiellement littéraire ? Il faut commencer par replacer l'homme carolingien dans son cadre géographique. A -t-il idée de la diversité de peuples, de langues, de coutumes de cet immense empire ? Comment se déplace-t-il ? D'autre part, il faut tenir compte de la faiblesse démographique : les Carolingiens sont perdus dans un monde naturel hostile. Ils se regroupent en villages, cités monastiques, résidences princières et villes. Dans la société carolingienne, s'opposent deux groupes : les puissants aristocrates laïcs et ecclésiastiques, gravitant autour de la cour royale, qui, par leur éducation, leur genre de vie, leur aptitude à la guerre, leurs richesses, dirigent l'empire. Les autres, les paysans libres ou esclaves, les marchands, les juifs, dépendent étroitement des puissants. Les Carolingiens sont aux prises avec les problèmes de la vie matérielle. Il faut exploiter la terre pour se nourrir difficilement ; les artisans ruraux et urbains fabriquent de quoi se vêtir, s'équiper et se loger. L'époque carolingienne est réputée pour être l'âge de renaissance intellectuelle et religieuse. Ecoles et ateliers de scribes sont à l'origine du renouveau. Les clercs et les moines ont le monopole de la culture. Ils éduquent les aristocrates laïcs et assurent le "salut " du peuple. Toute la vie religieuse est centrée sur la prière liturgique. Les Carolingiens qui vivent difficilement par suite des guerres et des fléaux, doivent rechercher des protecteurs ; d'abord le roi, premier justicier, mais aussi les grands, et enfin l'Eglise.
Il y a mille ans, le 13 novembre 1004, à la Réole, sur les bords de la Garonne, mourait un abbé de Fleury, Abbon. Sa mort violente pour la cause de la réforme monastique le fit vénérer d'emblée comme un martyr. Aujourd'hui nous célébrons le millénaire de cet événement. Abbon, né vers 950 à Orléans, fut un des grands moines de son siècle, entraînant son monastère dans la ferveur et le travail, soutenant d'autres monastères sur ce chemin. Abbés, moines,chanoines, mais également les princes venaient le consulter, confiants dans sa science du droit et son discernement. Elu abbé de Fleury en 988, il participa à plusieurs conciles où il se distingua par des prises de position très fermes en faveur du mondemonastique. Abbon fut un savant réputé, l'un des plus connus de son époque, un de ceux par qui nous a été transmise la science de l'Antiquité. Il exerça une influence sur la législation de son temps, dans le respect du droit. au service de la liberté de tous, et il fut ainsi un précurseur de l'effort que notre époque s'attache à promouvoir. En outre, par ses voyages en Angleterre et en Italie, par ses relations multiples à travers l'Occident, Abbon est déjà, d'une certaine manière, une figure européenne.
Résumé : Grégoire Ier, pape de 590 à 604, a mérité le nom de " Grand " car il joua, au début du Moyen Age, un rôle capital pour l'histoire de l'Eglise, de la pensée chrétienne et de la christianisation de l'Europe. On redécouvre de nos jours et ses écrits et son oeuvre. Jean XXIII puis Jean-Paul Ier voyaient en Grégoire le modèle des papes. Tout en affirmant la primauté romaine, Grégoire refusait le titre d'évêque universel pour ne pas léser les prérogatives des Eglises locales. Il respectait les usages des autres Eglises car " dans une même foi, une coutume diverse ne nuit pas à la sainte Eglise ". " Serviteur des serviteurs de Dieu ", saint Grégoire est resté humble et conciliant. N'a-t-il pas écrit à ses missionnaires d'Angleterre : " De nos jours la sainte Eglise, corrige certaines fautes par zèle, en tolère d'autres par mansuétude, ferme les yeux sur d'autres par sagesse. "
En 476 un chef barbare prend, à Ravenne, la place du dernier empereur d'Occident. En 774, à Pavie, Charlemagne un roi barbare franc met fin au règne du dernier roi lombard et prend sa place. Entre ces deux dates se déroulent trois siècles d'histoire décisive pour l'Europe. C'est la fin des Grandes Invasions, l'installation des royaumes barbares, celtes et germains, la soumission d'autres peuples alamans, thuringiens, frisons, bavarois. Au VIe siècle, les royaumes méditerranéens maintiennent bien des traditions romaines. Au VIIe et au VIIIe siècle les influences barbares semblent l'emporter au moment où s'affrontent rois et aristocrates. Mais l'Eglise catholique qui d'abord s'était installée dans l'empire romain "passe aux Barbares", au risque de perdre beaucoup de ses valeurs. Elle baptise, se mêle des affaires temporelles, invente une nouvelle culture. Au milieu du VIIIe siècle est scellée une alliance entre rois francs et Eglise romaine qui détermine pour des siècles le destin de l'Occident. Ainsi ces trois siècles voient se créer l'Europe médiévale dont les Carolingiens feront par la suite une première ébauche.
L'Europe, qui s'étend de l'Atlantique à l'Oural, a été tissée au fil des siècles par l'histoire, la politique et le christianisme. Les hommes y ont bâti des cathédrales, des églises, des chapelles, des abbayes et des monastères à la croisée des arts, des sciences et des cultures. Ces lieux historiques sont-ils des musées ou toujours habités par des religieux ? Quels sont ces hommes et ces femmes qui, au XXIe siècle, choisissent de se retirer dans les monastères ? De l'Irlande à la Russie, de la Grèce à la Pologne, des communautés de frères et de soeurs catholiques et orthodoxes nous ont ouvert leur intimité, parfois le secret de leur cellule, et permis également de découvrir les trésors artistiques qu'ils ont su conserver à travers les siècles. Des photos qui racontent une aventure humaine unique aux sources de la spiritualité de notre continent.